mercredi 19 juillet 2017

Merci pour la musique belle comme un bout du monde... Et pour tout ce que j'entends dedans et tes mots et ce que je reçois, moi la femme d'ici, celle qui attend, celle qui t'attend pour le reste de sa vie.
Merci d'être.
Mon Dieu... Mes mots sont pauvres. J'aimerais te dire tant et tant et je ne suis capable que de pleurer mon homme parti, mon homme envolé, mon homme qui est dans sa terre si lointaine...
Et cette musique comme ta main sur mes cheveux, pour apaiser la femme qui pleure son amour.
Naïveté puérile peut-être que mon Je t'aime pour l'infini, pour le restant de mes jours, pour ma vie qui a débuté en ton regard. Mais je n'ai que lui, homme mien, mon amour. Je t'aime.
Et la musique pour les frissons, pour le manque, pour t'entendre et te toucher.... Merci ma vie, merci mon étincelle, ma vague, mon lointain, mon lointain, mon lointain....
Je t'aime.
Orpheline...
Mon Dieu rendez le moi, rendez le à mes mains, rendez le à mes espaces... Mon Dieu regarde moi, regarde nous.
J'ai arrêté de respirer... Et je dois vivre ainsi, dans la mémoire d'un homme que j'habite et qui m'habite, d'un homme beau comme une poésie, d'un homme mien, mon homme.
Je t'aime.
J'écoute ta musique et je pleure. Oh mon Dieu....

MMD
Notre histoire est belle, étrange et belle. Si belle. Un Livre des heures rien qu'à nous, nous les malheureux, nous les fragiles.
Parfois j'aurais aimé partager les petits moments de rien, ceux qui font une vie de tous les jours, parler de choses banales, le frigo qui toussote, d'une facture, du sel, d'amis communs, de projets, de nos rencontres,  de vacances etc etc, tout ce qui rend un partage douceur...
Je ne sais rien de tout cela. Je ne saurai jamais ces liens qui lient un homme et une femme, jamais.
Jamais rien de ces appels pour juste dire le temps qu'il fait et " comment vas-tu?", et " n'oublie pas telle ou telle chose"... Le cocon des habitudes...
J'aurais aimé te vivre dans une maison, un lieu, un bateau,  où j'écouterais ta présence familière. Nous avons partagé des choses dans l'impermanence de moments mis en mémoires, dans cet espace où tout est possible, dans ce lieu de nous qui permet d'affronter le temps et les distances.
Je t'ai vécu lors de moments précieux, quand je te regardais dans tes occupations quotidiennes, ta façon de lire, ta façon de manger, ta façon de fumer, ta façon de regarder la télé, d'écouter une musique, de prendre un enfant dans tes bras... Je t'ai tellement regardé tu sais, afin de te construire une présence physique pour cette absence.
J'ai regardé comme on boit, ces petits gestes de toi, tes mains sur un volant, ta façon d'incliner la tête, cette douceur d'un geste tendre, ton regard qui effleure les choses, ton corps qui raconte ta souffrance et ma main qui meurt d'envie de se poser sur toi pour prendre ce mal, cet air concentré quand tu es devant l'ordi, cette tendresse bouleversante  sur ton visage quand un enfant s'endort contre toi, la lumière quand tu parles de tes passions, de la mer, du ciel, d'un bateau, d'un vol là haut, des noyés qui vivent sous les mers, d'un morceau de bois que tu travailleras, d'une musique, tes paupières fermées dans la paix d'après l'amour, tes silences qui sont Lettre infinie....
Je ne connaîtrai jamais une maison de nous, une maison où des objets raconteraient nos voyages et nos coups de coeur, une maison qui serait juste une vie.
Mais je sais une chose : j'ai de toi la plus belle part, toi, toi tel que tu es, homme bien, homme bon, cet homme qui attire vers lui et qui sait offrir, cet homme dont je me souviendrai qu'il a, un jour, entendu une vie dont personne ne se souciait...
Je t'aime mon homme de la mer, mon homme des nuages, mon hommes des voyages...
Ma vie. Ma Constellation des Pléiades.
J'aurais aimé prendre soin de toi, t'aimer pour ce que tu es, t'offrir de l'amour même dans un café partagé. J'aurais aimé vieillir prés de toi, effleurer du bout des doigts les changements dans ton visage, m'émerveiller tous les jours de ce cadeau que tu es, de cette bénédiction pour une femme, de cette chance. Te dire combien tu as grandi une femme, te dire combien tu es un bon père... J'aurais aimé, Dieu que j'aurais aimé...
Je vieillirai prés de toi dans l'entre-île...
Notre histoire si belle et si étrange...
Je t'aime.

MMD





mardi 18 juillet 2017

Tous les horizons...

Et encore une musique belle à pleurer pour te vivre, pour te toucher. Dans une note t'enfermer et laisser venir tous mes mots de toi.
Je suis là, dans cette nuit qui me raconte ta présence, ton absence. Ce soir j'écoutais parler de ta vie, celle où je ne suis pas, de ton autre vie. Et j'ai fermé mes oreilles pour m'enfuir en nous, ce nous qui est précieux, celui qui murmure, celui qui apaise. J'ai laissé la musique envahir ma tête pour te retrouver, là bas sur l'entre-île.
Comment ai-je pu vivre avant toi? Je ne sais plus.
Tu sais je t'ai tellement attendu, tellement de siècles. Je t'ai supplié de venir quand tout allait mal. Je t'ai parlé tout au long de mon chemin vers toi. Et, un jour, j'ai posé ma tête sur ton épaule, j'ai pris ta bouche. Depuis je me fais neuve à chaque respiration.
Il est une heure du matin, cette heure de la nuit où tu viens vers moi, dans la paix du monde qui m'entoure. Je ne t'ai jamais autant aimé que la nuit. Je ne t'ai jamais autant aimé que dans cette chambre, cette première vraie pénombre, quand tu as ouvert ce qui est en toi et que tu m'as parlé de ton père... Je suis là amour. Et de toutes mes forces je demande à la musique de me porter vers ton sommeil, vers ta peau, vers ton odeur, vers vous.
Je dessine du bout de mes mots qui se font doigts la ligne de ton cou, la douceur de l'attache de l'épaule, tes bras, la douceur de ta peau, tes jambes, la fragilité de ta nuque, le gonflé de ta bouche, ton nez, tes paupières, la force de tes mains, ta paume... Je dessine ton odeur, le salé léger sous ma langue, le goût de ta respiration et le goût de tes murmures. Je te lis en braille, en pointillés. Je t'ébauche à chaque fois, je te redécouvre à chaque fois familier et à chaque fois neuf...
Tu es mon âme musicienne. Tu es mon âme familière. Ma douceur, ma force.
Mon absolu.
Mon éternité.
Ma permanence, ma dérive, la vague et le vent.
Mon absence.
Je t'aime dans mon bout de terre et je parle à ton bout du monde à toi. Je te parle pour que tu restes debout, que tu entendes l'amour qu'une femme te porte, pour que tu vives aimé, espéré, attendu, mis en notes et en mots.
Mon infiniment aimé, mon infiniment précieux, mon infiniment beau...
Mon petit garçon endormi homme en mes bras.
Ma fierté.
Mien.
Je t'aime.
J'ai tous les horizons du monde pour t'attendre.
Je t'aime.

MMD






lundi 17 juillet 2017

Non je n'arrêterai pas de t'écrire. Tu es ma seule langue, ma seule parole. Je n'arrêterai pas de t'écrire. Vivrais-tu sans mes mots? Moi je ne pourrais vivre sans ton regard sur mes mots...
NOUS est belle histoire de musiques, de  mots, de notes, de regards, de cette attraction faite atomes.
Je t'aime.
Je relis tes mots et je pleure. Et j'entends tes larmes à toi. Et j'entends tout l'amour et toute l'absence et ces milliers de kilomètres qui disent que toi et moi sommes si loin...
J'aime comment tu te ré appropries un bateau et une musique et des moments parfaits. Comme tu reprends ton regard de marin. Et comme tu m'offres ton rêve et que tu me permets d'y habiter.
Oui mon amour, ma vie, il y aura un autre horizon et nous et eux et tout ce qui reste à rêver.
Je t'aime. Je t'écris, je te parle, je te parle... Je tiens ta main et je te parle.
Je te parle pour t'aimer, pour te chérir, pour te porter, pour te sentir. Pour faire que tes lointains deviennent mes intimes.
Tu m'as dit " tu es la note parfaite". Je te dis " Tu es Lettre Infinie", celle qui ne s'arrêtera jamais, l'infinie, chanson de deux atomes. Elle te suivra là où tu es, dans tes joies et dans tes peines, quand le mal de moi, quand le mal de toi, seront si âpres, si amers, si pointus... Pour dire à son autre qu'il est vie, centre, lumière. Qu'il existe un entre-deux où un homme et une femme ont déposé les armes et se regardent.
Je t'aime, mot fragile, mot pauvre mais mot premier. Je t'aime. Je te brode en ce mot. Je t'espère en lui. Je te mets en musiques en lui et par lui. Il est ma main et ma tête sur ta poitrine, et mes yeux qui te regardent, et le frisson en moi et tes doigts qui me caressent et ton souffle en mes cheveux et ton odeur et ta voix. Et tout de toi, ce tout auquel je suis attachée, enchaînée.
Tu m'es ce Je t'aime.
Tu es mon éternité et mon bel amour. Éternité...
Je crois aux belles histoires, au destin, à ces hasards qui ne sont que des évidences, je crois en l'amour fou, profond, inconditionnel. Je crois en toi, en nous. Je crois qu'un jour un homme regarde une femme et en fait une perle, un collier, une bulle de lumière, une poussière d'étoile. Et je crois qu'un jour une femme prend un homme en ses mains et le rend à l'atome qu'il est et à l'enfant qu'il fut... Je crois que le monde n'existe que dans l'amour...
Et je crois en ta peau et en l'homme que tu es. Et je crois en nous. Il le faut sinon rien n'aurait sens, rien.
Je t'aime mon bel amour, mon doux amour, mon aimé, ma vie et mon coeur. Mon sang...
Ce soir, cette nuit, dans la douceur un peu triste de mes heures, dans mon manque de toi, toi qui dors là bas, Fauré pour la beauté de ce violoncelle et de ce piano, pour ce pas de deux mis en notes parfaites... Et t'entendre, t'entendre habiter mon rêve à venir... Je t'aime... Dans une autre vie je t'offrirai un enfant qui sera nous mis en musique et qui rêvera, à son tour, d'un atome... Musiques, toi, mien, infini, infini... Le mot dernier : infini, mon amour, infini...
Je t'aime.

