vendredi 26 mai 2017

Tu resteras l'homme de ma vie même si je sens bien que tu as perdu le chemin de moi, le chemin de nous. Tu le resteras parce que c'est comme ça et que je ne découpe pas mes sentiments et mes vécus.
Je t'ai aimé d'un amour fou, puissant, profond, empreint de tous ces gestes, de tous ces regards, de tous ces élans. Et je continue à t'aimer ainsi... Car rien ne meurt jamais vraiment. Rien.
Tu fus ma lumière, mon lumineux, mon merveilleux, ma tendresse. Tu le restes, malgré tes silences soudains.
Je n'ai jamais idéalisé cette bulle. Je t'ai regardé, ressenti, pensé, mis en mots. Je t'aime.
Tu resteras mon fragile, mon homme multiples. Je t'ai aimé ainsi. Je t'aime ainsi, quoi qu'il arrive.
Merci d'avoir été. Merci d'être. Même en ces moments où je sens bien que...
Tu me manques. L'homme que j'ai percuté un jour me manque. Tu me manques, à chaque heure, à chaque souffle. Mais je sais depuis le début... Et j'ai quand même continué l'histoire, parce qu'il le fallait, parce que les mots étaient là et mes frissons. Et parce que je ne pouvais pas passer à côté de toi et de ce nous qui fut fugitivement esquissé un jour. Je t'aime. J'ai gardé les Pléiades pour t'y vivre. Et ma Lettre Infinie, NOTRE Lettre Infinie, celle de tes mots étoiles... Et j'entends ce qui tourne en toi, tes pragmatismes, tes silences... Je t'ai toujours entendu même quand je faisais ma "bête"... Et tous ces mots qui ne sont pas sortis de ma bouche alors...
Je t'aime tu sais. Tu resteras mon premier. Celui que j'ai attendu toute ma vie. Celui qui est arrivé bien trop tard. Celui qui m'a rendue lumière et à moi.
Je t'aime homme mien. Ne l'oublie jamais. N'oublie pas celle qui a mis des horizons en tes yeux un jour. Je t'aime.
Je t'aime.

MMD

mardi 23 mai 2017

Un instant fragile et tes doigts qui ont doucement dessiné mon dos... Geste fugitif en lequel je me suis faite frisson, un seul, celui que tu as posé il y a maintenant longtemps de ça au creux de moi et qui m'habite... Juste un instant fragile, comme suspendu, léger, presqu'imperceptible... Et ce truc qui cède en moi.
En tes doigts qui m'ont effleurée j'ai retrouvé le chemin vers toi... Douceur d'un souvenir, ce frisson premier.
Un instant fragile où tes doigts ont reconnu ma peau orpheline, un instant qui est monde... Juste cette vibration pour me dire que, malgré tout, malgré tout, tout est trace de toi en moi... Je t'aime.

MMD

vendredi 19 mai 2017

Qu'est-ce que j'aime te voir rire! Et ces moments où tout est si fluide, petits bonheurs simples, sans tensions, sans cette violence sous-jacente, jamais très loin, qui plombe tout.
Je te regardais rire et tes yeux et moi emplie de bonheur... Je t'aime pour ces moments là homme mien... Je t'aime pour ton regard, pour ce tout qui rend aux choses la paix et le bonheur d'être. Je t'aime. Je t'aime et je te regarde encore et encore... Je n'en finis pas de t'aimer.
Merci d'être. Merci pour ces instants, merci pour ces heures mises en couleurs, celle de tes yeux, celle de ton rire, celle de ta tendresse...
Merci. Je t'aime. Bien avec toi dans mes espaces. Tu me fais un bien fou quand tu es cet homme détendu, apaisé, doux, plein d'humour. Je t'aime pour ce geste esquissé, ta main qui effleure mon dos, ton rire comme un baiser. Je t'aime pour l'homme que tu es. Tu es mon miracle permanent.

MMD

N'ARRÊTE PAS...








N'arrête pas le voyage
de m'aimer
nous aimer

N'arrête pas tes mains
pour conter
broder

N'arrête pas ta voix
pour dire
nous chuchoter

N'arrête pas ton regard
pour caresser
dessiner

N'arrête pas...

