mardi 21 novembre 2017

Profonde détresse aujourd'hui. Ce pays m'aura tout enlevée, jusqu'à ma mère. 
Tu me manques. Tu aurais été là j'aurais eu tes bras pour rempart, pour laisser dehors toute cette laideur, cette peine profonde. Tu aurais eu les mots, comme tu les as eu ce matin. Tes mots pour apaiser, tes mots pour me dire que je ne suis pas seule face à l'impensable. Tes mots que je ré écoute pour redevenir duelle, avec toi.
Profonde détresse aussi car je pense que tu ne comprendras pas le chapitre 20. Pourtant je te dis et redis : c'est du vécu et du romanesque. Je dois rendre le personnage masculin à autre chose pour ne pas laisser croire qu'il ne serait qu'idéal. Je sais que je me suis appuyée sur du vécu mais j'ai changé des choses.
Mais quelque chose me dit que tu ne vas pas comprendre. Et je ne peux te parler pour t'expliquer.
Je vais le supprimer. 
Profonde détresse...
Je t'aime. Je t'aime. Je ne peux rien dire d'autre. je t'aime et tu me rends heureuse par ta présence, même si lointaine. Et vivante même si tu n'entends pas ça chez moi. Vivante de  toi. 
Ne confonds pas le roman et nous, le roman et toi. 
Je t'aime. 

lundi 20 novembre 2017

Ici et ici

Sauter une nuit
encore une nuit
sauter une nuit à l'aube
ré écrire un corps

me regarder devant la fenêtre

t'attendre

compter les secondes
la musique
une note naît dans le bleu de l'horizon

je t'aime?
je t'aime

fermer les yeux

me regarder devant le miroir

t'attendre

l'oiseau a chanté
je peux enfin toucher la lune

me regarder dans une étoile

t'attendre

tu es ici et ici et là

toi

Mariem mint DERWICH


samedi 18 novembre 2017

Mon si amant, mon si amour...

Cette nuit est si belle, presque parfaite. Même les étoiles sont parfaites, si claires ce soir malgré les lumières de  la ville.  Je reviens de marcher dans l'obscurité. J'avais besoin de ce temps de rien, juste à écouter l'air. Et, comme tous les soirs, j'ai levé la tête au ciel pour attraper une constellation. Et elle était là, si parfaitement visible. Et, comme à chaque fois, j'ai ressenti la même émotion que là bas, quand tu m'as offert le plus beau cadeau qu'un homme ait offert à une femme : des étoiles pour qu'elle apaise sa peine et le manque. À chaque fois je revois ta main qui m'indique où te poser dans le ciel. Et ta voix dans l'obscurité presque lumineuse de cette nuit de vent.
Plus je t'aime plus j'aime t'aimer. Comment ne pas aimer un homme qui a déposé les lumières d'une nuit parfaite dans la mémoire d'une femme? Comment ne pas t'aimer toi cet homme qui sait le cadeau précieux entre tous?
Comment ne pas t'aimer? Aucun homme ne m'a aimée ainsi ni n'a eu ce geste merveilleux qui dit la sensibilité, le coeur, la tendresse, la poésie en toi... Aucun homme. J'ai reçu des bijoux, des parfums... jamais le coeur d'un homme déposé en une constellation...
Tu ne m'as jamais été banalités ni ennuis. Au contraire tu m'as émerveillée à chaque fois; tu as ces gestes de douceur et de magie, ceux des offrandes à nulles autres pareilles : une musique, une caresse, des murmures, une écoute bouleversée, des larmes au bord des yeux, une voix, des silences,  un aveu, un abandon, la simplicité... Ces gestes qui devraient être l'amour mais que beaucoup ont oublié. Et je t'aime de m'aimer ainsi. Je t'aime d'être toi.
Tu m'as offert des cadeaux particuliers et qui me sont chers. Ils m'accompagneront.
Tu te rappelles combien de fois je t'ai dit merci? Tous ces "merci" que je ne pouvais retenir, toute émue que j'étais, toute perdue devant tes gestes amoureux? Je ne savais pas dire autre chose là où j'aurais voulu me taire... Mais tu me bouleversais à chaque fois et mes larmes jamais loin. Cela a dû te paraître étrange. Je me trouvais comme dépourvue devant ton amour mis en gestes beaux comme des musiques... J'avais perdue l'habitude que l'on prenne soin de moi, que l'on dépose en moi des bijoux en sentiments.
Tu m'as, à ta manière, ré appris à aimer, à faire confiance, à m'appuyer contre quelqu'un, à croire.
Je t'aime.
Alors cette nuit je te redis merci pour toi, pour tout ce que tu as inscrit dans ma vie, pour notre chez nous, pour cette plage immense où je t'attends, pour le merveilleux, pour l'amour.
L'autre jour tu m'as dit "oui", que tu seras mon compagnon pour ce qu'il nous reste à vivre, tellement à vivre... tant d'espaces à nous inventer, même dans un bout de terre face à la mer, même dans des montagnes peut être là bas dans un Sud mien ou ailleurs. Et il y aura ton bateau... Il y sera. Il t'attend quelque part comme toi tu l'attends. Et tu m'apprendras les vents et la mer. Tu dois y croire.
Et moi je te dis : je suis ta compagne, ta femme de coeur, ta femme amour, la femme de tes mots, la femme de la lettre infinie, tienne; je suis celle qui... Je nous rêve une vie ensemble. Je t'attends.
Ne laisse pas le miracle s'effacer. Ne te laisse pas piéger dans la morsure douce amère de ta vie actuelle.
Je suis là, faite pour toi et toi fait à ma mesure, à la mesure de tout ce qui tourne en moi.
Tu sais mieux que quiconque combien nous sommes en harmonie, combien nous transformons l'espace quand nous sommes ensemble, combien nous sommes complices... Tu le sais mieux que quiconque, toi qui as ressenti cette force souvent, cette attraction.
Je t'aime.
Ton intelligence me manque. Tu me manques mon si beau, mon si doux, mon si amant...
Je t'aime.

MMD










vendredi 17 novembre 2017

Une note et son petit poème naïf...

Une absence, un lointain, une note
à demi mots à demi teintes
un alphabet des couleurs
et mes doigts pour pinceaux

Ouvrir le livre qui raconte
un murmure renaît présence

Dans le battement derrière mes paupières
tu dors
d'un regard remplir une mer
sel sur ma joue
je ferme les yeux
un vent dans une voile ouvre ton sourire

Une note amoureuse chuchote

Je l'ai allongée sur ta bouche


Mariem mint DERWICH








jeudi 16 novembre 2017

À ta voix... à elle et au frisson qui rend toute chose belle. À ta voix.
À la musique en elle et moi qui chavire à chaque fois, qui m'enfonce en elle, qui la porte en collier, en bracelets, en bagues, qui la pose entre mes seins, en cet espace fragile et chaud, qui la promène sur ma peau du manque de toi.
Tu es si beau en ta voix, en ton rire, si beau. Si beau. Ta voix te ressemble. Elle est multiple. Et moi j'en écoute la tessiture et en l'écoutant je te regarde. Jamais une voix ne m'aura été si plénitude, si sensation d'être là où je dois être.
Tu m'as offert ce cadeau précieux le soir où nous avons ouvert les yeux sur nos infinis; tu l'as déposée en moi dans tes premiers murmures du désir; je l'ai écoutée, elle fut ma musique. Elle est ma musique des jours, ces jours de grandes marées, quand tout devient si puissant, battement et houle.
Elle est cette pénombre et ta voix qui raconte les blessures, la peine immense. Elle est en ta main qui soudain s'éveille à ma présence. Elle est dans ce lent basculement vers nous. Elle est dans cette pièce où un homme et une femme ont enfermé le monde et ne savent pas encore qu'ils entament une nouvelle histoire et que leur vie vient de renaître. Elle est cet infini soudain immobile qui s'est allongé à nos bouches quand je t'ai embrassé. Elle a le goût de tes lèvres, elle est le son de ce murmure là haut quand je t'ai regardé éperdue et que tu as chuchoté, à ta manière désir, un peu rauque, ce léger souffle, cette émotion...  Elle est en moi pour l'éternité.
Regarde la cette éternité. Tu y es. Tu y es arpenteur de ma poésie amoureuse. Tu es le mot et l'alphabet, tu es les lettres et la parole. Tu es la couleur mise en eux. Tu es ce piano si doux, si beau. Tu es mon homme aimé. Tu es celui qui me fait danser et qui permet toutes ces conversations silencieuses.
Tu nous inventes des moments à venir. Tu m'offres encore et encore.
Un jour je t'ai dit " nous vieillirons ensemble". Oui amour mien. Nous vieillirons ensemble. Et j'aurai le bonheur et la chance de terminer ce cycle prés de toi, à te regarder doucement, à t'aimer, à être aimée par toi mon magnifique. J'aurai le privilège, ce privilège rare de ceux qui ont trouvé leur atome : celui d'être tienne.
Je le suis déjà tienne, corps et âme, esprit et peau, écriture et mots. Tienne. Tellement tienne. Et cela suffit à ma vie.
Tu es dans ma vie. Je ne demande pas plus. Je t'aime. Je t'aime.
J'aimerais être là, à t'aimer dans ta vie physique, à t'aimer comme tu dois l'être, à t'espérer, à t'effleurer, à te dire que je te désire, à te regarder vivre et à remercier le ciel.
Tu es mon miracle permanent.
Mon amour, mon amour.
Je t'aime.
J'aime t'écrire quand tu dors. Ainsi je peux te regarder pleinement. Je peux te toucher légèrement, dessiner ton corps, laisser mes doigts écrire doucement sur ta peau mes mots de femme en amour de toi. Je peux t'entendre respirer, m'attarder sur tes paupières fermées, suivre ton visage qui s'apaise, peindre tes joues, laisser ma main sculpter ton front, attraper tes cheveux, ce petit truc un peu plus rugueux, descendre vers ton menton, me noyer dans ton cou, ouvrir l'espace de ta poitrine avec ce petit creux, la douceur de ta peau... Suivre ton odeur. Je te regarde dormir. Je suis la ligne de tes jambes, je vais jusqu'à tes pieds. Je les trouve beaux. Tu ris quand je te dis ça mais c'est vrai : j'aime tes pieds. Comme j'aime tes bras, le reflet doré sur ta peau. Comme j'aime tes mains, tes doigts, phalange après phalange, leur délié et leur force, leur douceur et leur puissance.
Et je pose mes mains à ton dos, dans le creux de tes reins. Je connais chaque méplat, chaque chemin de toi, chaque odeur, chaque sensation en ma paume.
Je te recrée du bout de ma langue, ce goût un peu salé de ta peau, ce léger parfum...
Et me voilà moi femme tienne, femme si amoureuse, femme si heureuse, en train de te redire les mots de mon désir de toi, de mon manque de toi.
Je t'aime.
Merci pour ces moments de ta voix. Merci parce que je te manque. Merci pour ton amour de moi et de nous. Merci de me partager avec eux, les merveilles et de m'évoquer. Merci de me rendre vivante. Merci pour les balades à venir. Merci de m'avoir prise dans ta vie, dans votre vie.
Je t'aime.
Regarde moi, je suis là. Et je lève la tête vers toi. Tu vas poser ta bouche sur la mienne et tes mains descendront le long de mes hanches.
Bientôt...
Je t'aime. Tu me manques.
Je t'envoies la musique de nous de cette nuit, cette si belle nuit où je te respire et où je rejoins ton sommeil pour que ton corps enrobe mon corps de paix et de plénitude et permette le sommeil, enfin.
Je dors si peu depuis que tu es parti. Tu habites aussi mes nuits et mes sommeils oh mon homme amour...
Tienne.
Je te atome et je te mien.

MMD




mercredi 15 novembre 2017

Mon tant aimé.