MMD





Parce qu'il y aura toujours des couleurs de toi à mettre à mes heures et à l'absence... Parce que tu m'habites, que je n'y peux rien, que je ne fais rien contre. Pourrais-je me battre contre mon évidence et cette chance immense d'avoir pu rencontrer mon atome, quand tant de femmes et d'hommes ne connaîtront jamais le leur, tout occupés qu'ils sont à se vivre sans vivre l'autre?
J'ai possédé un instant et j'ai possédé un homme, toi. 
Je ne lutte pas contre ça. Tu le sais toi, tu le sais, la magie, celle qui fait pleurer, celle qui donne des ailes, celle qui rend heureux... Tu l'as connue, nous l'avons connue, soif et faim de l'autre, regards étoiles, peaux devenues partitions, paroles et mots de l'amour...
Tu le sais... Et je sais ton amour et tes luttes intérieures. 
Je t'aime. Que ces mots soient ta force et ta lumière, qu'ils te rappellent qu'une femme d'un autre de tes mondes t'aime, qu'elle t'aime pour l'infini et que, pour elle, tu resteras le seul, l'unique, le magnifique.
J'écoute, comme à chaque fois, une musique pour pouvoir mettre ma bouche dans ton cou, te respirer pendant que mes mots de toi traversent tous ces espaces pour venir se poser dans tes mains. Je te respire, je te respire... 
Que deviens-tu dans ta vie? Est-ce que je t'accompagne dans ta tête, dans ton coeur? Est-ce que, parfois, tu me sens, me ressens? As-tu envie de moi? Ma bouche te manque t'elle? Tes doigts cherchent ils de temps en temps ma main et murmures-tu " Je suis bien avec toi"?
Y-a t'il un voyage que tu refais? 
Tu me manques. Je ne sais pas faire avec ce manque. Je ne sais pas faire. Mais je vis. Parce que tu vis, là bas, dans ce quelque part que je ne connais pas. Je vis, je te vis, je te porte amour mien...
Garde moi au plus profond de toi et appelle moi, de toutes tes forces, quand tu auras mal... J'entendrai ta voix. Et tu auras mes mots pour te dire de tenir, tenir encore, tenir... Tous ces mots pour t'apaiser parce que je ne suis plus là pour que ton regard puisse respirer dans le mien et dans une musique mystique...Tu me manques mon grand corps d'homme, mon étoile. Tu me manques.
Je ne te quitte pas. Je t'aime. Je t'aime. Je t'attends et je t'aime mon homme. Mon homme. 
Je t'aime. Et ne quitte pas l'horizon du regard : un bateau t'y attend ainsi qu'une entre-île et une femme en amour...
Je suis heureuse : je t'ai rendu heureux, je vous ai rendus heureux. C'est ma rédemption....
Ma Lettre Infinie, mien, mien, mien, mon lumineux...

MMD



vendredi 14 juillet 2017

À la particule de cet instant, s'ouvrir en présent...
Tu me manques. Heures de ma nuit où je suis dans un souvenir et où tu habites une musique...
Toi là bas, dans cet horizon qui m'échappe. Tu me manques. Je te sais en train de dormir et je suis là, à t'effleurer dans ton sommeil, à écouter ta respiration, à regarder ta poitrine qui se soulève. Je suis là... Comme je fus là bas, dans le bruit d'une marée montante et de pirogues, dans une nuit emplie de vent et que je t'écoutais dormir et où tu m'as laissée m'endormir sur ton épaule.
Tu me manques.
Tu es mon évidence. Je repars en ton odeur, en ton sourire, ce si beau sourire, en ton regard, en tes mains qui glissent sur mes hanches, en tes silences... Et je vais m'endormir femme en amour. Je t'aime. Tu me manques ma belle histoire, mon magique, mon bel bel amour...
À cette nuit dans mon bout du monde, musique de toi pour adoucir et pour que tu entendes, que tu entendes....
Je t'aime homme mien.
Bach pour cet amour de toi que je brode cette nuit, pour la beauté, pour la profondeur, pour ton bout du monde, pour toi ma merveille, mon atome, mon lointain... Tu me manques.

MMD


mardi 11 juillet 2017


Te voir... te voir, toi là bas, là bas si loin de mes mains. Et cette évidence à la hauteur de mon bonheur : Dieu que je t'aime.
Te voir et laisser mes mots de  toi, pour toi, sortir de moi, libérer ma parole devenue prisonnière de ma mémoire. Pleurer parce que c'est ainsi que l'on aime parfois : dans la déchirure d'un moment beau comme un début. Suivre des yeux ta bouche, ton visage, ton corps qui se mouvait parfois, ta façon de fumer. Retrouver, retrouver ton regard. Sans lui je ne suis rien, même pas un souffle, rien qu'un manque aigu.
Mon lumineux, mon amour, mon amant, mon âme, homme mien, homme mien... De tes larmes à mes larmes, aveux d'amour, aveux de détresse. Et mes bras qui n'attendent que ton corps, que toi et les merveilles... Vous habitez mes bras. Tu habites mes bras. Je te regardais et je n'étais que battement de coeur.
Merci pour ce moment d'amour entre un homme et une femme atomes, privés de l'autre, en manque, ce moment où tu me dis ton amour et que je te manque et où l'on se dit qu'il aurait été possible...
Je t'aime.
Je vais t'attendre. Cela tu le sais depuis la première fois où j'ai posé ma bouche à ta bouche, quand quelque chose a basculé en moi. Ce quelque chose qui me dessinait neuve, c'est toi.
J'écoute Rumi, parce qu'il le faut. Parce que cette musique restera ma respiration.
Je vais t'attendre. Je vais attendre car nous avons beaucoup d'amour à faire, des phares à voir, un bateau à vivre, une abbaye où aller nous poser et écouter des chants grégoriens, un de mes Sud à te faire connaître, des livres et des musiques à partager, des silences et des caresses, des présences, des habitudes et tant de choses qui font une histoire, tous ces mots... Et encore tant de voyages de nous à entamer... Et tant de fois où refermer les bras sur l'autre.
Je vais t'attendre, t'attendre. Un jour tu reviendras contre moi, tu poseras tes doigts sur mon épaule, dans la paix d'après l'amour, et j'écouterai ton murmure et tes silences, femme émerveillée et en amour d'un homme magnifique.
Je vais t'attendre. Parce que c'est ainsi depuis tant de siècles. Parce que j'ai marché vers toi des milliers d'années. Parce que je dois accompagner le reste de ta vie, t'aider, t'aimer, te porter.
Je vais vivre et t'attendre.
Ma lumière et ma vie... Je vais t'attendre pour que tu ne sois pas seul. Pour toi et eux, pour cet amour en toi, pour tes peurs, pour tes courages, pour ton corps, pour nous, pour le rêve...
Tu es là bas. Si loin et si proche. J'apprends ton absence. Je t'aime. Ce sentiment qui ne perd rien de sa puissance et qui me permettra de t'attendre. De t'aimer et de t'attendre.
Tu m'es... Amour mien, homme mien, mon bel bel amour, mon homme de ma vie, mon unique, mien, mon doux, ciel et espaces, mon étoile, ma belle Lettre Infinie...
Je vais t'attendre.
Je vais continuer à tourner, tourner, atome mien. Je vais continuer à danser. Vis. Aime moi.
Ce soir je te pleure et je t'aime. Cette nuit je vais te retenir le temps d'un sommeil et tu vas, comme toutes les nuits, venir habiter mon rêve.
Je suis là homme mien, toujours là. Me sens-tu? M'entends-tu? Je suis là et, du bout de mon absence, je vais vous regarder dormir. Je vous ai regardé quand nous étions là-bas, si heureux, si en paix. Je vous ai écouté dans vos sommeils. Je t'ai aimé là bas, dans la nuit étoilée et ouverte aux vents. Je t'ai aimé. Je vous ai aimés.
Quand le manque devient dur et cruel je pars là-bas... Et je te laisse clore ma bouche dans le plaisir...
Et je te regarde te réveiller.
Je t'aime, mon merveilleux. Je t'aime. Je vais t'attendre car je ne t'abandonnerai pas. Tu auras mes mots, mes mots qui te parleront de moi et qui te diront qu'une femme t'attend à l'autre bout de la terre.
Je t'aime. Ne change pas, ne change rien. Ma merveille et ma lumière.

MMD


Pour toi, pour la magie, pour la beauté, pour la musique qui a toujours été trame de nous et de notre Lettre Infinie.... Parce qu'il y aura toujours, toujours, une musique à mes mots de toi...


Je te entre-île...