Dans l'absolu
toute chose
pétrie
renaît
du mot

N'arrête pas ton souffle
pour créer
nuages

N'arrête pas...

Dans la rondeur
dessinée
se tatoue
l'immensité

Mariem mint DERWICH

(Artiste, Abderrezak Hafiane)

lundi 15 mai 2017

Tu m'as dis un jour " tu es un buvard à émotions". Oui j'ai ce truc inconfortable qui fait que je ressens les choses et les gens plus que je ne le désire, comme si tout n'était qu'ondes et silences, non-dits et sentiments. Cela vient de loin. Je sais d'où. Ce fut survie pathétique et observation permanente de la part de la petite fille abandons, qui anticipait les adultes et leurs réactions. Se protéger, mendier, se protéger, mendier, éviter... Stratégies que j'ai poursuivi inconsciemment ( ou consciemment) dans ma vie de femme adulte... Se protéger, mendier, se protéger, mendier, éviter... Parfois rebondir contre un mur, buvard à coups, buvards à cris, terrifiée, absolument seule, arc-boutée sur deux choses : ne pas mourir et que les enfants n'entendent pas....
C'est ainsi que j'ai ouvert les yeux sur toi, en ce jour où tu n'étais que crispations intérieures, tristesse, tensions et que je percevais toutes ces ondes de douleur qui émanaient de toi et que personne ne semblait percevoir, sauf moi assise face à toi. Femme buvard... devenue femme en amour. Et femme toujours en ressentis.
Je t'ai aimé pour ces fragilités qui annonçaient l'homme que tu es, mille-feuilles de choses, couche après couche, non pas lisse mais empli de chemins différents...
Et ton manque d'amour... Et ta solitude, malgré tout. Et nos deux solitudes ce soir là, nos façons de mettre en mots, enfin, ce qui n'était que ravages  intérieurs... À ta solitude d'alors répondait ma solitude.
Crois-tu que je ne te ressente pas ou plus?
Crois-tu que cet homme magnifique dont je suis tombée amoureuse en cette nuit particulière, en ce grand basculement, je ne l'entends plus?
Je t'aime. Prends le ce Je t'aime. Je le pose sur ta vie, sans rien d'autre. Si tu sais entendre ce Je t'aime, tu entends l'homme que tu es.
Je suis là. Pour toi. Pour vous.
Parce que tu es ma vie. Tu es ce sang qui coule en moi. Refuse t'on son sang?
Tu es...
Tu es mon tout. Pas de puzzle des sentiments. Pas de négociations, pas de " Je prends ça, je jette ça". Je t'aime comme tu es, avec tes moments proches et tes retours vers tes lointains intérieurs, avec tes certitudes et tes doutes, avec tes histoires et tes vies, avec tes rêves et tes pragmatismes.
Je t'aime, lumineux comme sombre, murmurant comme silencieux...
Je t'aime. Là, à la lisière de ta vie actuelle. Et parce que je t'aime je n'exige rien. Je t'aime. C'est mon miracle de ma vie... Je t'aime.
Bel bel amour, homme mien, sang mien.

MMD

dimanche 14 mai 2017

Entendre ta voix a illuminé ma soirée et ma nuit qui vient. Elle est magique ta voix...
Elle comble cette semaine où je ne t'ai parlé que dans ma tête, loin de ce blog, impuissante à dire en mots....
Ta voix, ta voix... Et moi qui la reçois.
Aujourd'hui j'ai repris le chemin de ma Lettre Infinie... Déposer tout ce qui tourne en moi, savoir que tu vas me lire.
Je t'ai beaucoup écrit aujourd'hui...
je t'aime.
Femme buvard, femme qui t'aime...