À cette nuit et au manque il faut la douceur de cette sonate; il faut toute la profondeur et la beauté de la musique pour apaiser l'éloignement. Ne pas simplement s'enfoncer dans ton lointain mais aussi te vivre, là maintenant, te vivre à en te sentir prés de moi, en nous.
Je ne sais pas comment tu vis le manque de nous. Je ne sais qu'une chose : tu manques à ma vie. Tu y manques tellement que je n'ai plus de vie. Je ne sais pas l'exprimer autrement, ni le vivre autrement.
Je n'ai que mes mots pour ça, mes pauvres, si pauvres mots. Mes mots orphelins. Mes mots amoureux que je lance vers toi pour que tu les attrapes et les enfouisses en toi, là où je marche, là où je respire, là où tu m'aimes.
J'ai toujours su qu'un jour j'aimerai, que j'aimerai à la mesure de ce qui danse en moi, que je rencontrerai mon atome, mon étincelle, mon homme. Que l'amour serait ce sentiment puissant, si puissant, si fort. Que j'aimerai à en devenir femme, enfin. 
Maintenant je vis cela. C'est étrange, bon, si bon et si dur aussi. Mais je ne regrette rien. Rien.
Je t'ai. Tu es devenu partie de ma vie, ma vie. Et j'aime cette abandon à toi, en toi. J'aime savoir que parfois tu m'inspires de loin et que je manque à ta vie et à ta paix, et à eux. 
J'ai maintenant un destin, je l'ai trouvé, mon identité tant cherchée durant ma vie, mon ancrage, mon nom, non pas le nom qui me désigne, mais le nom qui me fait, qui me construit.
Ce nom de moi tu me l'as offert la première fois que tu m'as dit " Je t'aime". Depuis je respire en ta présence.
Je donnerais tout ce que j'ai pour t'entendre ouvrir la porte de chez nous. Je donnerais tout pour te voir. Pour que tes bras se referment sur moi et que je rentre en nous, chez nous. Je donnerais tous mes mots pour que mes yeux puissent de nouveau voyager sur toi, sur tes mains que je trouve si belles, si fortes, sur ton corps qui m'émeut, sur ton visage qui m'est si cher, sur ta voix que j'entends et que je vois, que je respire... Tout. Même mon écriture. Tout. 
Tu es mon amour. Je te le redirai encore et encore. Je l'écrirai pour que tu entendes que seul l'amour compte. Qu'il nous faut aimer et être aimé pour que notre vie ait un sens. 
Je te le dirai encore et encore... pour que nous ne laissions pas mourir ce qui est une évidence, que nous ne laissions pas de vilains quotidiens et la raison détruire l'élan à l'autre.
Oh oui je te le redirai amour mien. Parce que je n'ai que ça à t'offrir : mon amour de toi. Et pour que tu saches que tu es homme à aimer, homme à ma mesure, homme pour moi. Homme immense qui ne se voit, pourtant, que banal. Homme lumière, homme étoile qui ignore encore qu'il est complexe, intelligence fine et sensibilité. Homme coeur qui a ce don rare et précieux d'entendre la musique et qui a su ouvrir le regard sur une femme perdue et malheureuse comme les pierres. Homme plaisir qui fait du corps de cette femme une note si belle. Homme qui sait, quand on accepte ce qu'il offre, rendre une femme belle et grandie. Homme qui a appris, doucement, que les mots de l'amour et l'écriture sont trame d'une belle histoire et qui a reçu ces mots avec tendresse et émotion. Mon homme qui lit une lettre infinie, une lettre amoureuse, une lettre amour.
J'ai 2 vies : celle, si terne, où je rentre chez nous et où personne ne m'attend, personne ne me parle, personne ne me touche d'un geste tendre, où mon lit est un tombeau. Et l'autre, la seule, la vraie, la primordiale : celle où je te vis, celle où j'existe, celle où dans une mémoire de gestes et de moments je suis précieuse à quelqu'un, où une caresse soudain est déposée sur ma peau, où un regard de brumes prend mes yeux, où une odeur abandonnée sur un oreiller me rend ronronnante... où un " je t'aime" murmuré au détour d'une conversation me met des frissons dans le ventre.
Je t'aime. Je t'aime. 
Cette nuit je suis dans ces moments de rire, quand plein de bulles me rendaient légère là bas. Tu te souviens? J'étais heureuse et un peu partie et tout était si simple, si gai, si doux... Et ton regard amusé et tes rires et tes sourires et moi légère, légère et si amoureuse. Et une nuit de vents frais. Bonheur si simple, si simple. Ce soir là tu m'as fait l'amour et moi je n'étais que ces lumières en moi et ce bonheur... Et le plaisir, toujours ce plaisir que tu inscris à ma peau et à mon ventre. Et nos rires étouffés. Moments parfaits de simplicité et de complicité entre un homme et une femme. 
Miracle d'une légèreté mise en amour. 
Je suis toujours là bas. Toujours. Il y aura toujours là bas. J'espère qu'un jour nous y retournerons. J'y fus si heureuse. 
Et que nous irons dans tous tes lointains. Et que tu m'embrasseras dans l'odeur de la mer et dans des vents que je ne fais qu'imaginer pour le moment. Et que tu me rediras les mots des enfants heureux et amoureux. 
Je t'aime. 
Tu me manques terriblement. 
J'ai déposé ma vie entre tes mains. J'y suis bien. Tu me rassures. Tu me rends heureuse. Tu me donnes un avenir.
Je t'aime homme mien, mon beau désir. Aimé. Tant aimé.
Tu es mon homme.
Je t'aime.

MMD











lundi 13 novembre 2017

Tu me manques à en crever, à ne plus pouvoir respirer parfois. Tu me manques tellement. Je me bats contre ce manque. De toutes mes forces. Mais je veux que tu me manques aussi. Car cela signifie que tu continues à marcher en moi, secondes après secondes, dans la lumière de ce qui me pousse vers toi et qui t'inscrit en moi.
Tu me dis ton manque de moi, ton vide de moi.
Nous sommes là, affamés et en manque de l'autre, cet autre qui a redessiné nos vies.
Tu me manques. Je m'ennuie loin de toi, sans toi. Il me manque ton intelligence, ta façon d'écouter, ta façon de dire. Il me manque ta sensibilité, ta manière d'effleurer, ta musique. Ta façon d'habiter un espace, d'attirer les autres vers toi et ton écoute. Ces petits trucs de toi qui ont stoppé ma fuite, qui m'ont rendue femme et femelle d'un homme. Tout ce toi qui me chavire. Tout ce toi... Ce tout de toi. Ce toi, mon homme, ma vie.
Il me manque tant de choses de toi que j'ai l'impression que ma vie s'est arrêtée et ne se borne plus qu'à l'accomplissement des gestes d'un quotidien terriblement devenu fade et banal sans toi.
Oh mon lumineux, mon si beau lumineux, mon tendre... Te voir, te toucher, m'enfermer en ta présence, me déposer à tes mains, à ta voix, à toi...  Redevenir la femme qui te regarde et qui s'émerveille encore et encore et qui t'aime à faire exploser son coeur. Redevenir le désir, le plaisir en moi, la paix de ta présence, le lâcher prise que j'éprouve avec toi, confiante, abandonnée à toi, te laissant m'emporter au bout du monde si tu le désirais...
Je rêve de choses simples, ces toutes petites choses qui sont dans ma mémoire : attendre ton réveil, partager un café, une cigarette, un regard, un silence, des rires d'enfants... Les heures qui s'arrêtent le temps de moments simples.
Je t'aime. Je t'amour fou.
Ce soir je te respire. Je me suis enfuie dans ton odeur et dans le toucher de ta peau. Tu sais comme j'aime mettre mon nez dans ton cou et t'inspirer. Alors je me suis calée là, contre toi, je m'allonge en cet endroit si doux et je nous écris. Je nous aime. Je t'aime. Je te murmure que je ne pourrai plus vivre sans toi en ma vie. Je te murmure que tu m'as rendue poésie et volonté. Je te murmure que tu es le potier et moi la glaise et que je tourne entre tes mains.
Je te dis les mots amoureux qui sont en moi. Je te raconte que chaque soir, quand le ciel le permet, j'accroche mon regard aux Pléiades. Je te raconte que pour dormir je m'enroule dans une écharpe.
Je te brode mes pensées de toi. Je te dis merci pour tous les souvenirs que tu nous as construit et offert, pour ton acharnement à ma présence, pour que nos absences à l'autre vivent dans la mémoire et permette que l'on tienne.
Je te dessine cette vie qui nous attend. Je te raconte combien j'aurais aimé avoir un enfant de toi.
Je t'offre un désir intact, à chaque fois renouvelé.
Et je t'aime. Je t'aime.
Je sais qu'il nous reste tant de balades à faire, tant de lieux où poser nos yeux, tant d'amour à vivre. Je sais des terres lointaines, des mers, des horizons... Je sais des bonheurs d'enfants heureux. Je sais qu'il nous faudra oser. Tant d'amour à faire, tant mon bel amour, tant...
Tu me manques. Je t'aime.
Je m'étiole sans toi. Je ne suis plus que mécanique du corps. Mon esprit s'est envolé. Il est dans tes lointains. Il est avec toi. Il vit dans la musique de nous, dans toutes ces musiques de nous.
Je m'étiole. Mais je t'attends. Et je t'attendrai. Je vous attendrai.
Je t'aime homme mien. Homme mien, si mien.
À nos mains qui se cherchent. À nos coeurs. À nos âmes.
Je t'aime mon compagnon, mon arpenteur de poésie, mon étoile, mes mots, mon alphabet amoureux, ma belle rencontre.
Tienne. Femme tienne. Faite pour toi, juste pour toi. À ta mesure.
À ce qui vient mon tendre... à ce qui vient. Et à ce que nous construisons. Je te porte en moi.
Ton amoureuse.
Je t'aime.


MMD






samedi 11 novembre 2017

Vivre...

Parce qu'il restera toujours la poésie pour apaiser, pour dire et écrire. La poésie qui se fait amoureuse par delà tout ce qui est et qui entend ce qui danse en nous.
Parce qu'il y aura toujours des mots devenus musiques pour se dire, se raconter à l'autre, être en l'autre, abolir une absence et tous ces kilomètres, pour inscrire en nous la permanence d'un sentiment.
Une musique et la poésie pour te dire que je t'aime, que je t'aime.
Pour te murmurer que tu es en moi, que tu es devenu mon sang, que tu cours en moi, que tu es battements, que tu es ma vie mise en étoiles lumineuses.
Ma poésie amoureuse, ma poésie, et tous mes mots accrochés à mon coeur de toi.
Je t'aime homme mien. Et ton amour me fait danser, me rend si vivante, si sensible, si tienne.
Je vis. Je vis cette partie sans ta vie d'ailleurs. Je vis. Je ne sais pas comment mais je vis.
Il m'aura fallu tant de temps pour vivre mon grand amour, mon premier amour, mon amour infini...
Tant de temps pendant lequel j'ai mis au monde des fils qui sont mes beautés et mes merveilles. Tout ce temps où je n'ai été qu'amour exclusif pour eux, toute repliée sur eux, toute acharnée à les aimer quand rien n'allait, toute vivante de leurs vies.
Je n'avais qu'eux. Ils m'ont été vie première.
Et tu es entré dans ma vie. Eux sont partis sur leurs chemins. J'ai largué les amarres. J'ai pris le large.
J'ai suivi un vent, toi. J'ai écouté mon coeur et mon instinct. J'ai découvert que je n'étais pas morte mais juste endormie.
Je me suis déposée à tes mains pour que tu me sculptes, pour que tu libères la femme. Pour que tu me tires vers la lumière. Et je suis devenue ces lumières qui s'allument en moi quand je te vois, quand je t'entends, quand je te lis. Toutes ces lumières qui illuminent mes os, ma chair, mon ventre, ma mémoire.
Tu as attrapé mes yeux et tu m'as laissée te regarder, tu t'es offert dans tes yeux de brume, fragile, si fragile, si beau, si ouvert à mes larmes. Tu as aimé mes fragilités et tu as entendu mes forces aussi.
Surtout, tu m'as permis d'aimer, d'aimer vraiment et d'être aimée comme personne, hormis ma mère et mes enfants, m'ont aimée. De cet amour qui vous rend important, qui vous grandit.
Oh homme mien, si mien... Tu me manques mon si bel amour, ma profondeur, mon homme des lointains, ma présence absolue, ma lumière, mon sensitif, mon charnel...
Tu me manques.
Je t'aime.

MMD


jeudi 9 novembre 2017

Mon marcheur d'éternité...