Le manque... Ce dragon que je pensais avoir, non pas vaincu, mais endormi, pendant ces semaines où tu nous as appris à nous détacher... Il est là, toujours là, malgré ma bataille. Pourtant je croyais, naïvement, que je pouvais te désapprendre, dans ces jours où je ne fus que souffrances, arc boutée à mon " Laisse le partir, rends lui sa vie", toute acharnée que j'étais à ne t'offrir qu'un visage lisse et détaché, là où je n'étais que ravages et atome perdu....
Tu me manques. Comment pourrait-il en être autrement? Comment?
Je ne suis pas encore capable d'aller là bas.
Tu me manques. Dans cette vie qui est la mienne, dans ce bord du monde qui écrit à ton bord du monde à toi, tu me manques.
Tout me manque de toi, ta voix, ta façon de marcher, ta main qui effleure ma peau, ton sourire, tes yeux - oh tes yeux, ce regard que tu as repris avec toi -, tes murmures quand tu es en moi, ton odeur, la lumière de ton visage quand tu parles de ce bateau que tu rêves morceau par morceau, tes mains sur le volant quand tu m'emportais au bout du monde, là bas, ce sentiment fugitif sur tes traits quand tu écoutes nos musiques...  Je te dessine dans ma mémoire, là où tu habites désormais.
Cesserai-je jamais de t'écrire, sur ce blog qui est notre histoire? Je t'aime. Tu me manques. Membre amputé. Continent à la dérive. Orpheline. Veuve. Femme de marin. Tempêtes. Femme en amour. Femme tienne.
Tu m'as dis " j'ai été aimé". Oui et même plus : tu as été consolé, apaisé, rendu à toi-même lors de petits instants, tu t'es retrouvé avant de te perdre à nouveau, avalé par ton autre vie. Je t'ai aimé, inconditionnellement, profondément, sans deal.  Je t'ai écouté, toi l'homme que l'on n'écoutait plus. Je t'ai aimé, toi l'homme que l'on n'aime plus. Je t'ai caressé, toi l'homme fragile. Je t'ai porté pour que tu te portes. Je t'ai dis " continue à rêver, un bateau t'attend...". Je t'ai offert des mots d'amour et une Lettre Infinie à toi l'homme à qui on ne s'adresse plus qu'avec colère, méchanceté, cris, tensions, amertume, violences. Je t'ai regardé pleurer. Je t'ai regardé dans l'amour. Je t'ai désiré toi l'homme qui n'es plus désiré. Je t'ai dis " tu m'es lumières et envies et désirs et plaisirs". Je t'ai mis en mots pour que tu saches que je suis là, que je serai toujours là, pour que ces mots soient ton espace à toi, à nous, celui dans lequel tu peux venir te poser quand tu te souviendras....
Je t'ai aimé. Je t'aime. C'est écrit depuis l'avant-monde. Tu es mon atome.
Je t'aime. Tu me manques. Peut-être qu'un jour tu refermeras tes bras autour de moi. Je n'en sais rien.
Je sais une chose : je t'aime. J'ai toujours ma tête posée sur ton épaule et j'entame notre Lettre Infinie....
Je t'aime mon bel amour, ma puissance, mon homme, mon atome, mon lumineux, ma merveille.
Je t'amour, je te mots, je te distance, je te vents, je te mer, je te partir, je te entre-île, je t'aime.

MMD

jeudi 6 juillet 2017

Est-ce que je t'habite comme toi tu m'habites?
Dans ton ailleurs entends- tu mes mots?

Ma Lettre Infinie, mon amour, homme mien te souviens-tu de cette nuit là, cette nuit où mon poing s'est ouvert, cette nuit où tu as posé tes rêves au creux de mes mains et où, mots d'amour après mots d'amour, tu as dessiné un bateau, celui qui te rendrait à toi-même et qui ferait de la mer ton seul horizon, toi le prisonnier, toi le malheureux, toi le fragile, petit garçon qui joue à l'adulte presqu'austère parfois...?
Te souviens-tu? Mes souvenirs habitent-ils tes souvenirs?
Tu es là-bas...
Je t'aime. Je suis là , je reste cette femme qui t'aime et qui te dit qu'elle reste tes mots et la lumière dans tes yeux, qu'elle est là, qu'elle sera là pour les jours où tu étoufferas, les jours où tu viendras te déposer un instant en son amour. Je suis cette femme là qui va vivre pour que tu vives.
Je t'ai dit un jour, dans cette écriture de toi qui me venait à la nuit, quand tu rentrais chez toi, que nous vieillirons ensemble.
Nous vieillirons ensemble homme mien. Une mémoire se fait vie, vie pas comme les autres, mais une vie où nous nous parlerons par delà les distances, parlerons cette langue faite de silences et d'évidences. Tu me l'as apprise cette langue, comme tu m'as appris une Lettre Infinie nôtre, ce livre de nos heures... Nous vieillirons ensemble parce que c'est ainsi et que tu es l'homme de ma vie. Nous vieillirons ensemble sur l'entre- île....
Oh mon atome, mon bel amour, mon tendre amour, ma peau, mes mots, mes yeux, mon tout, tu me manques....
La manque, ce foutu manque que l'on n'apprivoise qu'à moitié...
Alors je m'en vais là-bas, dans la perfection d'un moment rare, sous une voûte étoilée et le chant des pirogues dans la nuit. Je m'en vais vers cette magie quand un homme et une femme ont regardé la nuit, allongés sous une couverture, qu'ils ont partagé un instant précieux et que tu m'as offert les Pléiades.
Je m'en vais là-bas. Je sais que tu y es encore, que nous y sommes, atomes apaisés, moment précieux.
Je m'en vais là-bas et je vais t'écouter dormir la nuit et te regarder te réveiller.
Je m'en vais là-bas, tu y es...
Je t'aime mon amant, mon amour, ma merveille, mon étoile, ma mer et tous les vents, mon homme d'éternité.
Je t'aime.
Ta main....

MMD

mercredi 5 juillet 2017

De tes eaux à mes sables...




















Continent à la dérive,
un instant devenu mon éternité

Au bout de tout, un autre tout,
frontière 
et un atome tournoie,
le voix-tu?
Infini...

Continent à la dérive
là bas, dans le sel, dans la mer,
dans le vent dans une voile,
un rire
tes yeux
et une femme devenue étoile

Continent de l'aube,
à ton corps
aux murmures
ancrages
voyages

un amour s'est fait terres lointaines,
fin des pierres, fin du monde,
fin des terres

Et moi, en mon royaume des sables
un amour couleurs des immensités
fin du monde
et, au bout, un Océan en partage

L'entends-tu?
J'ai posé sur les vagues mes chants
une Lettre Infinie
un bord de moi 
mes mains orphelines
et tout ce qui fut
et tout ce qui est
et une Constellation
des histoires de marins
et une aube dans les ailes des pélicans

De tes eaux à mes sables
les Pléiades....

Mariem mint DERWICH

(Artiste : Alexander ARCHIPENKO)


samedi 1 juillet 2017




De la douceur. Je suis devenue continent à la dérive...
Amour mien.

MMD

vendredi 30 juin 2017

Mon âme, mon coeur...

Tu es reparti mon atome. Tu as repris tes yeux, ton regard, ta peau, ta voix. Tu as repris la brume de tes yeux et tout ce qu'elle savait dire sans mot, juste une expiration vers moi couleur de mer agitée.
Le dernier jour de la terre...
Mes merveilles, mon merveilleux.
Il va me falloir apprendre l'absence, celle que même la mémoire ne peut combler. Tu ne seras plus dans cette ville, quelque part et où imaginer ta respiration me permettait de dormir.
Tu es reparti mon amour. Là bas, dans ta fin de terre à l'odeur de sel et des vagues. Tu es reparti et je m'éveille sur l'entre île. Je suis celle ci, amour mien, je suis celle qui va désormais vivre sans vivre.
Tu as repris tes yeux. Comment vais-je respirer sans eux?
Tu as repris tes larmes et cette dévastation en moi...
Tu as repris ton corps, ton murmure dans l'amour, toi en moi, cette évidence : tu m'es lumière et musiques....
Tu es reparti et ma fin de terre s'est faite désert, aridité.
Je t'ai souri, je t'ai apaisé, je t'ai permis de reprendre ta route, pour que tu puisses partir.
Je t'ai souri alors qu'en moi tout n'était que champs de ruines et larmes brûlantes, cailloux et vents glacés...
Ce matin, ton message amoureux et presque désespéré, ta façon à toi de me dire ta tristesse, ont ouvert un autre premier jour de la terre. Premier jour, dernier jour.... Et une magnifique histoire qui va se balader. Oui les continents sont petits. Toi et moi sommes continent. Le seul qui vaille, le seul qui reste à imaginer, celui qui termine et celui qui commence, celui de l'aube des mondes, quand tu ne savais pas encore que ton atome s'éveillait quelque part dans l'Infini. Toi et moi sommes continent.
Je vais t'attendre homme mien, désir mien, merveille mienne. Je vais vous attendre. Je vais continuer à vivre. Parce qu'il le faut ma belle lettre infinie. Je vais t'attendre pour les jours de pluie, les jours de manques, les jours où tu auras tellement mal que tu n'auras que tes larmes, les jours où tu penseras tout arrêter. Alors je serai là, dans ta mémoire et sur l'entre île.
Je t'aime. Je vous aime. Je t'aime mon bel amour.
Vis. Souris. Et, parfois, touche moi du bout de tes doigts, du bout de ta bouche. Comme moi je te porte en mon âme, en mon coeur.
Vis. Vis et protège les. Vis et aime moi. Vis.
Je t'aime. Ma vie. Mon tout. Homme mien.