Tu me manques. Je ne suis complète qu'avec toi. Si bien avec toi.
Tu me manques.
Mon amour. Mon amour. Mots simples que je répète, mantra, poème, jeux, désirs, venir vers toi, ne rien penser, juste vivre, ressentir.
Mon amour. Petits mots rabâchés mais qui font sens pour moi. Amour mien, mon amour, amour mon...
Te vivre "Mon amour" et rendre tout à la paix. Te vivre...
Tu es mon amour.
Partie prenante de ma vie, toujours là, à la lisière de mes quotidiens. Vivre, me vivre en sachant que tu es là, quelque part. Non pas penser à toi tout le temps, mais vivre cette présence de toi.
Mon amour. J'aime le déroulé de ces mots. Ils ont ta couleur. Ils sont hier et tous les "hier" et ces moments "présent". J'aime savoir que tu es mon amour. J'aime t'aimer. J'aime être aimée par toi.
Tu sais les gestes, tu sais les murmures ( ils reviennent sans cesse dans mes mots de toi ces murmures, mais tu es un homme murmures), tu sais ces sourires qui bouleversent, ces regards soudain qui empoignent mes yeux, tu sais rendre une femme heureuse. Tu me rends heureuse.
Tu es mon amour.
Je t'écoutais parler. Balancements de moi. Sensation de normalité soudaine. Moment bulle, cercle, rondeur. Un "et si..." devenu, l'espace de quelques heures, une presque banalité amoureuse... Un autre moment après les rires, le vent, l'eau, des jeux, des rires...
Tu es mon amour. Homme de ma vie, quoi qu'il arrive, quoi qu'il advienne. Amour de ma vie.
Mon amour d'homme, mon bel amour, mon homme à aimer encore et encore, mon éblouissement perpétuel, mes frissons... Aimer à en vivre, t'aimer, te vivre. Femme sous ton regard.
Je t'aime.

MMD


À chaque instant partagé il y a une musique et tous ces mots qui dansent en moi, ceux qui ne se disent pas mais qui s'écrivent. Et cette mémoire de nous qui fait de ma vie une belle histoire et tout ce qui est.
Je te vis intensément, je te ressens, je te touche avec mes yeux. Tu m'effleures et je deviens bulles en ma tête. Tu me regardes et je m'allonge dans la paix et le bonheur. 
Tu es là et je suis si bien, si bien. Tout se fait cercle et amour et tendresse. Et tes rires pour caresses.
Je tombe amoureuse de toi à l'infini. Tout le temps. Expérience puissante et étrange que cette attraction vers toi. Je n'en finis pas de te recréer. Naissance infinie. 
Il y a ces petits bonheurs, simples, qui sont vie. Encore un. Un à chérir, un à savourer. 
Je n'ai que ce Je t'aime. Il dit tout ceci et tellement plus encore. Il raconte ta voix, tes mains qui ont cette gestuelle qui me chamboule. Il dit que mon espace se fait texture à tes côtés. Que je suis là où je dois être, évidence brûlante. Il dit ce pointu des choses qui ne se feront pas mais qui sont respirations et élans. Il dit que tu es mon destin, homme venu de si loin, d'un autre monde et qui, en son regard, m'a rendue à moi-même quand je m'en allais de moi. Il dit que je suis l'autre, devenue partie de toi pour une histoire présente. 
Tu es un homme bien. 
Tu es cet homme sur l'épaule duquel j'ai posé ma tête. 
" Je suis bien avec toi" me murmures tu. Tu viens de me rendre femme, encore une fois.
Et il y a tes doigts qui cherchent les miens, qui les plient. Ma peau devient ta peau. Je m'émerveille. En moi je me fais lumière. Je voudrais que cette route ne s'arrête jamais. Je te dis que j'irais au bout du monde avec toi, que j'éprouve une confiance absolue en toi... Quelque chose cède en moi. Cette chose c'est toi.
Je regarde ton profil. Je tremble à l'intérieur. Mon coeur occupe tout mon corps. Il tape, il tape. Il me rappelle que je suis vivante et que tu m'as redonnée vie. Il tape au rythme de tous ces sentiments qui m'agitent. Je t'aime. Rien d'autre ne compte. Je t'aime.
Tu es mon absolu. Mon homme. Mon homme. Ma merveille d'homme.
Je suis si bien avec toi. Si bien. 
Je ressens cette paix de quand nous sommes ensemble, quand tout est fluide et gaité. Quand le monde retrouve ce qu'il doit être : instants bonheur, instants tranquilles, rires, silences, gestes non convenus.
Où les choses sont à leur place. Où les heures redeviennent continent, espace qui dit les habitudes qui s'installent, cette trame de l'autre, sans rugosités, sans aspérités, une histoire d'un homme à qui une femme a offert ce qu'elle a de plus intime : sa langue, ses mots, son amour, ses fragilités et ses forces.
Je te perçois alors et je deviens rires. Histoire d'une femme à qui un homme a offert une présence, une permanence, un regard et de l'amour.
Tu dors en moi, en mon sang, en mes rêves, en ma peau. Tu m'as grandie, comme tu as grandi tant de choses autour de toi.
Tu m'as appris que je pouvais être aimée. Tu m'as offert tes murmures. 
Tu resteras pour moi mon homme cadeaux, mon homme tendresse, mon homme des silences.
Mon homme qui prend ma bouche et qui ferme les yeux. Et moi qui deviens liquide et chaleur.
Un jour peut-être j'aurais une nuit de toi, une seule, une nuit à dormir dans ton souffle et dans ton odeur. Une nuit qui annoncera un réveil près de toi. Je t'ai déjà écouté dormir. Ce fut nuits étoiles. Une nuit je me suis endormie sur ton épaule, tes doigts sur moi. Cette nuit là fut abandon absolu. Et plénitude et paix  profonde. Dieu que je t'ai aimé cette nuit là... Il n'y avait plus rien d'autre que ton épaule sous ma tête, ton corps contre le mien, toi qui endurais l'inconfort pour me laisser ce moment si doux : m'endormir en toi. Ton odeur pour me bercer, ta respiration que j'écoutais et mon lâcher prise total. Je t'aime pour ces couleurs que tu poses à ma vie.
Reste mon homme des merveilles. Continue à me murmurer que je fais du bien à ta vie, à vos vies. Prends ma main en la tienne pour que mes doigts t'aiment. Embrasse moi. Que tes mains m'empoignent, qu'elles fassent de mes hanches un feu. Continue à faire de moi une femme.
À toi homme mien, à toi ma vie, à toi mes rires, à toi mes " merci", à toi tout ce qui danse en moi, à toi...
Je t'aime...