Encore une musique pour nous, de nous, pour les moments où nous vivons vers l'autre et en l'autre.
Juste un piano et mes mots que je dépose à ces notes. Mes mots de l'absence. Pour que cette dernière devienne une histoire à écrire, à rendre au coeur.
Un jour je t'ai dis " Je t'aime pour ma vie", pour LA vie. Non pas cette vie qui nous attendait quand nous étions jeunes et en train d'empoigner le monde mais pour la vie qui me reste, celle où j'ai laissé mes passés loin derrière, celle que j'ai entamé pour ce qui reste de ce cycle. Je t'aime pour la vie, pour ma vie. Tu y es venu dans cette vie. Alors mes années sont rendues à l'éternité. Une éternité amour, une éternité à être tienne. Une éternité en forme de renaissance. Une éternité où je suis moi, enfin moi, pleinement moi, consciente de mon corps, consciente de mon coeur que j'avais abandonné au seul amour pour mes fils, consciente de ce que je peux faire et de ce que je fais. Une éternité où une odeur de mer et un rêve de bateau et un homme à aimer sont fenêtres ouvertes aux larges.
Une éternité qui a pris la forme de l'immuabilité d'une constellation belle à pleurer et que tu as écrit en moi là bas.
Je t'aime.
À l'infini de tes murmures, au sens de ce que nous dessinons, aux couleurs et à la lumière qui dansent en moi, à ta voix, à tes mains d'homme, à ton grand corps d'homme, à ta puissance d'homme, à tes forces qui me tiennent, à la beauté de ce qui vit en toi, à l'amour et à ton coeur si grand, si blanc, si ouvert aux autres, à tes yeux qui feuillettent un livre et une lettre infinie, au frisson d'un geste, à toi...
À toutes ces vies qui, au bout du bout, ne sont qu'une, petites choses après petites choses. Et nous comme dentelle des sentiments et d'une écriture musicale. À une rencontre, si belle rencontre et moi qui suis honorée de t'avoir rencontré, enfin, d'avoir grandi sous ton regard dans la douceur et la force d'une histoire peu banale où deux cicatrices se sont touchées du bout des doigts pour inventer un possible.
Rien n'est jamais facile mais nous avons eu la chance de nous regarder en ce que nous sommes. En tous cas pour moi c'est ainsi que je le vis, que je te vis, comme une belle chance qui m'est offerte, une lumière remontée du fond de l'abîme.
Tu es ma belle histoire, mon si bel amour, mon homme magique, mon homme bonheur.
Et oui, tu as raison, tu habites en moi, je te porte mon marcheur d'éternité. Mon arpenteur de notre monde, mon homme de la mer, mon homme espaces, mon homme fait pour voler, mon homme qui a tutoyé le monde. Tu es mon libre. Dans notre nous tu es si libre, si libre... Si immense. C'est ainsi que je te vois, que je te reconnais. Non pas arrimé à la banalité d'une misère intellectuelle, d'une famine de l'esprit, d'une pauvreté de la vie... Je t'ai eu immense, je t'ai eu en ce que tu es réellement. Gratitude infinie pour ceci.
Si tu acceptais de t'entendre s'effacerait peut-être cette amertume qui passe souvent sur ton visage, ce truc de ceux qui ont accepté le schéma dans lequel on les enferme.
Regarde toi par mes yeux et regarde l'homme que tu es : tu es beau, tu es sensible, tu es tendre, tes peurs te rendent émouvants, tes fragilités sont ton humanité, tes faiblesses et tes forces sont toi, tes désirs offrent une vie à une peau et font d'un corps une poésie érotique...
Je t'aime.
Inconditionnellement. Dans la douceur, dans la tendresse, dans la faim et la soif, dans le feu et dans les larmes. Ces dernières ne sont que les notes de l'âme. Elles sont...
Et je suis là à t'aimer encore et encore. Cela t'étonne-t'il? Je sais que tu ne comprends pas parfois.
Regarde moi, pose tes yeux en mon amour et entends moi, entends tous ces mots qui ne t'idéalisent pas mais qui te voient tel que tu es : mon amour d'homme, mon amour amour. Mon étoile qu'une hystérie perverse tente d'éteindre afin de donner un sens à ses névroses profondes. Il est toujours plus facile de "tuer" l'autre que de se regarder. Tellement plus facile...
Alors ne lâche pas mes doigts. Une vie nous attend. J'y crois. Crois aussi.
À t'aimer et à te laisser m'aimer Nous se bâtit dans ce temps entre-deux où nous sommes éloignés, où tu viens dans un lever de soleil.
Tu me dis que je te manque. Comment te dire le manque de toi? Comment te faire comprendre l'épaisseur de ces heures sans toi? Où trouver les mots? Je ne les ai pas. J'ai peu de mots.
Je sais juste que je t'aime et qu'un jour je serai là à tes côtés, quelque part dans ce monde, peut-être au bord de la mer, peut-être à l'autre bout de la terre.
Tu me rends femelle. Je ne sais rien faire d'autre que m'occuper de mon homme et j'ai ces envies là, ces envies de douceurs partagées.
J'aimerais prendre soin de vous, m'occuper à vos côtés, t'aimer, vous aimer, vous raconter combien vous êtes précieux dans vos vies, dans ce que vous êtes, écrire que vous êtes, que tu es mon unique.
Mon unique. Mon mot premier. Ma note. Ma musique.
Je t'aime.
Cette nuit fais moi l'amour, non pas la banalité du sexe, mais l'amour : aime moi dans un silence partagé, dans une pénombre, nos immobilités amoureuses pour chuchoter à l'autre, chuchoter l'autre. Pas le sexe. Faire l'amour, c'est à dire construire l'amour, le faire, le rendre doux. C'est cela faire l'amour : le vivre dans des doigts posés sur une étendue de peau et dans le silence homme / femme amants du coeur de l'autre. Faire l'amour parce qu'aimer est une respiration et un impossible rendu aux possibles. Alors je te fais l'amour au long de ma lettre infinie et de ce blog qui te parle là bas. Je te fais l'amour : je t'aime.

MMD



mercredi 8 novembre 2017

T'imaginer dans ton nouveau monde. Me demander ce que tu fais, quelles pensées dansent dans ta tête, à quoi tu rêves... Tenter de te regarder vivre, revivre ton corps quand il habite l'espace, retrouver ton geste quand tu portes une cigarette à ta bouche, poser mes yeux sur ce mouvement de la tête que tu as parfois, quand tu lis, quand tu travailles, toucher à nouveau tes mains...
Je t'aime.
Fermer les yeux et repartir en ce geste si tendre, si fort que tu as eu une fois quand tu as porté ta fourchette à ma bouche et m'as fait goûter ce que tu mangeais, ce moment absolu et lisse, ce moment tendresse... Ta bouche qui s'est légèrement entrouverte quand j'ouvrais la mienne. Ce petit truc qui rend une histoire si charnelle, si réelle...
Je t'aime.
Tu sais pourquoi je t'ai tant regardé, tu le sais maintenant : pour toute cette mémoire qui me parle de toi et de nous. Pour toute cette absence que j'efface dans un retour vers hier. Et je t'ai regardé, regardé... à m'en brûler les yeux et pour cette lettre qui ne s'arrête pas et qui te parle, où que tu sois, quoi que tu vives... Pour t'aimer même quand tu partages la vie d'une autre...
Pour t'aimer.
T'aimer tout au long de ces mois qui me sont voyages. T'aimer.
Mon bel infini. Mon homme devenu mon coeur. Ouvre les bras que je vienne habiter un instant de nous, que je retrouve ton odeur, que tout devienne lisse en moi, et toutes ces lumières qui s'allument partout. Ouvre tes bras. Je t'aime.
Je t'aime.

MMD




mardi 7 novembre 2017

Mon tout amour...

À toi cette musique que je t'ai envoyé. Pour la douceur, pour l'étincelle devenue une mémoire, pour le frisson qui court sur la peau, pour le retour vers nous, vers toi.
Et pour l'esprit qui se pose enfin pour quelques heures et que je n'ouvre qu'à toi. Pour te vivre. Pour que tu me vives. Pour ces quelques minutes où les bleus à l'âme s'estompent et s'éveillent désir, apaisement. Je t'aime.
J'écris dans le salon, assise par terre. Notre chat me regarde. J'ai éteint la lumière. Il y a juste cette pénombre bleutée, la musique, le souffle frais dans mon dos. Le monde s'est arrêté. Je l'ai laissé à la porte de tout ce qui pique.
Et je suis repartie en nous. Je m'y installe, je me rends rondeur et douceur. Si je ferme les yeux je sais que tu vas venir, que tu vas déposer ton silence et les murmures qui viennent avec à l'orée de ma peau. Et je redeviendrai celle qui...
Je t'aime.
Ce soir j'aimerais m'asseoir là, par terre, à tes jambes, poser ma tête sur ta cuisse et laisser la musique et ta présence me rendre tienne et paix, si paix...
Comme quand nous avons regardé le ciel là bas et avons fait partie d'un instant de nuit dans le vent de la mer, la fraîcheur et que nous nous sommes allongés face à l'infini. Et que je t'ai tant aimé, tant...
Mon ange. Mon si bel ange. Mon si amour. Mon tant amour. Mon tout amour.
Merci pour tes mots. Oh mon improbable devenu mien. Mon homme qui a osé, qui a franchi la porte, qui a ouvert ses bras pour que je pleure et abandonne enfin ma fuite. Mon homme qui a fait de son cou mon abri, de son coeur mon nom de lui, de son corps ma lettre infinie, de ses mots une poésie, de ses silences une femme qui s'éveille, de sa sensibilité une musique, de son intelligence un geste envers moi. Mon amour qui m'a dit " Tu fais partie de ma vie". Mon amour amant âme soeur ami, mon familier, mon éternité...
Je t'aime. Oui tu me manques à en mourir mais j'aime ce manque car il dit que tu existes et que je t'aime.
J'entends parfois quand tu penses à moi, quand tu imagines mon regard dans certains lieux, à la découverte de ce que toi tu vois et vis.
Je t'entends mon étoile, je t'entends.
Alors regarde pour moi, pour nous deux. Regarde que je puisse voir aussi, que je sois derrière tes yeux, que je vous vois. Regarde et d'un soleil qui se couche dans ton lointain redessine la femme qui t'aime et qui t'attend...
Je t'aime. Je t'aime.
Femme tienne. Femme à toi. Ta femme. Pour la première fois de ma vie je répète ce " ta femme" et l'apprend. Je n'ai jamais été la femme de personne, à personne, pour personne.
Je n'aurais pas vécu en vain : j'aurais vécu pour t'avoir retrouvé, pour renaître, pour redevenir femme à...
Je t'aime.
Vis nous, pense moi, pense nous. Et regarde l'horizon : nous y sommes...

MMD



lundi 6 novembre 2017

Je te cette nuit si belle...

Merci pour les nouvelles. Merci malgré la difficulté.
Merci pour toi qui poses une pensée de moi dans ta vie, qui me garde en toi là où tout est fluide, là où la paix est, là où je suis moi et où je t'aime.
Je pense à toi, à vous, revenus dans le monde des tensions pour un oui ou non. Ça m'attriste, ça me touche, ça me donne des envies de guerrière, des pulsions protectrices. Je te l'ai écrit un jour que pour vous je suis une vraie lionne, défendant les siens, ceux qu'elle aime.
Mais je sais que tu es l'autre côté du miroir, celui qui offre de l'amour et non des colères, celui dans les bras duquel ils viennent habiter, leur permanence de tendresse.
Oh ma merveille, mon merveilleux, mon lointain, mon amour...
Je suis là. Je n'ai que la douceur que tu m'as permise mais elle est là; elle existe. Alors si tu m'entends, si tu me ressens, si je manque à ta vie, ouvre les mains et prends la.
Cette nuit je referme les bras sur ma mémoire, en elle. Tu y es, tu y es toujours.
À  une constellation j'ai associé un lever de soleil. Et je te respire en eux. Je t'aime en eux. Je mets toute ma volonté pour que te parvienne ce qui tourne en moi et que je voudrais pouvoir déposer à ta vie en ce moment.
Je suis là homme mien. Et je serai toujours là pour toi et pour eux, pour vous. Toujours. N'es-tu pas ma permanence faite homme, mon identité, mon nom, mon sang ?
Je t'aime amour mien. Je t'aime.
Je continue à t'envoyer des musiques pour que nous s'écoute et s'écrive aussi en notes. Pour les manques, pour l'absence, pour la présence si forte de l'autre, de toi.
Tu m'accompagnes.
Prends ma main, comme tu le faisais en conduisant, ce pas de deux sensuel et tendre entre deux peaux pour dire ce qui ne se nomme pas... Prends ma main. Elle a ta main pour horizon et ciel. Elle est bien en ta paume, en tes doigts qui jouent mes doigts. Comme je suis bien en mon amour pour toi.
Je t'aime.
Je suis là. Je viens effleurer ta nuque et la courbe de tes épaules, respirer ton odeur en ton cou, là où c'est si fragile, si chaud, si odorant, si désirs... Je suis là.
Je t'aime et je t'étoile, je te cette nuit si belle, je te odeurs de la mer, je te vent frais, je te silences, je t'aimer, je t'amour, je te vous...
Douceur, douceur...
Et toi pour envelopper mon corps et permettre le sommeil...
Je t'aime.
Prends soin de toi mon bel animal, mon bel amour, mon homme... Aime nous.