MMD

mardi 27 juin 2017

Cormac Mc Carthy : " Il faut que tu fasses vite. Pour pouvoir être avec lui. Le serrer contre toi. Le dernier jour de la terre..."
( Extrait de "La route")

Te serrer contre moi, te dire au revoir. Nous dire au revoir. Que notre belle histoire devienne cette Lettre Infinie, la tienne, celle que je t'ai donné, celle qui te racontera, là bas, ce qui fut et combien je t'ai aimé et je t'aime.
Nous dire au revoir mon atome, mon atome, mon atome venu pour moi, pour écrire l'histoire... pour ces nuits, pour tes Je t'aime, pour l'élan.
Tu vas repartir avec tes yeux et ton regard et je vais devenir aveugle...
Le dernier jour de la terre amour mien, homme mien, atome mien....
Je t'aime.

MMD

dimanche 18 juin 2017



Parce que tu es un père formidable, parce que tu sais ouvrir tes bras pour que les enfants viennent y habiter le temps d'un amour partagé, d'un chagrin déposé, d'un sommeil au bord des yeux.
Parce qu'il y a ces liens qui jamais ne se brisent, tout ténus soient-ils parfois...
Parce que je n'ai pas de père, parce que tu es père, parce que tu es fils...
Je t'aime

MMD

samedi 17 juin 2017

Mon sang...

Dans ton Je t'aime murmuré à la nuit et au vent, dans ton regard soudain devenu étoile au souvenir d'une musique nôtre, dans ton sourire heureux j'ai posé les étincelles qui naissaient en moi...
Tu me dis " tu m'as offert un blog"... Je te dis " Je t'ai offert mon sang, ma vie et ma peau et ma langue première". Je t'ai offert ce qui danse en moi, juste à toi, ces intimes qui sont devenus chants amoureux.
En te percutant je me suis dépouillée de tout pour n'être que toi... Pour que mon coeur ne soit qu'un battement, pour que mes mots te racontent la douceur d'instants magiques. Pour que ma bouche s'ouvre et écrive, écrive, t'écrive afin que je te touche du bout des doigts, là bas dans ta solitude.
Je t'ai offert mon sang...
Partage et amour et, toujours, cet entre-deux, ce lieu ouaté, imperceptible, où je t'attends et où je raconte à la mer qu'un jour je fus allongée en ton souffle et qu'un jour tu as pleuré devant moi.
Je t'aime mon bel amour, je t'aime.
En ton regard je me brûle...
Je t'aime mon homme d'éternité.
Laisse tes yeux à mes yeux, laisse ta peau à ma peau, laisse l'amour à l'amour. Et laisse moi devenir Pléiades...
Laisse mes mains sur ton visage; elles sont mes mots; elles bercent tes peurs mon homme fragile, mon homme amour, mon homme.
Tu as souri et je me suis noyée... Tienne pour l'infini.

MMD

mardi 13 juin 2017

J'ai ta voix en médaillon, en collier souvenirs, en collier tendresse...
Se bâtir une belle histoire, de ta fin de terre à mes mondes et te porter au bout du bout, là bas, dans cet instant si fort quand tu as pris ma bouche pour la première fois.
Te porter au bout du bout, aux frontières de ce que je suis, faire de toi un centre, te ramener à mes essentiels, à la beauté, à l'amour, à la lumière...
Te porter, te retrouver dans la pénombre quand nous découvrions que nous étions atome de l'autre, quand tu as entamé tes murmures et que quelque chose s'est fissuré en moi, tremblement qui se faisait plus puissant.
Je t'aime.
Fermer les yeux, ouvrir le regard en moi, te retrouver, ton sourire là bas sur la mer, tes yeux, une intonation... Évidence, évidences...
Apprendre que l'amour est tout, qu'il permet tout, même une non vie....
Je t'aime. Tu me manques.

MMD

lundi 12 juin 2017

C'est vrai : je ne t'écris plus tous les jours. Non pas parce que les mots ne seraient plus là, chargés de toute l'émotion en moi. Mais parce qu'aux mots et à ma Lettre Infinie il faut plus loin que les silences.
Comment t'écrire ce qui vit en moi? Comment te parler, dialogue à sens unique? Comment dessiner l'empreinte des choses ?
En te rencontrant j'ai entamé une vie d'amour où je ne serais que seule gardienne de la parole à l'autre...
J'ai attendu, attendu... Attendu dans cet espace où je te portais. Attendu au long de ces heures où je ne comprenais pas. Attendu, tellement attendu... Deuil de tout, deuil de toi. Deuil de moi.
J'ai continué à t'écrire quand toi tu ne m'écrivais plus. Il y avait tout ça en moi, tout ce monde de toi.
Un mot de toi, un geste, un regard, un message libéraient mon écriture.
Je t'ai écrit, tout au long de ces mois, je t'ai même redessiné bord de moi, Lettre Infinie, poésies, musiques. Je t'ai écrit que ma vie était couleurs parce que tu avais posé l'horizon en moi. Je t'ai écrit que je t'aime; non pas d'un amour des quotidiens, non pas d'un amour des banalités et des clairs-obscurs mais d'un amour autre, magie des sens. Je t'ai bercé en mes bras, en mon amour, toi l'homme qui s'était perdu en cours de vie, toi le mal aimé, le mal caressé, le mal chéri, le mal respecté... J'ai essayé de te dire que tes rêves existent, que ta vie t'attend, que tu ne vas pas mourir d'ennui dans un couple perversité, qu'un bateau t'attend... Je t'ai dit tout cela, la force du vouloir, la cage que l'on brise, l'envol. J'ai mis tout mon amour en l'homme que tu es pour que tu vives, vives encore.  Tous mes mots pour que tu te sentes immense et affamé, tous mes mots pour que tu n'oublies pas l'homme bien que tu es...
Tu m'as permis tous ces mots.
En ces mots vers toi qui se raréfient maintenant j'entends juste une mémoire, non plus un présent.
Et un passé.
Un jour tu étais là, l'espace d'une seconde tu avais disparu, histoire mienne en perpétuel recommencement... Sans un mot, sans me dire, sans me dire...
J'ai continué ma Lettre pour qu'elle te parvienne, pour te dire que tu es mon homme, malgré les lâchetés, malgré les fuites.
Je t'aime.
Je me suis verrouillée. J'ai abdiqué fierté et amour, endossé le rôle ingrat de celle qui est silencieuse, de celle qui accepte sans demander.
Je t'aime. C'est ma vérité. Je n'y peux rien. J'ai peur de cela. Même si cet amour est feutré... Je t'aime. Ma vie, ma lumière, mon lumineux parfois si égoïste, parfois si cruel. Je t'aime tu sais.
Tu es l'homme de ma vie. Ceci ne veut pas dire que je ne vais pas continuer à vivre après toi. Cela veut dire que tu es mien, que tu feras partie de ma vie à venir, que tu seras toujours celui qui illumine mes intimes quand je le vois, celui qui a fait de ma peau une musique.
Je t'aime. Je vais vivre sans toi. Je le fais déjà, tu as décidé des règles et des questions sans réponses. Je vais vivre, te vivre. Je t'aime.
Dieu que je t'aime. Dieu que tu m'es toujours musiques.
Et je continuerai à t'écrire, de mes mondes à tes vies. Je me souviendrai qu'il y eut des heures où nous avons rêvé que nous serions, instants précieux où tout se faisait permanences...
Je me souviendrai de tes murmures, de tes urgences de nous. Quand tout était bulles et légèreté et tes regards, Mon Dieu tes regards... Ce sont eux qui m'ont allongée en toi, eux qui ont construit l'homme que j'aime.
Je t'aime. Tout est dedans... Tout : les rêves de vents, de bateau, d'abbayes à visiter, de phares, d'îles, de mers, de musiques, de paix, de douceurs, de merveilles, de rires d'enfants et de regards profonds comme des sommeils... Je t'aime homme mien, ma merveille.

MMD

jeudi 8 juin 2017

Et la musique...



Notre histoire, ce Nous élan, aura toujours eu la couleur de musiques venues de si loin qu'elles nous ont rappelés que nous sommes atomes, que nous fumes atomes qui tournent depuis la nuit du monde...
Entre les mots mystiques d'un poète persan du XIII ème siècle et la mystique d'un hymne du IV ème siècle se tisse, se raconte ce qui fut, ce qui est...
Je t'ai offert une liturgie orthodoxe belle à pleurer et je t'ai regardé être bouleversé... Comme tu le fus par les mots et la musique de Rumi.
Je n'ai eu que ça à t'offrir pour que tu gardes la lumière en toi, pour que, où que tu sois, tu te souviennes qu'une femme a ouvert tes mains pour y déposer sa langue et ses chants, ce qui fait la beauté du monde et la profondeur entre un homme et une femme venus d'ailleurs différents.
Un lien pour dire le coeur et la paix et l'amour et le désir et une histoire différente des autres.
Tu es mon amour.
Tu es mes musiques. Tu es ce lointain qui a rendu à ma vie une permanence.
Je prends ce regard que tu as eu quand tu écoutais la magie bouleversante de la liturgie de Saint Jean Chrysostome... Il m'a émue ce regard, celui que tu n'avais plus eu depuis longtemps. Il m'a ramenée à l'homme que j'aime, celui qui m'a chavirée.
Il dit, ce regard, ce bouleversement en toi, que tu n'es pas mort... Que tu sais encore entendre ce que nous deux entendons en même temps, l'éternité et l'âme et l'autre.
Il dit que tu es là, toujours.
Je t'aime... Je n'ai jamais cessé cet amour pour toi, de toi. Tu resteras mon unique, ma merveille.
Garde nous dans la musique. Souviens toi que tout fut possible. Que tout fut. Qu'il y a des rencontres qui font des vies. Souviens toi que nous fûmes atome de l'autre, urgence, absolu.
Souviens toi que ta vie m'est précieuse et que je me suis effacée pour que tu puisses vivre.
Que je t'ai attendu et que je t'attendrai dans l'entre-deux. Il est quelque part cet entre-deux, il est une île et des vents et de l'eau et le bruit de la mer...
Vis mon bel oiseau, ma passion, mon homme. Vis.
Je t'aime.
Souviens toi qu'un jour j'ai ouvert mon poing parce que ta main s'est prise entre mes lèvres.
Je t'aime.
Et n'oublie pas de revenir. Il faut que tu dises au revoir aux choses, à cet espace que tu as façonné. Juste au revoir. Pas adieu.
Tu vas repartir à tes confins, homme fragile, malheureux, condamné à la terre...
N'oublie pas l'entre-deux... N'oublie pas la musique. N'oublie pas qu'une femme t'aime. Que pour elle tu resteras son premier, son dernier, sa respiration et son ciel.
Qu'elle va continuer à vivre. Mais qu'elle sera là bas, sur cette entre île que nous avons bâtie de nos désirs et de nos amours, parce qu'il nous fallait un lieu où nous pouvions respirer...
Tu me manques tu sais. Tu me manques.
Je t'aime homme mien.