MMD




lundi 8 mai 2017

Dans cette absence présence j'ai ta voix. Je la porte aussi. Elle permet, me permet tout ta voix. J'y suis sensible. J'aimerais pouvoir la dessiner. Je la connais par coeur, chaque pause, chaque inflexion, cette manière que tu as de traîner un peu sur certaines syllabes... Je connais ta voix des quotidiens et ta voix des intimes, ta voix pendant l'amour, ce murmure qui accompagne tes yeux fermés, ce murmure qui me brûle. Ta voix qui, parfois, se fait silences et qui habite alors l'intérieur de moi.
Tu me manques. Alors je t'écoute. Et je touche ta voix avec toute la puissance de mon élan vers toi.
De tout mon manque de toi.
Je suis là, assise à ce bureau qui te raconte, juste la lampe, Calogero pour mettre ma pénombre en musique, je t'entends.
Je fais des jeux d'enfant, je me dis que si je ferme les yeux forts je sentirai tes mains sur mes épaules...
L'amour se doit d'être parfois naïf...
Et mes mots d'amour qui n'en finissent pas.
Ce Je t'aime que je te lance par delà l'absence, le manque. En espérant qu'il t'effleure où tu es. En espérant que tu m'espères, que tu m'attends dans une de nos frontières.
Je t'écris et je t'aime.
Ai je habité une de tes pensées? Me portes-tu en toi aussi? Ai- je habité une de tes nuits?
L'absence de nous te pèse -t'elle autant qu'à moi?
Vous me manquez. Tu me manques.
Je t'attends. J'attends le moment où ta bouche prendra la mienne et où je pourrais m'apaiser dans ton odeur.
Nous t'attendons, douceur et plénitude. Juste un moment suspendu où tes bras se refermeront sur moi et où tes mains se feront exigeantes et feront de moi un espace frissons...
Je t'aime. Ma vie, mon âme, mon homme, mon atome, ma brûlure...
Comment ai-je pu vivre avant toi? Tu me manques. Ils me manquent. Nous me manque. Le lieu de nous a suspendu sa respiration. Il redeviendra souffle quand tu ouvriras la porte...
Je t'aime.

MMD

samedi 6 mai 2017

D'un bord de soi à un bord de coeur....