MMD
Je t'aime.


samedi 4 novembre 2017

À ce qui vibrait en moi aujourd'hui je rends une musique; à ton absence et à ton lointain...
À ce soleil qui se couchait sur la mer je déposais une aube, celle qui me dira que tu vis maintenant là où le soleil se lève.
Oh Seigneur, l'insupportable d'une absence, l'insupportable du manque aujourd'hui.
Et n'avoir que mes mots pour mains et présence. Je t'aime.
Déposer toutes mes fragilités devant toi, poser ma tête sur l'épaule de notre amie et pleurer, pleurer, la laisser refermer les bras sur moi pour apaiser, pour m'obliger à lever la tête... L'écouter me parler de toi, de notre si belle histoire, de foi en nous. L'écouter prendre mes mots de toi pour les allonger à ma peine.
Je t'aime.
je t'ai suivi en pensée toute l'après midi, je vous ai suivis. Amour mien...
Je n'ai que ton coeur pour maison et endroit où respirer. Et il est monde et éternité. Il nous rend à l'amour et à l'autre, aux atomes que nous sommes.
Je t'aime.
Je sais que peu importe le lieu où nous vivons et que seul compte ce qui nous relie. Mais ton absence est parfois si cruelle, si injuste, si dure...
Il m'aura fallu ces heures si belles à la mer pour pouvoir pleurer ma peine et te penser en ces eaux, en ces vagues, en ce vent, en ces vols d'oiseaux, en ce banc de poissons qui faisait frissonner l'eau, en cette solitude soleil et immensité, si belle, si belle... Et regarder vers l'Est, par delà tous ces infinis de sable et de poussière... T'inventer un nouveau lointain. Te porter en moi homme mien, te porter.
Et tes yeux de brume pour mémoire.
Je t'aime. Je t'aime.
Je sais que tu as pensé à moi. J'ai entendu ta pensée.
Je t'aime.
Je t'aime mon bel aimé, mon passionnel, mon fragile, mon épaule, ma force, mon infini si beau, si beau...
Je t'aime. Tienne, juste tienne. Tienne.
Je t'attendrai parce que c'est écrit ainsi et que je t'aime, inconditionnellement, même quand je pleure de toi, même un jour de pluie comme aujourd'hui. Je t'aime ma belle flamboyance, mon magique, mon homme.
Je t'aime. Vis nous mon ange... Vis nous.

MMD





vendredi 3 novembre 2017

À toi ce piano, à nous cette musique... Nous souvenir que nous sommes et que la musique lie nos mains et nos battements de coeur. Et tous nos frissons. Et une émotion sur ton visage.
Mon beau lointain, mon ange...
À ce matin. À eux. À cette tendresse partagée. À tout l'amour que nous faisons, envers et contre tout.
À ton absence présence.
À nous...
Je t'aime.
À me lire sur toi, à devenir tes yeux, à n'être que cette musique qui t'allonge en moi, qui te rend en moi, qui te fait mien et qui me dessine tienne.
Je t'aime. Tu es là, ton regard pendant que je t'écris. Et la musique pour pont, pour entre-île.
À la vie qui nous attend, à la vie qui nous rêve. Et toi pour homme mien, unique mien, ma lumière.
Tu me manques.
Je te regarde écouter ces musiques de nous et je t'aime.
Je t'aime à l'infini de notre si belle histoire. Je t'aime.
Tu as rendu mon coeur si vaste, tellement vaste qu'il te porte et eux aussi et nous. Un coeur devenu vie et amour.
Amour mien, homme mien, mon bel amour, quand tu manqueras de moi et moi  de toi il suffira de retourner en nos musiques et de nous aimer. J'ai ma main à ta main liée. Et mon corps à ton corps inscrit. Et mes mots à tes silences imprimés. Et mon amour à ta tendresse déposé. Et tout ce qui ne se dit pas, qui ne se raconte pas mais qui vit là, là dans cet espace où nous habitons l'autre et qui nous donne force et courage. Je t'aime mon homme des merveilles.
Je t'aime.
Je suis là. Je suis là.
E tu es là, mon éternel, mon beau, si beau, mon tendre, mon lumineux, mon magnifique...
Tiens moi serrée contre toi... Tienne.

MMD








jeudi 2 novembre 2017

Pourquoi, à chaque départ de toi, est-ce que j'ai cette sensation de quelque chose qui se brise en moi? Petite brisure sur d'autres petites brisures...
Pourtant tu ne pars pas d'ici ni de moi. Mais je n'arrive pas à lutter contre ça. J'ai vaincu bien des démons mais pas celui-ci.
Tu pars à nouveau et je suis cette femme qui s'est effondrée par terre, en larmes, en étouffements, après avoir laissé partir son amour, cette femme qui a fait semblant de sourire et qui a regardé son homme tourner au coin du couloir, cette femme qui pleurait en elle " laisse le partir, laisse le partir"...
Je t'aime. Te suivre du bout des doigts sur la carte du monde, t'imaginer dans tes nouvelles vies, rêver  ma présence à tes côtés, refermer la main sur une absence. Et t'aimer dans le silence de chez nous qui te raconte tant!
N'être que ces musiques qui nous construisent des émotions juste pour nous, juste pour toi et moi.
Juste pour nous. Savoir qu'elles nous appartiennent pour les moments de bonheur et les moments de pluie. Juste pour nous.
Je t'aime.
Tu vas vivre du côté où le soleil se lève. Et je serai là, du côté où le soleil se couche. Entre-deux, entre-nous.  Et mes mots lancés vers toi, mon aube, pour tenir. Et pour que tu m'entendes.
Je t'aime mon bel homme mien, ma permanence, mon charnel, mon mien, mon si doux... Je t'aime et je ne peux que refermer mes bras sur moi et me bercer dans ma mémoire.
J'ai éteint toutes les lumières et j'ai abandonné l'espace à la musique et à mes mots de toi. Notre chat dort contre moi. J'ai mal de toi. Je t'aime.
Je m'accroche à ton sourire de l'autre soir, à tes yeux, à ta voix. Je les brode autour de moi, je m'en fait un habit pour ma nuit qui s'en vient. Et je ne suis capable que de dire " Je t'aime, je t'aime, je t'aime". Je t'aime. Si tu poses mon Je t'aime à la musique tu entendras tout ce qu'il contient, tout ce qu'il essaie de te dire.
Dieu que je t'aime. Toujours cette force de mon élan vers toi, en toi. Toujours.
Tu me manques. Tu vas me manquer. Je t'aime dans ce manque, dans tous les manques. Dans ce toi que je possède sans le posséder, dans cette mémoire où tu habites, dans mes battements de coeur, dans mes désirs de toi soudains, dans mes heures qui n'en finissent pas de s'étirer.
Je t'aime.
Je t'aime dans tout ce que nous ne partageons pas, dans tout ce que nous ne vivons pas ensemble, dans tout ce nous qui est, pourtant. Je t'aime dans la fulgurance que tu m'es. Je t'aime dans l'amour fou. Je t'aime dans tout ce que nos manques rêvent de nous. Je t'aime pour ce qui viendra. Je t'aime pour le chemin vers nous. Je t'aime pour ce qui me reste à inspirer et à vivre en ce cycle. Je t'aime pour l'enfant que tu me feras dans une autre vie. Je t'aime pour ta présence. Je t'aime.
Je t'aime.
Je te musiques, je te inspirations, je te poésies, je te murmures, je te nuit mienne, je te désirs, je t'amour, je te tienne.
Je t'aime.

MMD







mercredi 1 novembre 2017

Le monde et une nuit...









Ployer les silences
ceux qui s'en viennent de si loin derrière les horizons
ils ont tant raconté
les musiques nées dans les vagues
les vents à accrocher aux regards

Le monde et une nuit

Entendre danser l'infini
des étoiles murmurent
un homme s'endort
une femme a posé sa main sur son épaule
et toutes les houles pour maisons

Le monde et une nuit

Effleurer une absence, la rendre aux sables
à un phare devenu ballerine d'eau
des yeux se ferment
des yeux s'ouvrent
un poème s'envole aux grands larges

Le monde et une nuit

Je tournoie toutes les lumières
mon coeur est portée des univers
tous les mondes, tous les mondes,
je pose mes doigts sur une étoile
la mer bat à mon corps façonné constellation

Le monde et une nuit

Un homme s'endort
à sa bouche je dépose le ciel et une nuit
une seule
la nuit première
la nuit née à l'aube de nous

Le monde et une nuit

Un homme s'éveille dans un lointain de ressacs
salé, salé, ses lèvres pour entendre un Océan
j'allonge ma nuit à son aube
et en son cou je dessine une île lointaine
et une nuit, une seule nuit

Le monde et une nuit
pour qu'une femme enfante un homme
pour qu'un homme crée une femme
pour mes bras qui embrassent les espaces
pour mon corps qui danse dans ma mémoire
pour son souffle rendu à mes cheveux
pour l'eau au bord de ses paupières

Le monde est une nuit
nuit caps, nuit îles, nuit côtes, nuit de la terre qui renait à la mer,
nuit dunes, nuit algues, nuit plancton, nuit abysses, nuit voiles,
nuit présence, nuit vents qui empoignent, nuit naissance et clair obscur

Une nuit

Atomes.