MMD

vendredi 2 juin 2017

Je te regarde me parler, j'écoute ta voix et la magie continue. Je suis là, face à toi, comme dédoublée.
Je te regarde me parler et je tais les mots qui viennent au bord de mes lèvres.
Je te regarde me parler. Je n'entends que mon Je t'aime qui tourne, tourne en moi. Il est écho de ton Je t'aime, cette façon pudique que tu as de me dire.
Je te regarde. De ce regard qui n'a jamais cessé. Tu es beau tu sais. Tu m'es beau. Mes yeux se font doigts. Ils suivent les traces de fatigue. Ils essaient d'estomper cette lassitude qui s'est inscrite au coin de ta bouche.
Je te regarde me parler et je reçois l'homme peu heureux, celui que j'ai posé en mes bras et en mes mots la première fois où tu as ouvert ma bouche.
Et ce frisson en moi, ce tressaillement des choses, ce chamboulement qui renverse tout en mes intimes.
Je te regarde me parler et je t'aime. Je t'aime. Je sais que ce Je t'aime ne me rendra pas l'homme que j'aime. Mais il est réalité...
Tu es mon intangible homme mien. Mon mien.
Je te regarde me parler et je pleure en moi : comment vas-je respirer sans toi?
Je sais la Raison, le pragmatisme. Je sais tout ceci. Je sais la brûlure et l'abandon. Je connais ce qui vient, ce qui va être si pointu que je vais maudire ma vie. Mais je sais aussi que tu es ma lumière. Que ton Je t'aime, ton regard, ce murmure qui m'a toujours chavirée, resteront mes mondes...
Tu n'es déjà plus là. Mais je t'aime. J'apprends le manque. Je m'y habitue presque. Il le faut bien amour mien. Il le faut bien.
Je te regarde me parler et je sais pourquoi je t'aime, le pourquoi de ce grand chavirement qui m'a basculée en toi.
Tu es mon homme. Tu le resteras. Je n'y peux rien. On ne choisit pas l'atome que l'on percute. On l'accepte, on le reconnaît.
Ce soir j'ai réécouté Rumi pour la première fois depuis longtemps. Parce qu'il est le lien musique entre nous, qu'il raconte que nous avons tellement aimé l'autre que nous en avons balbutié nos vies, que nous avons rêvé des courages qui n'étaient pas nôtres.
Je t'aime, même si la coupure est brutale. Vous me manquez. Un jour j'avais des espaces de vous, le lendemain j'avais les mains vides et le coeur en souffrance. Vous me manquez. Tu me manques.
Tu restes mon homme des merveilles, mon histoire si belle, celle des débuts. Tu restes tout pour moi, malgré les réalités. Tu es mon amour.
Je t'aime. Je t'aime mon homme à aimer, mon homme déchiré, mon homme fragile. Mon amour.
Mon miracle, même maintenant, même maintenant où tout s'éloigne et où je ne te vis que dans ma mémoire, long et douloureux voyage à l'envers.
Un jour je t'ai écrit qu'existe un entre-deux et que je t'y attendrai. J'y suis déjà. Et je t'attends. J'ai toute une vie encore à t'attendre.
Je t'aime.
Dieu que j'ai aimé retrouver tes yeux couleur de brumes et ta voix, et ta gestuelle et tes mots et ta présence.
Je te regarde me dire Je t'aime et je ferme les yeux....
Je t'aime mon homme, mon tout, ma vie.
Tu es mon journal d'un bord de soi... Endors moi dans ta mémoire. Je t'aime.

MMD

mardi 30 mai 2017

Parce qu'il faut des musiques... Juste des musiques pour dire ce qui vit en nous...
Parce que je ne sais t'aimer qu'aux couleurs de musiques et au bout de ma peau.

Et ma vie redevenue cet infini. Je t'aime... Mots et atomes. Et toi mon homme des lointains, aux yeux brouillards.


dimanche 28 mai 2017

Statue de pierre...













À combien de tristesses mesure t'on un battement de coeur?
À combien de solitudes raconte t'on une histoire?

Petite fille perdue, là-bas, dans la maison d'enfance,
femme puzzle,
impuissance

À combien de routes écrit-on que les mots sont des silences?

À combien d'abandons une femme s'invente-t'elle?

Dans la parole reçue, dans la parole offerte,
dans la lumière en moi, dans les profondeurs,
dans l'entre-deux pastel, fugitif, perdu, Atlantide

Se retourner, inspirer la trace de ses pas, poussières,
regarder un atome,
les yeux qui ne comprennent pas
et moi assise au bord de la route

À combien de fuites des silences ré invente t'on une langue?

À combien de pères interroger le monde?
Pour dire que le coeur s'épuise
que l'amour n'est qu'un regard qui s'éloigne un instant,
et une chaise devient vide

À combien de colères devient-on une silhouette?
S'enrouler en soi, chapelet, sables, soleils,
faire de ses doigts une lettre, un alphabet orphelin,
ouvrir sa poitrine, fermer les paupières,
écrire, écrire, écrire,
dire que rien ne s'efface, que rien ne meurt,
conte d'une petite fille dans son enfance,
cercle
pointu
sucre

À combien d'horizons colorie t'on des départs?

Mon poing se referme, il fait mal,
je suis dressée
je suis dents serrées
je suis la parole perdue
je suis l'enchaînée

À combien d'aurores une vie?

Statue de pierre...

Mariem mint DERWICH

(Artiste, Jacqueline Didsbury)










vendredi 26 mai 2017

Tu resteras l'homme de ma vie même si je sens bien que tu as perdu le chemin de moi, le chemin de nous. Tu le resteras parce que c'est comme ça et que je ne découpe pas mes sentiments et mes vécus.
Je t'ai aimé d'un amour fou, puissant, profond, empreint de tous ces gestes, de tous ces regards, de tous ces élans. Et je continue à t'aimer ainsi... Car rien ne meurt jamais vraiment. Rien.
Tu fus ma lumière, mon lumineux, mon merveilleux, ma tendresse. Tu le restes, malgré tes silences soudains.
Je n'ai jamais idéalisé cette bulle. Je t'ai regardé, ressenti, pensé, mis en mots. Je t'aime.
Tu resteras mon fragile, mon homme multiples. Je t'ai aimé ainsi. Je t'aime ainsi, quoi qu'il arrive.
Merci d'avoir été. Merci d'être. Même en ces moments où je sens bien que...
Tu me manques. L'homme que j'ai percuté un jour me manque. Tu me manques, à chaque heure, à chaque souffle. Mais je sais depuis le début... Et j'ai quand même continué l'histoire, parce qu'il le fallait, parce que les mots étaient là et mes frissons. Et parce que je ne pouvais pas passer à côté de toi et de ce nous qui fut fugitivement esquissé un jour. Je t'aime. J'ai gardé les Pléiades pour t'y vivre. Et ma Lettre Infinie, NOTRE Lettre Infinie, celle de tes mots étoiles... Et j'entends ce qui tourne en toi, tes pragmatismes, tes silences... Je t'ai toujours entendu même quand je faisais ma "bête"... Et tous ces mots qui ne sont pas sortis de ma bouche alors...
Je t'aime tu sais. Tu resteras mon premier. Celui que j'ai attendu toute ma vie. Celui qui est arrivé bien trop tard. Celui qui m'a rendue lumière et à moi.
Je t'aime homme mien. Ne l'oublie jamais. N'oublie pas celle qui a mis des horizons en tes yeux un jour. Je t'aime.
Je t'aime.

MMD

mardi 23 mai 2017

Un instant fragile et tes doigts qui ont doucement dessiné mon dos... Geste fugitif en lequel je me suis faite frisson, un seul, celui que tu as posé il y a maintenant longtemps de ça au creux de moi et qui m'habite... Juste un instant fragile, comme suspendu, léger, presqu'imperceptible... Et ce truc qui cède en moi.
En tes doigts qui m'ont effleurée j'ai retrouvé le chemin vers toi... Douceur d'un souvenir, ce frisson premier.
Un instant fragile où tes doigts ont reconnu ma peau orpheline, un instant qui est monde... Juste cette vibration pour me dire que, malgré tout, malgré tout, tout est trace de toi en moi... Je t'aime.