Il me faut cette écriture de toi, celle que tu m'as permise, pour me construire un endroit de nous, un endroit où te déposer, tordre les quotidiens, m'allonger et laisser parler mes intimes.
Juste pour qu'un bleu ne soit pas qu'un bleu sur la peau, marque aiguë.
Et t'écrire, t'écrire à en perdre le souffle. Tu m'es amour et mots. Ces mots qui disent que j'étais île sous la mer, attente. Que tu m'as posée à la lumière.
Que ce voyage a commencé dans la pénombre, un soir quand, soudain, j'ai entendu ce tu murmurais et que j'ai desserré le poing.
J'entamais alors ma Lettre Infinie, dans ce pas de deux du désir de l'autre. Je me souviendrai jusqu'à ma fin, quand j'entamerai une nouvelle danse, atome en renaissance perpétuelle, de cette lame de fond quand, tout à coup, ma peau s'est faite attraction, quand je ramenais mon voile sur mon visage et que je posais mes yeux sur toi. Depuis ce regard n'a pas cessé.
Tu m'es comme cette glaise qu'un potier façonne à l'envie, faire, défaire. Je te tourne entre mes mains, je laisse, dans ma tête, mon pouce dessiner tes contours, je fais de toi un arrondi, une courbe où sensuellement je laisse traîner mes doigts. Je te sculpte, à chaque fois familier, à chaque fois neuf, à chaque fois effacer, recréer... Tu m'es infini amour mien.
Tu es belle chose qui m'est offerte.
Je t'écris sans fin... Il faut dire aux amour qu'on les aime. Il faut dire les mots de la paix, de la joie, du désir, du sexe, de la peau. Même un silence est mots... Il suffit juste de l'entendre.
Tu es vie d'ailleurs. Mais tu es venu vers moi, l'espace d'un amour étrange.
Alors je me dessine une vie, un autre monde. J'y suis bien. Je t'offre même un bébé dans ce monde. Je le porte ce ventre vie. Un seul regret, puissant, ne pas pouvoir avoir un enfant de toi, un enfant à déposer en tes yeux, en tes bras, en ton coeur. Un enfant à qui j'aurais raconté qu'un jour j'ai rencontré mon atome, qu'il était un homme magnifique, un homme tendresse, un homme si fort qu'il en était fragile, un homme souffrances et blessures de l'âme et du corps, un homme qui était un bel oiseau, un homme de l'horizon, des vents, de la liberté, du sel, de l'eau, du ciel et des étoiles... Un homme qui s'était abandonné à mon amour, un homme que j'ai porté comme un collier, que j'étais plénitude près de lui. Qu'il m'a même offert et permis du talent car il a cru en moi.
Que j'ai écrit à cet homme pour qu'il ne s'oublie pas, pour qu'il tienne bon, pour que ses rêves ne soient pas morts, pour lui dire qu'il peut tout, qu'il a une vie devant lui, une vie de balades à empoigner le ciel et la mer. Que j'ai aimé cet homme qui m'a offert une Constellation pour que je le vive quand tout sera douloureux et absence. Qu'il a déposé des étoiles dans ma mémoire pour y pleurer et l'aimer et lui dire qu'il est homme de toutes mes vies, le premier, le dernier, mon immensité et ma respiration. Que je m'étais abandonnée à lui, totalement, qu'il aurait pu m'emporter au bout de l'horizon, que je n'ai jamais eu peur avec lui. Il fut, tu es, mon magicien et ma merveille.
Que je lui ai fait l'amour à cet homme, que je lui ai dit qu'il fut mon premier, ma magie.
Je lui aurais raconté ta voix, tes rires, ta bouche, ta gentillesse, tous ces trucs que tu sais faire.
Oui, je lui aurais dit tes mains, parce que tu m'as recollée patiemment, morceau par morceau, amoureusement.
Je t'aime mon amant amour, ma force, mon rocher, mon océan.

MMD


Papillon...