Mariem mint DERWICH

( Artiste, Quang Ho)



mardi 31 octobre 2017

Nous aura toujours cette couleur, le toucher de ces musiques qui nous lient, qui nous disent, qui nous écrivent. Du plus loin que ma mémoire te parle tu existes en ces musiques que nous écoutons ensemble... Tu es et resteras ma note première, ma note profonde, ma note belle, ma note mienne en laquelle dansent mes mots de toi.
À l'infini de nous tournent nos musiques; notre histoire...
Je t'aime.
Et quand nous manquons à l'autre, quand nous manquons de l'autre, repartir en la musique pour le retrouver, pour le regarder, pour qu'une absence ne soit pas que cruelle mais aussi, parfois, magie.
Je t'entends en t'écrivant. Je t'entends dans cette musique qui habite notre appartement. Je t'entends, là, à côté. Je t'écoute en l'écoutant.
Je t'aime en toutes ces musiques. Je t'aime pour elles, pour le frisson sur la peau, pour la beauté qui est notre et que nous déroulons au fur et à mesure des mois qui passent. Pour tout, pour tout.
Je t'aime pour hier soir, je t'aime pour tes petits mots des lointains, je t'aime pour la paix en moi et tout ce bonheur qui m'habite . Je t'aime pour vous, merveilles miennes. Je t'aime.
Et la musique... toujours la musique.
Celle qui est née au bout de tes mains et de ton odeur en cette nuit première, cette nuit où mon plaisir est né en notes, en vague sensuelle, en portée musicale... Musique et lumière, musique et feu, musique et éternité...
Musique qui a fait d'une rencontre entre 2 improbables une permanence en nous, une évidence que nous avons su entendre.
Et un poète persan qui a tournoyé pour nous, pour l'eau dans tes yeux de brume, pour la houle en moi, pour ce qui se tissait, pour ce qui venait, ce qui nous engloutissait et tout ce qui nous réveillait à l'autre et à nous...
Musiques pour nos nuits, pour nos voyages, pour nos mains qui se cherchent, pour ton regard en moi, pour des enfants heureux qui venaient habiter mes bras, pour la douceur, pour l'élan, pour la paix...
Musique pour ta voix, pour les moments de nous où mon coeur bat, bat... Comment n'entends-tu pas tous ces battements quand tu me parles? Comment n'entends-tu pas mon coeur battre la mesure de l'univers quand ta voix s'étale à mes oreilles, prend possession de moi, me rend lumineuse et bulles légères?
Comment ne m'entends-tu pas danser pour toi, comme j'ai dansé cette musique là, yeux fermés?
Et mes mots accrochés à tes rires, à tes silences soudains, à ce truc que tu as dans les yeux quand tu es heureux...
Je t'aime.
Hier nous étions ensemble et je reprenais possession de tes bras et de tes désirs. Je t'aime.
Cette nuit je vais te regarder dormir en cette musique et m'émerveiller encore et encore de ton grand corps d'homme, de toutes tes forces et de toutes tes fragilités. Et j'enfermerai en mes mains une constellation pour la déposer en mon cou afin que des étoiles fassent de ma nuit une présence de toi, amour mien, si mien.
Je te ferai collier à ma peau. Je poserai mon épaule à ta bouche et à ton odeur et ton souffle dessinera les nuits qui nous attendent. Et je pourrai, enfin, dormir.
Je t'aime mon si bel homme mien, mon magnifique, mon tout, ma vie.
Un jour nous nous offrirons une nuit d'étoiles et, allongés sous l'infini, nous écouterons toutes nos musiques. Mon atome, mon atome d'éternité, mon atome aimé...
Je t'aime.
Regarde nous : nous sommes beaux de tout ce qui nous lie, nous sommes beaux de toute cette histoire magique, nous sommes le monde et une nuit. Une nuit. Une musique. Une femme et son homme. Une note parfaite.
Tu me manques.

MMD




dimanche 29 octobre 2017

Mon si amour...

Pour tes mots de nous, tes mots de moi, tes mots du manque et d'un lointain, ces notes et mon amour que je dépose en elles, mon amour que je mets en Lettre infinie, tout mon amour que je porte à ta mémoire.
Je t'aime.
Tu me manques tellement. Tu manques à ma vie ici, à ma vie tout court. Pourtant je te porte en moi seconde après seconde. Mais ton corps, tes rires, ton humour, tes yeux, tes mains pour rendre l'espace respirable, ton odeur, ta présence, ton intelligence, ta tendresse, tout me manque.
Et quand le manque est trop pointu je m'arrondis en nous, je me coule en tes bras, je mets mon nez dans ton cou et je repars sur l'entre-île, la notre, celle qui nous habite. Ne pas quitter l'espace de tes bras, ta présence, ne pas quitter ton regard et rendre le monde, mon monde, plus acceptable.
À la nuit refermer la porte sur nous, laisser le monde dehors et rentrer en ma mémoire, celle où tu marches et où tu m'aimes et où je t'aime et où un regard, un geste ébauché, un murmure deviennent un infini amoureux et sensuel.
Je t'aime amour mien. Et je roule en moi mon " Homme mien"; homme de mes merveilles, homme de mes miracles, homme si mien...
Poser mes doigts à l'attache de ton épaule, à la douceur forte de ton bras, à la tendresse de ta poitrine, à la puissance de tes hanches, à l'arrondi de tes lèvres, à ta voix, à ta façon particulière de poser certaines lettres, à tes yeux qui lisent un livre, à tes mains qui empoignent l'espace, à ton odeur allongée sur ma peau, à ton rire, à un cadeau de toi... Tienne en tout ceci. Si tienne.
Accomplir tous ces petits gestes des quotidiens et t'y inscrire... Me coiffer et sentir tes doigts en mes cheveux, dessiner mes yeux et t'offrir mon regard, boire un café et devenir goût et légère amertume sur ta bouche, poser un parfum entre mes seins et devenir sillon odorant pour toi, lire et te sentir pas loin, m'allonger chez nous, en notre chambre et des frissons font ma nuit, écouter nos musiques et t'entendre me toucher en toutes ces notes qui nous émeuvent et qui nous disent mieux que toutes les paroles... Tu es mes heures et mes jours et mes nuits.
Je t'aime.
Tienne, femme tienne et j'aime cet abandon à toi, ce lâcher prise à toi et à nous, à ce que tu as permis et que tu permets. Femme tienne.
Mon si beau fragile, mon si tendre, mon si amour, tu me manques.
Et toute la douceur de nous, toute cette douceur... Nous est douceur et liberté. Et demain. Et cette nuit. Et ce tout de nous que nous avons tissé ici et qui danse, à chaque fois familier et à chaque fois nouveau.
Je t'aime mon bel amour mien. Mon homme qui m'a apportée un sentiment de sécurité  neuf pour moi. Je t'aime tu sais, je t'aime si fort que je peux enfermer le monde entre mes mains et te l'offrir.
Je t'attends et je t'attendrai. Tienne, femme tienne, femme à toi.
Seul l'amour est. Laisser aux morts en sentiments la fadeur et la tristesse de leurs vies étroites et ne vivre que l'amour. Aimer, être aimé. Je t'aime. Seul cela compte. Nous. Et toi pour étoile mienne, pour mon ciel, pour nos rêves et nos espoirs. Tu es ma force. Tu es mon amour.
Je t'aime.

MMD



vendredi 27 octobre 2017

Mon amour, mon lointain. Merci pour la belle surprise ce matin. Si belle surprise que j'enferme dans ma boîte mémoire, ma boîte de nous, celle qui dit tant de choses et qui permet que ma vie continue.
Je te regardais et c'est comme si je touchais ton sourire et ta voix. Je vous regardais et j'étais rentrée à la maison.
Je t'aime pour tout ça : nous n'aurons pas eu toute une vie à vieillir ensemble mais nous avons tellement plus,  nous avons, nous possédons un instant d'éternité. Nous n'aurons pas eu d'enfants à déposer dans le coeur et les mains de l'autre mais nous avons la magie et nous aurons cette magie pour tout le temps du monde qui s'en vient. Il reste la joie d'un homme et d'une femme qui se regardent et qui s'aiment, qui ont noué leurs mains, qui brodent des absences pour mieux faire naître une présence. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime pour le miracle que tu es pour moi, ce miracle fait homme mien, dans les yeux et la voix duquel je me noie.
Mon si bel amour... Mon si tendre. Mon si mien, mon si aimé, mon si attendu. Mon homme, ma fierté, mon bonheur, ma tendresse, ma passion, mon amour de si loin...
Tienne. Tellement tienne. Entièrement tienne. Juste tienne, tienne pour ta vie, tienne pour tes mains, tienne pour tes yeux, tienne pour ton corps, à ton corps, tienne pour ta voix, tienne pour tes frissons, tienne pour tous tes manques...tienne pour les années qu'il nous reste; tienne pour t'accompagner.
Femme tienne. Et, jour après jour, sans te nommer, je te présente au monde, je lui raconte combien tu es mon homme, combien tu es ma lumière et mon étoile. Je lui dis que je t'aime et que j'en ressens une joie profonde. Combien je suis fière d'être ta compagne d'âme et d'amour, ta compagne de désirs, ta compagne de coeur. Et combien tu as transformé ma vie. Et combien je me suis inscrite en ta mémoire.
Ma belle histoire, mon ange... nous entends-tu? Entends-tu ce qui fut et qui est ma mémoire maintenant? Entends-tu cette nuit là bas, entre mer et sable, où tu étais sorti dans la nuit et où, avant d'aller te recoucher, tu es venu prendre ma bouche endormie, fort, si fort? Et moi qui me suis rendormie avec ta chaleur sur mes lèvres et enroulée dans la paix de ce geste amoureux?
Entends-tu? Sens-tu ma bouche contre ta bouche?
Je t'aime. Ouvre ta main que j'y dépose notre histoire, que j'y allonge tendresse et douceur, que j'y dessine un murmure de désir, un murmure de plaisir, que j'y inscrive mon nom et mes mots de toi... Ouvre ta main et pose la sur ma peau. Tienne en cette main. Tienne en ton nom.
Tu m'as écrit des mots qui me brûlent : oui je suis ton manque, ta vibration, ton pétillement, ta douceur, tes courages, tes espoirs, ton amour, ta femme. Je suis tout ça et tellement plus encore : je suis ton atome ma belle profondeur, mon amour si fort, ton atome.
À ton"Oui" je pose mon "Oui". Oui homme mien. Ce Oui qui contient tant de belles choses et une vie à venir, une vie où nous serons.
Aujourd'hui je suis à l'aube de toi. Il me reste toute une vie à te vivre, à nous vivre, à oser, à respirer, à apprendre. Je suis à l'aube de toi.
Il y a tout l'amour du monde à faire et à porter.
Je t'aime.
Cette nuit j'ai allongé mon corps sous tes mains... et je me laisse emmener là où tu veux. Je suis note de plaisir. Je suis note du manque. Je suis ta note.
Je t'aime mon si fort, mon si doux, mon magnifique.
Je t'aime.
Dormir dans ton odeur... J'en rêve, je le vis nuit après nuit. Et, parfois, quand le sommeil refuse de venir, je t'écoute bouger dans ta nuit, respirer et je remercie le ciel pour la douceur de ces moments.
Je t'aime. Tiens tes bras refermés sur moi, fort, fort... Tiens moi, je suis une femme heureuse. Je suis là... Je te désire; je t'aime; je suis à toi. Tienne.
Amour mien.

MMD








mercredi 25 octobre 2017

Te souviens-tu de toute la douceur qu'il y eut entre nous, de cette douceur qui aplanissait le monde, qui faisait d'un moment un partage et, en même temps, une paix en soi?
Te souviens-tu combien nous fut doux amour mien?  Même ton regard qui me dessinait soudain, qui m'empoignait, murmurait, en plus de ton amour pour moi, qu'entre nous s'éveillait cette douceur tendresse...
Te souviens-tu homme mien? Et de ces noeuds qui se déverrouillaient, de toutes ces heures où toi et moi, même au milieu d'autres, n'habitions que cette douceur, qu'elle nous habitait aussi? Cette douceur et cette familiarité si belles, cette attraction des atomes, ce lien invisible qui nous rendait plus grands, qui nous rend plus grands...
Te souviens-tu mon amour?
Te souviens-tu de ton doigt posé sur ma bouche? Te souviens-tu de ta voix qui s'abandonnait?
Te souviens-tu de mon regard quand tu déposais quelque chose de toi en moi?
Te souviens-tu comment ils ont habité mes bras, eux part de toi, et combien mes bras les ont aimés, vous ont aimés?
Te souviens-tu de ton geste, dans la voiture, pour mettre nos musiques et rendre nous partie pleine du voyage, de la balade, de l'espace?
Te souviens-tu de toi tournant la tête vers moi alors et ce que racontaient tes yeux?
Te souviens-tu mon aimé?
Te souviens-tu de l'homme qui s'est posé en mes mains, si fragile, si émouvant, si perdu et qui a accroché ses larmes à tout ce que j'avais à lui offrir?
Te souviens-tu de mon nez dans ton cou et moi qui écrivais notre histoire?
Te souviens-tu de ta poitrine sous ma tête, du creux de ton épaule où j'ai brodé ce qui nous lie?
Te souviens-tu du premier poème, de ma première lettre vers toi?
Te souviens-tu de mon premier plaisir, de ma naissance à ton corps, de mon envol en tes mains?
Te souviens-tu de tes Je t'aime soudain murmurés au détour d'une phrase, pudiques mais si puissants?
Te souviens-tu bel bel amour si mien?
Tu me manques. Je t'aime.
Tu me manques à en pleurer une musique, celle que tu m'as fait découvrir et qui est en trame de mes mots de toi aujourd'hui.
Je suis là mon magnifique. Je suis là. Et tu es là, en cette douceur, en ces notes.
Tu m'habites mon homme. Tu m'habites.
Je t'aime.
Enfouie en ta douceur...