MMD

vendredi 19 mai 2017

Qu'est-ce que j'aime te voir rire! Et ces moments où tout est si fluide, petits bonheurs simples, sans tensions, sans cette violence sous-jacente, jamais très loin, qui plombe tout.
Je te regardais rire et tes yeux et moi emplie de bonheur... Je t'aime pour ces moments là homme mien... Je t'aime pour ton regard, pour ce tout qui rend aux choses la paix et le bonheur d'être. Je t'aime. Je t'aime et je te regarde encore et encore... Je n'en finis pas de t'aimer.
Merci d'être. Merci pour ces instants, merci pour ces heures mises en couleurs, celle de tes yeux, celle de ton rire, celle de ta tendresse...
Merci. Je t'aime. Bien avec toi dans mes espaces. Tu me fais un bien fou quand tu es cet homme détendu, apaisé, doux, plein d'humour. Je t'aime pour ce geste esquissé, ta main qui effleure mon dos, ton rire comme un baiser. Je t'aime pour l'homme que tu es. Tu es mon miracle permanent.

MMD

N'ARRÊTE PAS...








N'arrête pas le voyage
de m'aimer
nous aimer

N'arrête pas tes mains
pour conter
broder

N'arrête pas ta voix
pour dire
nous chuchoter

N'arrête pas ton regard
pour caresser
dessiner

N'arrête pas...

Dans l'absolu
toute chose
pétrie
renaît
du mot

N'arrête pas ton souffle
pour créer
nuages

N'arrête pas...

Dans la rondeur
dessinée
se tatoue
l'immensité

Mariem mint DERWICH

(Artiste, Abderrezak Hafiane)

lundi 15 mai 2017

Tu m'as dis un jour " tu es un buvard à émotions". Oui j'ai ce truc inconfortable qui fait que je ressens les choses et les gens plus que je ne le désire, comme si tout n'était qu'ondes et silences, non-dits et sentiments. Cela vient de loin. Je sais d'où. Ce fut survie pathétique et observation permanente de la part de la petite fille abandons, qui anticipait les adultes et leurs réactions. Se protéger, mendier, se protéger, mendier, éviter... Stratégies que j'ai poursuivi inconsciemment ( ou consciemment) dans ma vie de femme adulte... Se protéger, mendier, se protéger, mendier, éviter... Parfois rebondir contre un mur, buvard à coups, buvards à cris, terrifiée, absolument seule, arc-boutée sur deux choses : ne pas mourir et que les enfants n'entendent pas....
C'est ainsi que j'ai ouvert les yeux sur toi, en ce jour où tu n'étais que crispations intérieures, tristesse, tensions et que je percevais toutes ces ondes de douleur qui émanaient de toi et que personne ne semblait percevoir, sauf moi assise face à toi. Femme buvard... devenue femme en amour. Et femme toujours en ressentis.
Je t'ai aimé pour ces fragilités qui annonçaient l'homme que tu es, mille-feuilles de choses, couche après couche, non pas lisse mais empli de chemins différents...
Et ton manque d'amour... Et ta solitude, malgré tout. Et nos deux solitudes ce soir là, nos façons de mettre en mots, enfin, ce qui n'était que ravages  intérieurs... À ta solitude d'alors répondait ma solitude.
Crois-tu que je ne te ressente pas ou plus?
Crois-tu que cet homme magnifique dont je suis tombée amoureuse en cette nuit particulière, en ce grand basculement, je ne l'entends plus?
Je t'aime. Prends le ce Je t'aime. Je le pose sur ta vie, sans rien d'autre. Si tu sais entendre ce Je t'aime, tu entends l'homme que tu es.
Je suis là. Pour toi. Pour vous.
Parce que tu es ma vie. Tu es ce sang qui coule en moi. Refuse t'on son sang?
Tu es...
Tu es mon tout. Pas de puzzle des sentiments. Pas de négociations, pas de " Je prends ça, je jette ça". Je t'aime comme tu es, avec tes moments proches et tes retours vers tes lointains intérieurs, avec tes certitudes et tes doutes, avec tes histoires et tes vies, avec tes rêves et tes pragmatismes.
Je t'aime, lumineux comme sombre, murmurant comme silencieux...
Je t'aime. Là, à la lisière de ta vie actuelle. Et parce que je t'aime je n'exige rien. Je t'aime. C'est mon miracle de ma vie... Je t'aime.
Bel bel amour, homme mien, sang mien.

MMD

dimanche 14 mai 2017

Entendre ta voix a illuminé ma soirée et ma nuit qui vient. Elle est magique ta voix...
Elle comble cette semaine où je ne t'ai parlé que dans ma tête, loin de ce blog, impuissante à dire en mots....
Ta voix, ta voix... Et moi qui la reçois.
Aujourd'hui j'ai repris le chemin de ma Lettre Infinie... Déposer tout ce qui tourne en moi, savoir que tu vas me lire.
Je t'ai beaucoup écrit aujourd'hui...
je t'aime.
Femme buvard, femme qui t'aime...


Tu me manques. Je ne suis complète qu'avec toi. Si bien avec toi.
Tu me manques.
Mon amour. Mon amour. Mots simples que je répète, mantra, poème, jeux, désirs, venir vers toi, ne rien penser, juste vivre, ressentir.
Mon amour. Petits mots rabâchés mais qui font sens pour moi. Amour mien, mon amour, amour mon...
Te vivre "Mon amour" et rendre tout à la paix. Te vivre...
Tu es mon amour.
Partie prenante de ma vie, toujours là, à la lisière de mes quotidiens. Vivre, me vivre en sachant que tu es là, quelque part. Non pas penser à toi tout le temps, mais vivre cette présence de toi.
Mon amour. J'aime le déroulé de ces mots. Ils ont ta couleur. Ils sont hier et tous les "hier" et ces moments "présent". J'aime savoir que tu es mon amour. J'aime t'aimer. J'aime être aimée par toi.
Tu sais les gestes, tu sais les murmures ( ils reviennent sans cesse dans mes mots de toi ces murmures, mais tu es un homme murmures), tu sais ces sourires qui bouleversent, ces regards soudain qui empoignent mes yeux, tu sais rendre une femme heureuse. Tu me rends heureuse.
Tu es mon amour.
Je t'écoutais parler. Balancements de moi. Sensation de normalité soudaine. Moment bulle, cercle, rondeur. Un "et si..." devenu, l'espace de quelques heures, une presque banalité amoureuse... Un autre moment après les rires, le vent, l'eau, des jeux, des rires...
Tu es mon amour. Homme de ma vie, quoi qu'il arrive, quoi qu'il advienne. Amour de ma vie.
Mon amour d'homme, mon bel amour, mon homme à aimer encore et encore, mon éblouissement perpétuel, mes frissons... Aimer à en vivre, t'aimer, te vivre. Femme sous ton regard.
Je t'aime.

MMD


À chaque instant partagé il y a une musique et tous ces mots qui dansent en moi, ceux qui ne se disent pas mais qui s'écrivent. Et cette mémoire de nous qui fait de ma vie une belle histoire et tout ce qui est.
Je te vis intensément, je te ressens, je te touche avec mes yeux. Tu m'effleures et je deviens bulles en ma tête. Tu me regardes et je m'allonge dans la paix et le bonheur. 
Tu es là et je suis si bien, si bien. Tout se fait cercle et amour et tendresse. Et tes rires pour caresses.
Je tombe amoureuse de toi à l'infini. Tout le temps. Expérience puissante et étrange que cette attraction vers toi. Je n'en finis pas de te recréer. Naissance infinie. 
Il y a ces petits bonheurs, simples, qui sont vie. Encore un. Un à chérir, un à savourer. 
Je n'ai que ce Je t'aime. Il dit tout ceci et tellement plus encore. Il raconte ta voix, tes mains qui ont cette gestuelle qui me chamboule. Il dit que mon espace se fait texture à tes côtés. Que je suis là où je dois être, évidence brûlante. Il dit ce pointu des choses qui ne se feront pas mais qui sont respirations et élans. Il dit que tu es mon destin, homme venu de si loin, d'un autre monde et qui, en son regard, m'a rendue à moi-même quand je m'en allais de moi. Il dit que je suis l'autre, devenue partie de toi pour une histoire présente. 
Tu es un homme bien. 
Tu es cet homme sur l'épaule duquel j'ai posé ma tête. 
" Je suis bien avec toi" me murmures tu. Tu viens de me rendre femme, encore une fois.
Et il y a tes doigts qui cherchent les miens, qui les plient. Ma peau devient ta peau. Je m'émerveille. En moi je me fais lumière. Je voudrais que cette route ne s'arrête jamais. Je te dis que j'irais au bout du monde avec toi, que j'éprouve une confiance absolue en toi... Quelque chose cède en moi. Cette chose c'est toi.
Je regarde ton profil. Je tremble à l'intérieur. Mon coeur occupe tout mon corps. Il tape, il tape. Il me rappelle que je suis vivante et que tu m'as redonnée vie. Il tape au rythme de tous ces sentiments qui m'agitent. Je t'aime. Rien d'autre ne compte. Je t'aime.
Tu es mon absolu. Mon homme. Mon homme. Ma merveille d'homme.
Je suis si bien avec toi. Si bien. 
Je ressens cette paix de quand nous sommes ensemble, quand tout est fluide et gaité. Quand le monde retrouve ce qu'il doit être : instants bonheur, instants tranquilles, rires, silences, gestes non convenus.
Où les choses sont à leur place. Où les heures redeviennent continent, espace qui dit les habitudes qui s'installent, cette trame de l'autre, sans rugosités, sans aspérités, une histoire d'un homme à qui une femme a offert ce qu'elle a de plus intime : sa langue, ses mots, son amour, ses fragilités et ses forces.
Je te perçois alors et je deviens rires. Histoire d'une femme à qui un homme a offert une présence, une permanence, un regard et de l'amour.
Tu dors en moi, en mon sang, en mes rêves, en ma peau. Tu m'as grandie, comme tu as grandi tant de choses autour de toi.
Tu m'as appris que je pouvais être aimée. Tu m'as offert tes murmures. 
Tu resteras pour moi mon homme cadeaux, mon homme tendresse, mon homme des silences.
Mon homme qui prend ma bouche et qui ferme les yeux. Et moi qui deviens liquide et chaleur.
Un jour peut-être j'aurais une nuit de toi, une seule, une nuit à dormir dans ton souffle et dans ton odeur. Une nuit qui annoncera un réveil près de toi. Je t'ai déjà écouté dormir. Ce fut nuits étoiles. Une nuit je me suis endormie sur ton épaule, tes doigts sur moi. Cette nuit là fut abandon absolu. Et plénitude et paix  profonde. Dieu que je t'ai aimé cette nuit là... Il n'y avait plus rien d'autre que ton épaule sous ma tête, ton corps contre le mien, toi qui endurais l'inconfort pour me laisser ce moment si doux : m'endormir en toi. Ton odeur pour me bercer, ta respiration que j'écoutais et mon lâcher prise total. Je t'aime pour ces couleurs que tu poses à ma vie.
Reste mon homme des merveilles. Continue à me murmurer que je fais du bien à ta vie, à vos vies. Prends ma main en la tienne pour que mes doigts t'aiment. Embrasse moi. Que tes mains m'empoignent, qu'elles fassent de mes hanches un feu. Continue à faire de moi une femme.
À toi homme mien, à toi ma vie, à toi mes rires, à toi mes " merci", à toi tout ce qui danse en moi, à toi...
Je t'aime...