Attraper ton rire
le déposer à mes doigts oiseaux
le chatouiller au creux de mon cou
le balader au long de mes lèvres

Une voix rend l'obscurité à la lumière

Et une vague danse en moi

Enfermer un soupir
là, au coin de mes paupières,
mes yeux deviennent tes yeux
frissons
tu ris, je vole

Mots d'amour d'une chanson naïve

Une courbe appelle ma main
j'ai le bonheur voyageur
délié, pli, détours
une senteur
tu ris, je deviens ciel

Écrire l'aimé et tous les désirs
m'endormir en ton épaule
j'y ai inscris mon nom

l'aimé et l'amour

Tu ris, mes doigts s'envolent
une aile déchire un nuage
j'entends tout, le soyeux d'une caresse,
le bruissement d'un pas
la ronde du rire d'une enfant
je t'aime

Un instant s'est arrêté
je te regarde
je suis femme debout

Fermer les yeux
un papillon habite mon ventre

A ton oreille ma langue raconte
aimé, aimé, aimé

Tu ris, ma nuque ploie
j'ouvre mes bras
et tu deviens mémoire

Referme les mains sur moi

Une femme tutoie le monde
amante
amour et désir
aimé
tu...

Mariem mint DERWICH

(Artiste Ryan Hewett)


vendredi 5 mai 2017

Tu dis " J'aime t'entendre rire"...
Je dis " J'aime ce rire, j'aime rire avec toi".
J'aime cette joie profonde et si simple, rire avec toi. Ma joie et ma paix. Juste être là, avoir dit enfin, avoir osé, évacuer ma peur de la parole et te vivre, nous vivre, en ce bonheur qui met des étincelles en moi.
Je ris et je le sens ce rire. Il est comme une vague. Je suis bien avec toi dans mes parages, à la limite de ma peau, à la limite de ce qui te fait, ce qui me touche tant.
Les mois ont passé et tu m'es toujours autant magie et joie. Je ne sais pas l'exprimer parfois, encore engluée que je suis dans mes stratégies de survie héritées de ma vie d'avant.
Les mois ont passé mon homme et je suis là, à t'aimer encore et encore, à devenir lumière sous tes yeux.
Les mois ont passé et je te découvre toujours, permanences de toi et petites choses qui te brodent : cet amour aux autres, cette force, ce calme, cette expression qui fait de tes yeux ma mer, tes mains qui dessinent mes mondes, tes rires, tes agacements parfois, cette expression de ta bouche qui me rend enfant heureuse et femme bonheur et désirs...
Et je me liquéfie toujours face à toi.
Les mois passent et je te porte, ma belle belle histoire. Mon inachevé et ma passion, mon bel amour.
Je te connais par coeur tu sais. Je suis ultra sensible à tout de toi.
Je ne connaissais pas ce bouleversement total, cette ré écriture de soi qu'est le sentiment d'amour.
Je le vis maintenant. Et j'en suis autre. Tu me fais, amour mien. Tu me fais.
Je refuse de regarder plus loin que demain. Je ne veux que t'aimer et te dire, te dire toutes ces choses que je t'ai dites tout au long de ma vie, quand tu étais encore si loin mais que tu as empêché que je m'en aille vraiment, que je saute de la falaise. Je t'ai tellement parlé tu sais.
Et je continue ces mots. Tu ne sauras jamais combien j'ai failli m'effacer complètement à mon arrivée ici, combien je me suis accrochée à ta main qui avait prise la mienne, combien j'ai remonté pallier par pallier à chaque fois que je sentais ta présence. Tu ne sauras jamais la souffrance et la sensation de n'être plus rien, cette urgence à partir enfin. Tu ne sauras jamais combien même un petit message sur le téléphone a éloigné le néant. Tu ne sauras jamais... Mais tu dois ne jamais oublier que tu m'as sauvée. Parce que c'est toi et que tu as tout cet amour en toi, toute cette tendresse, toutes ces choses fragiles qui sont toi... Et que ton "Je t'aime" m'a murmuré qu'il me fallait m'accrocher dans ce monde où je ne me sentais qu'en transit de moi, que je vivais tout comme dédoublée. Tu as pris soin de moi à ce moment là. Tu as été là. Tu m'as tirée de l'obscurité.
Tu as pris soin de moi. J'ai eu tes bras et ton corps et ton odeur, et ta bouche et tes mots chuchotés pour refuge. Je t'aime pour tout ceci. Et je rêve de toi. De toi... J'attends que tes bras se ré ouvrent. Que tu poses tes mains sur mes hanches.... Et je redeviens femme moiteur, femme amoureuse et désirs...
 Laisse ma tête au creux de ton épaule. J'y suis si bien. Pense à moi.
Je t'écris de ce bureau qui m'est miracle de toi et cadeau immense. Je t'écris pour que mes mains orphelines de ta peau te touchent, t'effleurent, qu'elles te racontent que je t'aime, que tu es mon homme bien, mon homme confiance, mon amour. Et que même si les mots d'amour semblent naïfs je n'ai qu'eux.
Je t'aime parce que tu es homme à aimer. Et je t'aime, comme mien, comme coeur, comme naissance.
Pense à moi, là bas. Pense à moi qui fais de toi mon univers.
Je t'aime.
Merci de me rendre heureuse. Merci pour toi, mon espérance et mon homme rêvé. Merci d'être dans ma vie. Merci pour tout.
Pense à moi. J'ai besoin de toi. Ceci est ma faiblesse et ma fierté. Ma fierté.
Je t'aime.