MMD




dimanche 22 octobre 2017

Tu me dis que mon écriture ce n'est que moi, qu'elle est en moi. Oui. Mais elle ne se peut que parce que ton regard lui a permis de sortir de cet espace où elle tourne depuis tant d'années, cet espace où j'ose tout, où je peux tout. Tu écris avec moi cette histoire devenue Lettre Infinie. Tu écris avec moi. Mon écriture, ton écriture. Notre écriture. Tu m'as offert cette Lettre... Toi.
Et parce que je crois aux mots d'amour, à ces musiques qui le disent, aux mille petits trucs qui sont sentiments et expressions amoureuses, parce que je suis ainsi tu le sais, ce duo qui chante la passion, la folie d'aimer l'autre... Je suis ta passionnelle, ta passionnée, ton amoureuse. Et toi mon grand amour. Tu m'as éveillée ainsi. Charnelle, vivante, enfin entendue, enfin regardée, enfin aimée, enfin acceptée, enfin touchée, enfin rendue au plaisir et à mon corps, enfin femme de... femelle de... femme pour...
Je t'aime.
Tu m'as dit " tu es belle" et je suis devenue belle. Tu m'as dit " tu as un si beau sourire" et je suis devenue ce sourire. Tu m'as dit " je voudrais mordre ta bouche" et je suis devenue cette bouche. Et je suis devenue tes mots du désir, tes mots du manque, tes mots, tous tes mots...
Et tout ce qui danse en moi, tout ce que je danse, comme je l'ai dansé hier soir lors d'une soirée où j'étais invitée. J'ai dansé pour toi, dansé à en perdre le souffle, à en perdre l'absence, à retrouver ton regard qui me suit comme lors de cette soirée il y a maintenant plusieurs mois. Dansé à me perdre et à te poser dans mon espace. Tu m'as rendue belle par tes mots et par ton amour pour moi alors j'ai dansé d'amour. Je t'aime. Je t'aime d'amour fou mon bel bel homme mien. Je t'aime à me sentir lionne, à me sentir maîtresse du monde, à me battre pour toi, à me battre pour nous, pour tout ce qui compte.
Je t'aime à me sentir tellement de choses, à regarder le monde en face, enfin. Je t'aime à t'aimer pour les années qui restent, pour les années à inventer, pour l'infini après, pour la danse des atomes dans le soleil, je t'aime à écrire un poème sans fin, je t'aime à te rêver des enfants à poser en tes mains, je t'aime pour tout l'amour qu'il nous reste à faire, pour tous les voyages, je t'aime pour t'aimer... Je t'aime pour tous les mots de l'autre jour qui brodent ma vie dans la tienne, pour les projets en commun, pour ce qui raconte un homme et une femme.
Tu me manques. Je t'aime. Et je suis heureuse de n'être qu'à toi, pour toi. Tienne.
Je sais que dans le cynisme très contemporain il parait bête de dire des choses pareilles, mais... Mais je t'aime, j'aime t'appartenir, j'aime n'être que tienne, j'aime cette soumission à ton regard, j'aime n'appartenir qu'à tes mains, j'aime n'appartenir qu'à ta mémoire, j'aime n'appartenir qu'à ta vie, j'aime ça...
Fleur bleue? Sûrement... et amoureuse d'un homme magnifique.
Je t'aime.

MMD














vendredi 20 octobre 2017

Amour mien, grand amour mien, bel amour mien. Mon éternel, mon immortel, mon infini.
Ce soir je n'étais que lumières, grand frisson. Ce moment de nous me fut précieux. Il m'est précieux.
Te voir, t'entendre, t'effleurer avec mon regard fait yeux et coeur, te reconnaître mien, toujours et encore, me reconnaître tienne, toujours et encore. Merci.
Tes mots d'amour, tes mots du manque, je les ai emmenés avec moi en cette nuit magique. Je suis allée avec des amis à l'extérieur de la ville, assez loin, dans un espace de nuit, un espace ciel étoilé, un espace de souffles.
Là bas je pouvais enfin voir les étoiles, comme si le ciel était plus proche. Ce fut magique.
Et, allongée sur le dos, mes yeux ont trouvé les Pléiades, juste en dessous du Taureau. J'étais heureuse comme seule une femme amoureuse peut l'être. Ces étoiles que tu m'as offert un jour et que je porte pour l'éternité, merveilleux cadeau, ces étoiles que tu m'as offert pour l'absence, pour ton absence, pour notre absence... Elle est belle cette constellation. Amas d'étoiles féminines qui me rend lumineuse. Et proche, si proche de toi.
Dans cette nuit parfaite il y a eu aussi des étoiles filantes. Et tous mes voeux, toutes mes prières, tout ce que je lançais vers toi, tout ce qui frissonne en tes mains et sous ton regard, tout ce qui danse en ton amour de moi. Ma nuit magique, ma nuit de toi, ma nuit lumières accrochées à la nuit...
Je t'aime.
Comment pouvons nous respirer, comment pouvons nous être nous mêmes dans cette absence qui dit le manque, l'amour, le désir, la douceur? Oh mon ange...
Nouer mes doigts aux tiens, embarquer dans la Lettre Infinie, écrire à deux, rendre l'autre à lui, lui parler d'amour, seule chose qui compte, seule chose qui compte...
Écriture duelle pour un même battement de coeur, pour un même désir... Tu es là, tellement là. Tellement là mon homme. Tellement toi. Tellement mon amour.
Je regardais ta bouche et tout tremblait en moi. Je te regardais dans tes silences soudains et plus rien n'existait au monde que tes yeux, tes paupières, ton visage de l'urgence, ton sourire qui me rend si sensible.
Je t'aime.
J'aime un homme magnifique, un homme qui me convient, qui rend mon monde paix et poésie, un homme que je dessine mot parfait. Il est mien. Il m'a prise dans ses bras et a tissé une belle histoire. Il me dit que je suis belle et je deviens immense, je danse. Il me dit qu'il me désire et mon corps se fait fluide, amoureux, sensuel, parfum, juste pour ses mains, juste pour son odeur, juste pour sa bouche, juste pour sa peau, juste pour lui, juste pour lui, à lui. Il m'invente partition amoureuse. Et je lui appartiens, corps et âme, plaisir et désir, amour et lointains. Il dépose des étoiles en mon ventre et en mon cou. Il écrit sur ma peau que le monde est un homme et une femme qui s'aiment et se cherchent par delà les grands lointains. Je lui raconte qu'il nous reste une vie à vivre, une vie de nous, que je vieillirai à ses côtés, que je le regarderai encore et encore, en émerveillement de lui et de nous. Que je l'aimerai jusqu'à mon dernier souffle dans ce cycle là. Il m'apprend des silences à mettre en musiques dans une lettre si infinie... Il me dit des mots d'amour pour que je les accroche à ma mémoire et à mon manque de lui. Il est mon piano, ma note amoureuse, ma note sensuelle, ma note fragile, ma note première. Il est tout ce qui vient. Il prend soin de moi et me rêve dans sa vie. Il est ma vie, toute ma vie. Je l'aime. Les mois ont passé et je l'aime comme au premier jour. Je le lui dis pour qu'il entende qu'une femme l'aime d'amour fou. Il est mon homme, mon si bel homme, mon amour. Mon sourire, ma déchirure, mes yeux, mon coeur, mon âme musicienne, mon si bel amant, ma tendresse, mon sensitif, mon absolu, mon homme rêvé, mon homme revenu vers moi, qui m'a retrouvée depuis les confins de l'univers...
Je t'aime. Tienne, uniquement tienne. Pour toi, à toi, rien qu'à toi. Pour toi. À toi. Je ne suis que pour toi.
Je t'aime.
Merci pour la découverte musicale. Un jour nous aurons un lieu de nous que nous remplirons de toutes ces musiques et une mer à écouter dans toutes ces notes et un monde de nous qui sera musiques. Et nous deviendrons alors souvenir pour nos enfants et petits enfants... Souvenir amoureux qui dira que nous avons aimé et été aimés. Absolu.
Tienne. Tienne.

MMD




mercredi 18 octobre 2017

Merci d'avoir lu. Merci pour ce "regard double" sur la Lettre Infinie.
Je mourais de peur que tu n'aimes pas... J'y ai mis toute ma force en ces mots, tout moi. De moi tu n'ignores rien. Ni de mon amour pour toi.
Et je regrette tant d'avoir manqué ton appel. Ta voix me manque. Parler avec toi me manque. T'entendre est toujours aussi merveille.
Pour nous cette nuit repartir dans l'adagio de Samuel Barber pour donner une couleur à l'absence, la rendre regard tien et émotions et cette tendresse que tu allongeais en moi en me regardant.
Et toujours autant de frissons...
Pour toi amour mien.
Pour moi. Pour ce que je porte en moi, pour tes rêves. Pour un silence. Pour une absence.
Pour tes mots.
Pour ce que tu as permis par ta seule présence, par ton regard, par ton amour, par ta tendresse.
Pour ce qui est.
Il y aura toujours ces moments musique qui auront brodé ce Nous ici, dans cette ville où je suis devenue étrangère à moi parce que tu n'y es plus.
Je t'aime. J'ai pris en moi ton " Je t'aime si fort". Je l'ai enfermé en mes mains et je le dessine à mon corps, à mon âme, à mon coeur. Je l'ai enfermé là où tu habites, là où tu vis, là où je t'écris.
Et de mon ici à tes lointains ces mots que je lance vers toi pour que je continue à vivre en toi, à exister dans ta mémoire et dans ton présent.
Tu me manques. Je te le dis et redis, tout au long de ces mois qui passent, depuis ce départ qui m'a laissée orpheline de mon grand amour, à l'étroit dans ma peau. Tous ces mois sans toi et je me demande comment je vis avec, avec tes lointains que j'imagine, que tu as partagé avec toi...
Vivre avec toi, vivre sans toi, vivre.
Vivre.
Et toi si loin...
Se lever tous les matins, effectuer ces petits gestes qui racontent une journée qui vient. À la nuit qui s'endort me dire que j'ai survécu à une autre journée. Gagner sur le temps, battre le temps.
Me dire que, peut-être, j'entendrai ta voix.
Beaucoup de silences et en eux je nous ré invente.
Je t'aime.
Tu me manques.
Je n'ai pas beaucoup d'espaces de toi, si peu. Parfois, à la nuit, quand dans ma tête tournent toutes ces idées dans la solitude de mes heures qui savent que le lendemain je ne te verrai pas, que tu ne seras pas dans mes parages, je me demande quand tu as perdu le chemin de ma voix et de l'envie de me parler. Je ne sais pas. Je préfère ne pas y penser, ne pas me piéger dans ces questions auxquelles je n'ai pas de réponses.
Alors je repars dans la Lettre Infinie pour te parler, pour t'aimer, pour ne pas entendre certaines choses.
Je t'aime.
De toi il me reste ces mots, ce "roman", cette force que tu as mis en moi en m'aimant. De toi il me reste ceci.
Et mes nuits à ne pas dormir ou si peu toute enroulée dans tout ça pour me consoler.
Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime tant.
Je repars dans l'urgence, en ces temps où le besoin de l'autre, la faim de l'autre parait les heures de cette impatience qui dit le sentiment amoureux.
Je te regarde et je t'apprends encore et encore.
Je t'aime. Merci pour tes mots d'aujourd'hui. Ils me sont lumière.
Cette nuit je retourne dans ce moment où nous avons tracé la route vers là bas, où tu nous a menés vers cet endroit où, vraiment, profondément, j'ai atteint la paix. Dans ces kilomètres et la musique dans la voiture. Et moi en train de regarder ton profil, tes mains sur le volant, la ligne de ton cou. Et ta présence si forte auprès de moi, toutes ces heures que j'ai volé au temps pour t'aimer quand tu ne serais plus là. Chaque geste de toi imprimé en moi, chaque mouvement des muscles...
Est ce que j'aime trop? Est-ce que je t'aime trop? Aime t'on trop?
Je ne crois pas. Nous n'avons pas l'immortalité en nos vies sur terre. Nous ne possédons que l'urgence de ce temps terrestre qui  raccourcit si vite. Alors je refuse la tiédeur. Je refuse les habitudes. Je refuse ce qui tue l'amour. Je refuse le besogneux.
Nous ne possédons que l'immortalité des atomes et de l'infini. Tu es mon immortel, mon éternité.
Je t'aime dans ma passion de toi, pour toi.
Je t'aime. Prends soin de toi mon bel amour.
Et la musique pour te ré inventer... Je t'aime. Je te notes. Je te manque de toi, je te effleurer, je te sommeil tien, je te rêves, je t'amour à en perdre tout. Je t'aime homme mien.
Entends moi dans cette musique, entends nous. Entends nous. Rêve nous; ne laisse pas la raison tuer ce qui nous lie. Ne laisse pas un lointain m'emprisonner dans ma solitude. Ne laisse pas d'autres habitudes me rendre transparente et inutile.
Regarde nous : nous sommes si vivants. Ne suis-je pas ton amour? N'es-tu pas mon amour?
À toi, mien, si mien, si aimé mien, si amant mien, si amour mien. À toi et à ce qui danse en toi.
Et pardon pour la phrase maladroite que je t'ai écrite cette après midi, celle qui explique sûrement ton silence de ce soir.
Je t'aime.