MMD




lundi 8 mai 2017

Dans cette absence présence j'ai ta voix. Je la porte aussi. Elle permet, me permet tout ta voix. J'y suis sensible. J'aimerais pouvoir la dessiner. Je la connais par coeur, chaque pause, chaque inflexion, cette manière que tu as de traîner un peu sur certaines syllabes... Je connais ta voix des quotidiens et ta voix des intimes, ta voix pendant l'amour, ce murmure qui accompagne tes yeux fermés, ce murmure qui me brûle. Ta voix qui, parfois, se fait silences et qui habite alors l'intérieur de moi.
Tu me manques. Alors je t'écoute. Et je touche ta voix avec toute la puissance de mon élan vers toi.
De tout mon manque de toi.
Je suis là, assise à ce bureau qui te raconte, juste la lampe, Calogero pour mettre ma pénombre en musique, je t'entends.
Je fais des jeux d'enfant, je me dis que si je ferme les yeux forts je sentirai tes mains sur mes épaules...
L'amour se doit d'être parfois naïf...
Et mes mots d'amour qui n'en finissent pas.
Ce Je t'aime que je te lance par delà l'absence, le manque. En espérant qu'il t'effleure où tu es. En espérant que tu m'espères, que tu m'attends dans une de nos frontières.
Je t'écris et je t'aime.
Ai je habité une de tes pensées? Me portes-tu en toi aussi? Ai- je habité une de tes nuits?
L'absence de nous te pèse -t'elle autant qu'à moi?
Vous me manquez. Tu me manques.
Je t'attends. J'attends le moment où ta bouche prendra la mienne et où je pourrais m'apaiser dans ton odeur.
Nous t'attendons, douceur et plénitude. Juste un moment suspendu où tes bras se refermeront sur moi et où tes mains se feront exigeantes et feront de moi un espace frissons...
Je t'aime. Ma vie, mon âme, mon homme, mon atome, ma brûlure...
Comment ai-je pu vivre avant toi? Tu me manques. Ils me manquent. Nous me manque. Le lieu de nous a suspendu sa respiration. Il redeviendra souffle quand tu ouvriras la porte...
Je t'aime.

MMD

samedi 6 mai 2017

D'un bord de soi à un bord de coeur....

Il me faut cette écriture de toi, celle que tu m'as permise, pour me construire un endroit de nous, un endroit où te déposer, tordre les quotidiens, m'allonger et laisser parler mes intimes.
Juste pour qu'un bleu ne soit pas qu'un bleu sur la peau, marque aiguë.
Et t'écrire, t'écrire à en perdre le souffle. Tu m'es amour et mots. Ces mots qui disent que j'étais île sous la mer, attente. Que tu m'as posée à la lumière.
Que ce voyage a commencé dans la pénombre, un soir quand, soudain, j'ai entendu ce tu murmurais et que j'ai desserré le poing.
J'entamais alors ma Lettre Infinie, dans ce pas de deux du désir de l'autre. Je me souviendrai jusqu'à ma fin, quand j'entamerai une nouvelle danse, atome en renaissance perpétuelle, de cette lame de fond quand, tout à coup, ma peau s'est faite attraction, quand je ramenais mon voile sur mon visage et que je posais mes yeux sur toi. Depuis ce regard n'a pas cessé.
Tu m'es comme cette glaise qu'un potier façonne à l'envie, faire, défaire. Je te tourne entre mes mains, je laisse, dans ma tête, mon pouce dessiner tes contours, je fais de toi un arrondi, une courbe où sensuellement je laisse traîner mes doigts. Je te sculpte, à chaque fois familier, à chaque fois neuf, à chaque fois effacer, recréer... Tu m'es infini amour mien.
Tu es belle chose qui m'est offerte.
Je t'écris sans fin... Il faut dire aux amour qu'on les aime. Il faut dire les mots de la paix, de la joie, du désir, du sexe, de la peau. Même un silence est mots... Il suffit juste de l'entendre.
Tu es vie d'ailleurs. Mais tu es venu vers moi, l'espace d'un amour étrange.
Alors je me dessine une vie, un autre monde. J'y suis bien. Je t'offre même un bébé dans ce monde. Je le porte ce ventre vie. Un seul regret, puissant, ne pas pouvoir avoir un enfant de toi, un enfant à déposer en tes yeux, en tes bras, en ton coeur. Un enfant à qui j'aurais raconté qu'un jour j'ai rencontré mon atome, qu'il était un homme magnifique, un homme tendresse, un homme si fort qu'il en était fragile, un homme souffrances et blessures de l'âme et du corps, un homme qui était un bel oiseau, un homme de l'horizon, des vents, de la liberté, du sel, de l'eau, du ciel et des étoiles... Un homme qui s'était abandonné à mon amour, un homme que j'ai porté comme un collier, que j'étais plénitude près de lui. Qu'il m'a même offert et permis du talent car il a cru en moi.
Que j'ai écrit à cet homme pour qu'il ne s'oublie pas, pour qu'il tienne bon, pour que ses rêves ne soient pas morts, pour lui dire qu'il peut tout, qu'il a une vie devant lui, une vie de balades à empoigner le ciel et la mer. Que j'ai aimé cet homme qui m'a offert une Constellation pour que je le vive quand tout sera douloureux et absence. Qu'il a déposé des étoiles dans ma mémoire pour y pleurer et l'aimer et lui dire qu'il est homme de toutes mes vies, le premier, le dernier, mon immensité et ma respiration. Que je m'étais abandonnée à lui, totalement, qu'il aurait pu m'emporter au bout de l'horizon, que je n'ai jamais eu peur avec lui. Il fut, tu es, mon magicien et ma merveille.
Que je lui ai fait l'amour à cet homme, que je lui ai dit qu'il fut mon premier, ma magie.
Je lui aurais raconté ta voix, tes rires, ta bouche, ta gentillesse, tous ces trucs que tu sais faire.
Oui, je lui aurais dit tes mains, parce que tu m'as recollée patiemment, morceau par morceau, amoureusement.
Je t'aime mon amant amour, ma force, mon rocher, mon océan.

MMD


Papillon...













Attraper ton rire
le déposer à mes doigts oiseaux
le chatouiller au creux de mon cou
le balader au long de mes lèvres

Une voix rend l'obscurité à la lumière

Et une vague danse en moi

Enfermer un soupir
là, au coin de mes paupières,
mes yeux deviennent tes yeux
frissons
tu ris, je vole

Mots d'amour d'une chanson naïve

Une courbe appelle ma main
j'ai le bonheur voyageur
délié, pli, détours
une senteur
tu ris, je deviens ciel

Écrire l'aimé et tous les désirs
m'endormir en ton épaule
j'y ai inscris mon nom

l'aimé et l'amour

Tu ris, mes doigts s'envolent
une aile déchire un nuage
j'entends tout, le soyeux d'une caresse,
le bruissement d'un pas
la ronde du rire d'une enfant
je t'aime

Un instant s'est arrêté
je te regarde
je suis femme debout

Fermer les yeux
un papillon habite mon ventre

A ton oreille ma langue raconte
aimé, aimé, aimé

Tu ris, ma nuque ploie
j'ouvre mes bras
et tu deviens mémoire

Referme les mains sur moi

Une femme tutoie le monde
amante
amour et désir
aimé
tu...