MMD











































lundi 16 octobre 2017

Remplir ma nuit de cet "Hymne des Chérubins", encore et encore, toujours. Il est des musiques à n'écouter que dans cette parenthèse ouverte dans le manque et dans l'absence.
Pour respirer, te respirer et me souvenir du moment où tu as écouté ce morceau. Tu étais ici, dans cette ville si étroite, si sclérosante. Tu écoutais, en cette matinée ( en cette matinée où je réalisais soudain que tu allais partir et où la douleur s'est installée) et je te regardais. Comme je te regarde toujours.
Et je devenais ton regard qui entrait en toi, cette émotion sur ton visage. Je te dessinais du bout de  mon amour déposé en mes yeux. Et j'écoutais...
T'aimer ainsi : dans la musique et le bouleversement, dans ce beau qui nous ramène à l'âme, à l'esprit de ce qui est en nous. T'aimer ainsi et t'aimer.
Je t'aime.
La splendeur de ces voix pour aller vers toi, vers ce qui est sensible en toi, ce qui entend, ce qui écoute. Et t'effleurer dans tes lointains où je ne suis pas.
Je suis prisonnière de toutes ces distances. Et prisonnière du manque de toi, de ce vide en moi qui te pleure et t'espère et qui te rend mémoire infinie... Prisonnière de moi, piégée dans mon corps, piégée dans cette vie.
Bel amour mien, mon si bel amour.
M'entends-tu dans tes lointains? M'entends-tu dans ta vie? M'entends-tu?
Tu es si loin... Si loin. Tellement loin.
Je t'aime. Comme je peux, comme je peux. Je ne sais que t'aimer. Cela doit paraître étrange mais je ne sais faire que ça et j'en suis heureuse. Aimer en pointillés, n'aimer que par morceaux n'est pas aimer, c'est s'aimer et aimer que l'on soit aimé.
Moi j'aime, je t'aime. Tu es ma vie. Et je te donne tout mon amour. Je te donne tout, mes langues, mes mots, mon écriture, ma présence quotidienne sur ce blog, ma lettre infinie pour que tu ne sois pas seul en ton coeur et que tu me poses auprès de tes autres amours, les merveilles. Depuis notre première fois je suis là, toujours là. Je te dis, nuit après nuit, mots après mots... Je me donne à toi par tout ceci. Tout ce qui est moi pour toi. Et j'apprends la patience mais aussi l'impatience et le manque. Moi la passionnelle, moi qui irais au bout du monde si tu me le demandais, moi qui me battrais pour toi, qui pourrais déchirer le ciel pour toi et eux.
Et toute cette impatience en moi, ce fourmillement permanent, ce manque de toi jamais apaisé, mon amour si présent, chaque seconde, chaque minute, chaque heure... Une respiration qui a ta couleur et que je t'envoies désespérément via ce blog, dans cette lettre infinie qui calme ton absence, un peu...
Je t'aime ainsi : je suis vivante. Seul cela compte.
Pas de demi mesures dans mon amour de toi et pour toi. Être entière. Tu es mon tout, mon horizon, mon histoire, mon rêve d'homme. Pas de faux semblants, pas de mensonges ( tu sais que je te dis tout, même quand ça te lasse ou te désarme), pas de stratégies. Non. Juste mon élan pour toi, mes frissons que je suis, cette voix en moi qui me répète que tu es mon homme des lumières, mon amour amant si fort, ma belle espérance, ma vie et le reste de mes années.
Je ne sais pas t'aimer autrement. Je ne sais pas.
Et je ne veux pas apprendre une autre façon d'aimer. Je t'aime ainsi. Avec mes manques de toi mais aussi avec mes pleins de toi. Avec tes silences et avec tes présences soudaines. Avec ce que je ne sais pas et ce que tu me laisses partager parfois. Je ne cloisonne pas ma vie. Je te l'offre, dans ses petits bonheurs et ses grandes peines souvent.
Alors je vais continuer ainsi, à écouter tes messages, à te relire, tous ces petits bouts de toi, quand ta voix me manque, à te ré inventer présence, à t'aimer fort, si fort que tu me rends charnelle. Si vivante.
Je t'aime.
Notre belle histoire si étrange, si...intime, si différente. Mais elle nous appartient. Elle est nous. Elle permet la vie qui bat, là, en cet espace en nous qui nous rappelle que nous sommes, que nous pouvons voler, que nous pouvons empoigner le monde, que tant de choses nous attendent. Tout ce qui est à oser, tout ce qui est à aimer, tout ce qui se doit d'être avant que nous mourions.
Je t'aime. Je suis là homme mien. Je suis là et je t'aime.
Tu es si loin... tu es dans ta vie, dans tes vies. Tu vas rejoindre une autre vie.
Et moi je m'invente une vie de toi, une petite vie, pour remplir cet appartement et toutes ces heures où je t'attends. Et où je n'ai que moi.  Je t'aime pour ne pas mourir prisonnière. Je t'aime, homme mien à aimer.
Je t'aime étoile mienne.
Je te nuit, je te musique, je te aime moi, je te absence. Je t'aime.

MMD






samedi 14 octobre 2017

Homme mien, amour mien. À cette nuit qui te contient, à cet instant où tu me lis, lier la douceur d'une guitare qui raconte le paradis perdu, un adagio dentelles, une histoire qui se fait immobile et mémoire.
Comme la notre en ces mots. Ma belle absence, ma belle présence, mon si bel amour.
Jour après jour tu m'offres une terre et une mer, une vie en toi. Et jour après jour, nuit après nuit, je lie mes doigts aux tiens et je reviens dans notre lettre infinie pour te raconter l'absence, le manque, ce qui est en moi et tout ce qui est toi, toi en moi, toi en mon regard, toi en mon souvenir, toi si loin, si loin et que, pourtant, je respire.
Mon Je t'aime et tous mes Je t'aime et tous mes mots pour toi mon amour. Et tout ce qui me fait et tout ce qui tournoie en moi.
Tu me manques ma douceur, tu me manques.
Alors je laisse la musique combler cette absence. Je te rends à une présence dans ces notes. Je repars en souvenirs de toi. Pour que tu te souviennes que tu as fait de moi une musique étalée sous tes doigts, une note parfaite. Pour que tes mains n'oublient pas qu'elles m'ont rendue portée et chansons et douceur et tendresse. Et amour. En amour. Amour.
Amoureuse de toi, ton amoureuse.
Tu as bouclé la boucle. D'une petite fille de 5 ans déchirée par un homme tu as fait  une femme, tu lui as rendu son corps, sa féminité, ses désirs, le désir de l'autre, la lumière qui naît à chaque fois que tu la touches ou que tu lui parles. Tu es mon premier. Tu es mon premier. Tu es ma note première, celle que j'ai cherché toute ma vie, ce son qui vient de si loin et qui rend une femme à un homme et un atome à l'infini de l'autre.
Quand tu vacilleras rappelle toi que tu as créé une femme, que tu lui as permis ses poèmes amoureux, son long long chant d'amour. Quand tu auras mal, à l'étroit dans ta vie, malgré ta force morale, ta force intérieure, quand tu pleureras regarde moi et regarde ce que tu as permis en moi, ce dessin d'une belle histoire, cette trame de nous qui se construit dans nos lointains, si proches, si loin...
Rappelle moi à ta mémoire, reviens dans ta main qui cherche la mienne, reviens dans mon plaisir de toi, reviens dans mes mots de la nuit, reviens respirer mes cheveux, offre moi ton cou pour que mon nez te respire et fasse de ton odeur un poème à venir.
Souviens toi, quand tu es triste ou quand tu es gai, qu'une femme a levé la tête vers toi, une nuit douce douce ici, qu'elle tremblait tellement qu'elle ne pouvait plus penser, qu'elle a pris ta bouche pour ne pas s'enfuir et qu'elle t'a murmuré en elle " Sois doux, sois tendre, viens et rends moi à la vie". Souviens toi d'elle qui a découvert le plaisir profond et ta peau dont elle a fait les pages sur lesquelles elle écrit.
Souviens toi qu'elle est tienne, absolument tienne, qu'elle t'attend et t'attendra parce que c'est notre histoire et que nous devons l'écrire telle qu'elle fut à l'aube du monde.
Ne pas briser le cycle des atomes.
Je t'aime. C'est ma prière. Je t'aime.
Cette nuit je parle de toi aux étoiles, je parle de toi au ciel, je parle de toi à ce lieu que tu m'as offert, je parle de toi pour que la mémoire de nous reste en ce monde, pour que nous vivions des milliers d'années dans la lumière de nous, pour qu'un jour nos enfants et leurs enfants racontent que nous fûmes, que nous avons aimé et été aimés, que nous avons été atomes dans l'infini. Pour nous permettre de repartir et de nous percuter à nouveau.
Je parle de toi en cette lettre infinie pour que tu restes mon immortel, mon éternité, mon homme, mon amour, mon roc, mien.
Je t'aime mon ange. Tu me manques. Tu me manques.
Alors je vais attraper ton regard de brumes et n'être que cette femme qui frémit sous tes yeux et qui, depuis des mois, dépose en toi tous ses mots et tout son amour de toi.
Je t'aime. Tu vas venir arrondir ton corps si aimé à mon corps orphelin et tu vas me permettre le sommeil.
Je t'aime. Je t'aime mon si bel amour, mon homme, mon homme.
Je suis là. Regarde moi amour mien. Écoute moi dans cette musique. Referme tes bras sur moi...
Je t'aime ma note première, ma note parfaite, ma note intime, ma note unique, la plus belle. Je t'aime.

MMD











vendredi 13 octobre 2017

Amour mien. Retourner dans la simplicité amoureuse de Cabrel, la poésie qui dit, qui raconte...
Écouter, t'écouter, souffler sur les paroles de la chanson pour qu'elles se déposent en toi, en tes mains.
"Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai."
Je t'aime. Et ton Je t'aime pour m'endormir en toi, pour que tes bras me tiennent, pour que mon nez retrouve le chemin de ton odeur. Et tout ce manque de toi, ce manque si immense. Tout ce manque qui est aussi notre histoire et l'entre-île .
Je t'aime.
Te parler cette après-midi a permis que j'expulse ce foutu manque, cette absence, tout ce qui fait mal, tout ce qui me laisse à genoux, étouffant dans mes pleurs.
T'aimer ainsi homme mien, t'aimer ainsi. T'aimer à en perdre la respiration. T'aimer...
Tu m'as dit " Tu fais partie de ma vie" et quelque chose s'est ouvert en moi, là dans cet espace où je pleure parfois.
Et remercier le ciel encore et encore pour toi dans ma vie, toi en moi. Pour t'avoir retrouvé. Pour l'homme que tu es, si humain, perfections et imperfections, douceur et tendresse, force et fragilités.
T'aimer comme aucune femme ne t'a jamais aimé parce que tu es homme à aimer, mon amour, mon homme d'éternité, homme de ma vie, mon centre... Me déposer à toi.
Je m'ennuie sans toi. Je suis à l'étroit dans ma vie, dans mon corps, dans ce monde qui m'entoure.
Je m'ennuie tant loin de toi.
Tu as fait de ma vie une histoire belle et triste aussi parfois, une histoire où mon atome est venu et où ma vie a pris un sens nouveau. Il y a eu mes fils. Et tout l'amour que je leur porte. Et il y a eu toi. Il y a toi.
Et tout l'amour que je te porte. Mes 3 hommes, indissociables de moi, que je porte.
T'aimer dans le battement de mon coeur quand j'entends ta voix, quand je lis un message, quand je vois un signe de toi, t'aimer dans cette houle que tu lèves en moi.
T'entendre à nouveau et toujours cette magie, cette puissance de ce que j'éprouve pour toi.
Je t'aime mon ange, ma passion, mon éternel.
Et tous mes petits mots naïfs, mes mots d'amour, mes mots du désir pour marcher auprès de toi.
Je t'aime non pas pour que tu combles mes vides mais parce que tu me permets de renaître sans te moquer de moi, sans rire de moi, sans moquer l'étrange que je suis. Je t'aime de me laisser t'accompagner.
Et moi l'amoureuse, ton amoureuse, ton amour, partie de ta vie, je lève les yeux vers toi et je te regarde.
Amoureuse, amour.
Et, secondes après secondes, je nous bâtis un endroit de nous, un endroit où tu serais libre, où tes peurs s'estomperaient, où des enfants viendraient habiter tes bras et ton amour d'eux, un endroit où tu serais libre de poser ta main sur moi et où je pourrais te voir marcher, vivre, respirer, dormir...
Un endroit où je pourrais mettre de la musique et où je pourrais danser, danser... Cet endroit je te l'ai offert en mes mots. Il y a un lit où je t'écoute dormir, des pièces et des murs à qui offrir une mémoire et une bienveillance, un souvenir de nous pour ceux qui viendront après.  Il y a toutes ces petites choses qui sont vie. Un gentil désordre qui serait vie... En cet endroit je t'aime à ma façon. Je t'y regarderais vieillir.
Il nous faudra des jours et des jours pour nous apprendre à deux, pour nous vivre à deux, pour des balades à deux, pour des heures à deux. Il nous manque un temps de nous, pour nous.
Il viendra ce temps. Il viendra. Tout est déjà là, en nous. Ce temps viendra.
Je t'aime mon si bel amour, mon si beau rire, mon homme humour, mon homme sourire, mon homme soupirs, mon homme urgences parfois.
Mon homme. J'aime le goût de ce "mon homme" en moi. Je le roule en mon amour, je m'émerveille.
À toi tous mes serments, tous mes présents, tous mes futurs.
Je te l'ai dit tout à l'heure : je t'aime toi, toi homme mien, toi mon lumineux. Toi. Entièrement toi, entièrement tienne. Tienne. Et j'aime cela. Tienne. Ma belle évidence.
Je suis là. Je serai là. N'es-tu pas ma vie?
Je t'écris pour qu'en mes mots tu respires, pour que ta mémoire se dessine à mon image, pour que tu tiennes quand tu retrouveras le temps des crises, des mots violents, des gestes violents, des mots qui blessent, des mots utilisés pour "tuer", quand tu retrouveras le non amour.
Je t'écris pour que tu vois l'homme que tu es, que tu te souviennes que tu es un homme particulier, multiple. Un homme à l'intelligence fine. Un sensitif qui pleure parfois. Un homme qui entend la musique et la beauté. Un homme parfois rendu au petit garçon qui regarde droit devant lui.
Je t'écris pour t'aimer à en perdre la parole et que mes mots deviennent tes silences et le rêve d'un bateau qui t'attend et toi qui m'apprendras les gestes de l'eau, les gestes des vents et des vagues...
Je t'écris pour te dire que j'irai au bout du bout du monde avec toi, que je t'attendrai parce que c'est écrit depuis des siècles. Et pour te dire que je marcherai avec toi. Crois en nous comme moi j'y crois, même si parfois mes fantômes reviennent et mes peurs et mes terreurs. Ils reviennent de loin en loin, moins souvent qu'avant. Tu m'aides à les rendre à l'obscurité et au néant. Tu me redonnes une vie.
Crois en moi. Je t'attends.
T'aimer, t'aimer, t'aimer... Merci.
Merci pour tes petits gestes, ces images de tes lointains, ta voix dans le vent d'un bord de mer, ta vie, ta maison que tu m'offres en partage. Merci pour tout cela et pour plus encore.
Merci d'avoir fait de moi une vie de toi.
Je t'aime amour mien, si mien, si mien.
Je vais aller dormir en toi. Il y aura la pénombre, une musique, ton corps en mes mains, ton odeur comme ciel de nuit, un murmure de toi pour étoiler mon sommeil.
Je t'aime.

MMD





mercredi 11 octobre 2017

Là où je t'aime...





















Encrer mes yeux à tes yeux
rendre le monde en nous
et te dire :

je ne veux plus de l'étroitesse du monde
je ne veux plus des larmes
je ne veux plus partir et encore partir
chercher ma silhouette derrière les horizons
j'ai tant marché, tu sais, tant marché

J'ai allongé mon amour en tes mains
j'habite maintenant où tu m'aimes
et où je t'aime
de tes murmures j'ai bâti une île
j'ai posé des rideaux de couleurs
j'ai mis la table
une robe s'oublie sur une chaise
un parfum a ta voix

j'habite où tu m'aimes

Au bord de l'eau de ton regard
dans la brume qui raconte tant
je frissonne à des rires d'enfants,
et tes souffles et tes mains et la poésie

j'habite où je t'aime

il y a l'odeur du café et l'odeur de la nuit
la lumière qui entre par les fenêtres
des draps froissés
un livre qui attend notre âme
des après midi et des jours, des pluies et des lunes,
des soleils, une mer qui appelle
il y a des miettes faites petits plaisirs
et un baiser dans le cou

j'habite où tu m'aimes

Je prends tous tes silences, tous tes murmures, tout ton amour
j'en fait mes bracelets de chevilles
un collier que je porte à mes hanches
un parfum pour orner mes cheveux
des mots abandonnés sur un mur
et des mots à cacher dans tes poches

j'habite où tu m'aimes

Me voilà, moi la voyageuse, moi l'évadée
sur le pas de chez nous, sur le pas de chez toi
je compte les battements de ton coeur
le soleil se lève au mitan de l'infini

j'habite où je t'aime

Je suis arrivée sur l'île
j'ai posé ma valise et libéré les secrets et tous mes fantômes

J'habite là où je t'aime

Je suis là où tu m'aimes
je suis là où je t'aime

Identité

T'aimer.

Mariem mint DERWICH

(Artiste, Gustav KLIMT)

mardi 10 octobre 2017

Mon amour... " Toucher le son du silence", toucher le son de tous les silences. Pour toi cette chanson et cette voix si rauque, si frissons, pour toi cette belle reprise, pour tous les silences qui nous font, pour tous ces silences qui te font et qui sont ta langue, tes mots, ta parole intime, celle qui te permet tout, surtout les envols...
Pour nous, pour moi qui redeviens plage silencieuse après chacune de nos "rencontres", qui redeviens celle sur les lèvres de qui tu poses un doigts tendre et qui efface la parole pour n'entendre plus que la profondeur silencieuse qui est tout.
Je t'aime.
J'écoute cette chanson en boucle, cette voix qui me met les larmes aux yeux et des frissons sur la peau. Entendre une voix pour écouter un silence...
J'ai touché le "son" de tes silences dès notre première fois, ces murmures à qui tu permettais d'habiter une chambre et mon corps pour que je rencontre tes intimes... Je l'ai touché quand tu laisses la musique redessiner ton visage et que la parole est inutile. Je l'ai touché dans la pénombre, dans la lumière, dans la langueur après l'amour, dans un geste ébauché.... Je l'ai touché et je l'ai déposé en mes mots, en mon écriture.... Tu as toujours été mon homme murmures, silence fait son chuchotis...
Je t'aime. J'aimais tes silences quand tu étais dans mes parages. J'aimais cette paix sur ton visage. J'aimais tant la paix sans bruit. Et je te regardais... Le son de tes silences et, en miroir, le son de ta parole. Et, au milieu, moi, toute en ressentis, toute en paix, toute en arrondis bonheur...
Comme là bas, là bas où nous avons écrit une page de notre livre d'histoire amoureuse...
À tes silences j'accroche des musiques, j'accroche des étoiles, j'accroche une lettre infinie.
À ta voix je dessine un frisson au plus profond de moi.
À ta présence je m'invente infinie.
À ton amour je mets au monde le livre de toi.
À ton rire je rends ma joie d'être tienne.
Et à toi je dépose mon amour....
Je t'aime. Tu me manques, tu me manques.
Dans ma vie extérieure je ne suis que sons pour les autres, obligatoires de par mon métier.
Dans ma vie intérieure, celle où tu es, celle où tu marches, je coupe ma langue et je te lègue mes mots écritures de mes silences pour que tu écoutes au plus profond de toi ma chanson amoureuse, ma passion de toi....
Toi, mes mots de toi, une musique.... et je t'aime.
Regarde moi : j'ai les mains posées sur l'horizon, ouvertes pour que tu poses tes paumes sur les miennes et que dans ton regard tu me recrées... Regarde moi, porte moi en toi, laisse moi habiter ta mémoire, ne retiens rien... Les chaînes ne sont que pour ceux qui n'aiment que la servitude... toi tu es mon oiseau libre, celui qui rêve si fort qu'une femme a percuté ses rêves.
Amour mien, si bel amour mien. Mon homme d'éternité, mon homme de l'instant et de l'absolu, mon homme de l'infini et du moment présent, mon homme mien, ma maison...
Je t'aime.
Tu me fascines encore et toujours, même dans le manque, même dans l'absence, même dans le cruel.
Je tombe en toi, à chaque fois, à chaque fois.
Mon ange, mon ange.
Ce soir je te regarde marcher. J'aime ta démarche, même si elle dit ta douleur. J'aime cette épaule un peu plus basse qui raconte que tu fus vivant et que tu as été au bout du ciel; elle est toi. J'aime ce roulis léger des hanches que tu as; il parait que les marins marchent ainsi. Je ne sais pas. Mais tu marches comme si tu étais un peu en déséquilibre, sur un sol peu sur ; léger léger roulis qui te rend unique. J'aime cette façon que tu as de poser ton regard au loin, d'un coup, de relever la tête pour fixer quelque chose que toi seul voit.  J'aime le mouvement de tes bras, un peu écartés du corps, toujours cette impression que tu es en équilibre... C'est ainsi que j'imagine, que j'ai toujours imaginé la démarche des hommes de la mer : être sans être, roulis du corps, force pour s'harponner à la terre...
Je t'aime ainsi, dans ce corps aussi, ce corps qui raconte à qui sait écouter tout ce que tu as fait, tout ce à quoi tu rêves, tous tes renoncements... Dans cette douleur que je voudrais prendre sur moi, effacer.
Je t'aime ainsi, malmené mais si vivant, en tous cas plus vivant que ne le sont la plupart de ceux qui n'ont jamais eu pour horizon qu'une vie sclérosée et misérable, arc boutés à leurs murs et à leurs peurs.
Je t'aime. Je ne "romantise" pas ta douleur. Mais elle est toi. Elle est l'homme que tu fus, l'homme qui, en lui, vole là haut, l'homme qui, en lui, navigue quelque part... C'est pourquoi je ne t'ai jamais dit qu'il te fallait te "soigner" ou que tu devais changer... Soigne t-on des rêves et des aventures passées? Soigne t-on un corps qui porte sur lui tout ce qui fut? Soigne t-on pour devenir "normal"? Je sais tes douleurs. Mais seul toi peut décider de ce que tu veux en faire, comment tu dois vivre, comment tu peux vivre avec...Toi seul. Moi je prends le tout, toi et ce qui te fait. Le tout. Sans découpages, sans négociations, sans reproches. Et comme tu vis je vis. Et comme tu es, je suis.
Je t'aime. Et je t'aimerai tel que tu es, en pleine forme ou malade, riche ou pauvre. Je t'aime et je t'aimerai.
Tu me manques mon aimé, ma force. Je t'aime et tu me manques....

MMD