Mariem mint DERWICH

(Artiste Ryan Hewett)


vendredi 5 mai 2017

Tu dis " J'aime t'entendre rire"...
Je dis " J'aime ce rire, j'aime rire avec toi".
J'aime cette joie profonde et si simple, rire avec toi. Ma joie et ma paix. Juste être là, avoir dit enfin, avoir osé, évacuer ma peur de la parole et te vivre, nous vivre, en ce bonheur qui met des étincelles en moi.
Je ris et je le sens ce rire. Il est comme une vague. Je suis bien avec toi dans mes parages, à la limite de ma peau, à la limite de ce qui te fait, ce qui me touche tant.
Les mois ont passé et tu m'es toujours autant magie et joie. Je ne sais pas l'exprimer parfois, encore engluée que je suis dans mes stratégies de survie héritées de ma vie d'avant.
Les mois ont passé mon homme et je suis là, à t'aimer encore et encore, à devenir lumière sous tes yeux.
Les mois ont passé et je te découvre toujours, permanences de toi et petites choses qui te brodent : cet amour aux autres, cette force, ce calme, cette expression qui fait de tes yeux ma mer, tes mains qui dessinent mes mondes, tes rires, tes agacements parfois, cette expression de ta bouche qui me rend enfant heureuse et femme bonheur et désirs...
Et je me liquéfie toujours face à toi.
Les mois passent et je te porte, ma belle belle histoire. Mon inachevé et ma passion, mon bel amour.
Je te connais par coeur tu sais. Je suis ultra sensible à tout de toi.
Je ne connaissais pas ce bouleversement total, cette ré écriture de soi qu'est le sentiment d'amour.
Je le vis maintenant. Et j'en suis autre. Tu me fais, amour mien. Tu me fais.
Je refuse de regarder plus loin que demain. Je ne veux que t'aimer et te dire, te dire toutes ces choses que je t'ai dites tout au long de ma vie, quand tu étais encore si loin mais que tu as empêché que je m'en aille vraiment, que je saute de la falaise. Je t'ai tellement parlé tu sais.
Et je continue ces mots. Tu ne sauras jamais combien j'ai failli m'effacer complètement à mon arrivée ici, combien je me suis accrochée à ta main qui avait prise la mienne, combien j'ai remonté pallier par pallier à chaque fois que je sentais ta présence. Tu ne sauras jamais la souffrance et la sensation de n'être plus rien, cette urgence à partir enfin. Tu ne sauras jamais combien même un petit message sur le téléphone a éloigné le néant. Tu ne sauras jamais... Mais tu dois ne jamais oublier que tu m'as sauvée. Parce que c'est toi et que tu as tout cet amour en toi, toute cette tendresse, toutes ces choses fragiles qui sont toi... Et que ton "Je t'aime" m'a murmuré qu'il me fallait m'accrocher dans ce monde où je ne me sentais qu'en transit de moi, que je vivais tout comme dédoublée. Tu as pris soin de moi à ce moment là. Tu as été là. Tu m'as tirée de l'obscurité.
Tu as pris soin de moi. J'ai eu tes bras et ton corps et ton odeur, et ta bouche et tes mots chuchotés pour refuge. Je t'aime pour tout ceci. Et je rêve de toi. De toi... J'attends que tes bras se ré ouvrent. Que tu poses tes mains sur mes hanches.... Et je redeviens femme moiteur, femme amoureuse et désirs...
 Laisse ma tête au creux de ton épaule. J'y suis si bien. Pense à moi.
Je t'écris de ce bureau qui m'est miracle de toi et cadeau immense. Je t'écris pour que mes mains orphelines de ta peau te touchent, t'effleurent, qu'elles te racontent que je t'aime, que tu es mon homme bien, mon homme confiance, mon amour. Et que même si les mots d'amour semblent naïfs je n'ai qu'eux.
Je t'aime parce que tu es homme à aimer. Et je t'aime, comme mien, comme coeur, comme naissance.
Pense à moi, là bas. Pense à moi qui fais de toi mon univers.
Je t'aime.
Merci de me rendre heureuse. Merci pour toi, mon espérance et mon homme rêvé. Merci d'être dans ma vie. Merci pour tout.
Pense à moi. J'ai besoin de toi. Ceci est ma faiblesse et ma fierté. Ma fierté.
Je t'aime.

MMD

mardi 2 mai 2017

Toujours cette sensation d'allers retours permanents en moi, entre ma raison et ma passion. Percuter tous mes bords... Et toi en centre de tout.
Quand la raison me parle, je n'entends que mon coeur. Pourrais-je vivre sans coeur? Pourrais-je vivre sans toi en Lettre Infinie? Pourrais-je respirer? Pourrais-je voir et sentir?
Toi en centre de tout, de mes vies devenues cet espace que tu habites.
Ne rien avoir, tout posséder quand même. Rien et tout. Moments beaux et fragiles. Si fragiles.
Je possède le regard que tu as posé sur moi, celui qui est là quand je ferme les yeux, ces moments intenses où tes yeux accrochaient mes yeux et que le monde s'effaçait autour pour renaître en moi et sur ma peau.
Il est à moi ce regard, tu ne pourras jamais me l'enlever. Comme mes mots sont à toi.
Je suis là, à une frontière où je ne parle pas, où j'attends. J'y ai mis de la musique pour la couleur et pour que le temps soit moins pointu.
Je suis là. Je serai toujours là pour toi, quand rien n'ira dans ta vie ( et tu auras de ces moments désespoir), quand tu auras besoin de savoir qu'une femme t'aime tellement qu'elle s'est effacée au reste des choses pour être ton refuge, ton coeur, des bras, une présence...
Je t'aime. Je suis bien dans cet amour , malgré les manques.
Parfois je te les dis ces manques, ma faim d'amour. Parfois je les tais. Parfois je les vis.
Et, parfois, j'ai ce petit geste qui m'apaise, cette petite urgence de moi qui me rend si heureuse.
Je t'aime mon homme de l'horizon, mon homme tout simplement, mon amour de ma vie.
Je suis assise à ce bureau, dans la musique de nous. Je te rêve. Je te pense. Je te sens. Je t'écris.
Je t'aime.

MMD

lundi 1 mai 2017

Le secret chuchoté...













Dans un mot murmuré au creux de ta paume
j'ai déposé ton nom, ce nom qui ne se dit qu'au fond de moi
là où tout est eau, tout est sommeil, tout est regard

Ce petit nom que j'ai promené sur ta peau
à ta nuque, à tes cuisses, à ton cou, à tes paupières
mes doigts faits calame et plume

Dans le creux de cette paume j'ai dessiné ce petit nom
irisé de ma salive, douceur de ma bouche
ligne de vie, ligne de mort

Je porte ce petit nom des sables, vertige d'une dune
un grain sur mes yeux, odeurs, tournoiements
une perle s'est faite marine

Ce petit nom que je chuchote au long des secondes
je le poserai à tes lèvres
au dernier de tes souffles
au début de ton nouveau voyage
quand tu repartiras atome tournoyant

Il faut un secret à l'amour et au désir
il le faut
pour que l'aimé, pour que l'amant, pour que ma vie
ne soient que cette poésie perpétuelle
pour qu'une aimée, pour qu'une amante, pour que ta vie
deviennent livre des heures, livres des plaisirs, livre des confins

Ce petit nom, ce petit nom si chaud,
je l'allonge à tes cils
je m'endors en lui
tu es devenu ma langue des profondeurs
mon alphabet et mon arrondi

Petit nom, petit nom, va effleurer l'homme des merveilles
dis lui qu'en mes bras il est
qu'une amoureuse danse le monde
dis lui que l'amour n'est qu'un atome devenu désir et infini
dis lui qu'une fin de terre n'est qu'un nouvel horizon
dis lui qu'il est mon Alif et toutes les lettres
toutes mes langues
et le frisson au creux de mes reins

Dis lui, à l'aimé, à l'amant, à l'amour, à l'homme mien

Dis lui Aime et ne reviens pas des terres lointaines

Mariem mint DERWICH

(Artiste Amy SOW)

ADONIS :"
"...Ouvre tes bras
j'aime voir comment tremble entre eux ma mémoire..."

dimanche 30 avril 2017

Mon île...













Tu es odeurs, je deviens mousse et terre et argile
Tu es mon île, une marée qui va et vient
des vents jouent dans mes cheveux

Tu es sel, je me fais eaux et vague et écume
A l'arrondi de ton épaule je pose ma bouche
Je m'endors dans un regard

Tu es cet oiseau que je regarde
mes chevilles jouent le monde
tu dors sur mes rivages

Tu es le ciel et les étoiles et les nuits et les jours
je pose mes mains à mon ventre
un papillon s'envole

Tu es silhouette sur mes murs
je rentre à la maison
un lit, une table, une odeur m'attendent
les fenêtres sont ouvertes
j'allonge une couleur au bout d'un parfum

Tu es ma balade amoureuse, un sentier côtier, une senteur marine
une musique te raconte
ma mémoire se déploie, tu es elle, elle est toi
et moi, petite chose qui parle de l'amour
je rentre à la maison
il y a des silences immenses comme des temples
et des rires pour faire des heures une portée en pointillés

Tu es ma lecture, ta nuque penchée et cette tendresse au bord des yeux
petits plis, ta bouche, ton nez, cette ombre sous les yeux
je deviens profondeurs
je m'efface comme un tableau noir
je suis craie et peau

Tu es ces embruns sur mon visage, salé, sucré, doux, amer,
je ris, je ris, je ris
l'horizon devient mien
tu as libéré l'oiseau 
je t'aime en ces bruits du monde

Tu es cette forme pastel, beignet, force, fragilités
tu es mon désir d'aurores, le sucre à ma bouche,
un soupir volé à tes lèvres
et ton corps pour trame de mes amours, trame de mes infinis

Tu es mon Je t'aime bleu et mers lointaines
des tempêtes te racontent et j'écoute 

Tu es ma vie et toutes mes vies
je rêve à l'enfant
un homme a franchi mes frontières
il a déposé mon coeur en ses mains

Un jour il a pris ma bouche
je me suis éveillée femme tournoyante
il a modelé mes pleurs, a enfermé mes terreurs,

Il m'a dit Je t'aime, ange mien

Depuis, je suis naissance perpétuelle
aube du monde
et été et hiver et automne

En mon île de cet homme, je rentre à la maison

Mariem mint DERWICH

( Artiste Jacques Chauvenet)