MMD

mardi 2 mai 2017

Toujours cette sensation d'allers retours permanents en moi, entre ma raison et ma passion. Percuter tous mes bords... Et toi en centre de tout.
Quand la raison me parle, je n'entends que mon coeur. Pourrais-je vivre sans coeur? Pourrais-je vivre sans toi en Lettre Infinie? Pourrais-je respirer? Pourrais-je voir et sentir?
Toi en centre de tout, de mes vies devenues cet espace que tu habites.
Ne rien avoir, tout posséder quand même. Rien et tout. Moments beaux et fragiles. Si fragiles.
Je possède le regard que tu as posé sur moi, celui qui est là quand je ferme les yeux, ces moments intenses où tes yeux accrochaient mes yeux et que le monde s'effaçait autour pour renaître en moi et sur ma peau.
Il est à moi ce regard, tu ne pourras jamais me l'enlever. Comme mes mots sont à toi.
Je suis là, à une frontière où je ne parle pas, où j'attends. J'y ai mis de la musique pour la couleur et pour que le temps soit moins pointu.
Je suis là. Je serai toujours là pour toi, quand rien n'ira dans ta vie ( et tu auras de ces moments désespoir), quand tu auras besoin de savoir qu'une femme t'aime tellement qu'elle s'est effacée au reste des choses pour être ton refuge, ton coeur, des bras, une présence...
Je t'aime. Je suis bien dans cet amour , malgré les manques.
Parfois je te les dis ces manques, ma faim d'amour. Parfois je les tais. Parfois je les vis.
Et, parfois, j'ai ce petit geste qui m'apaise, cette petite urgence de moi qui me rend si heureuse.
Je t'aime mon homme de l'horizon, mon homme tout simplement, mon amour de ma vie.
Je suis assise à ce bureau, dans la musique de nous. Je te rêve. Je te pense. Je te sens. Je t'écris.
Je t'aime.

MMD

lundi 1 mai 2017

Le secret chuchoté...













Dans un mot murmuré au creux de ta paume
j'ai déposé ton nom, ce nom qui ne se dit qu'au fond de moi
là où tout est eau, tout est sommeil, tout est regard

Ce petit nom que j'ai promené sur ta peau
à ta nuque, à tes cuisses, à ton cou, à tes paupières
mes doigts faits calame et plume

Dans le creux de cette paume j'ai dessiné ce petit nom
irisé de ma salive, douceur de ma bouche
ligne de vie, ligne de mort

Je porte ce petit nom des sables, vertige d'une dune
un grain sur mes yeux, odeurs, tournoiements
une perle s'est faite marine

Ce petit nom que je chuchote au long des secondes
je le poserai à tes lèvres
au dernier de tes souffles
au début de ton nouveau voyage
quand tu repartiras atome tournoyant

Il faut un secret à l'amour et au désir
il le faut
pour que l'aimé, pour que l'amant, pour que ma vie
ne soient que cette poésie perpétuelle
pour qu'une aimée, pour qu'une amante, pour que ta vie
deviennent livre des heures, livres des plaisirs, livre des confins

Ce petit nom, ce petit nom si chaud,
je l'allonge à tes cils
je m'endors en lui
tu es devenu ma langue des profondeurs
mon alphabet et mon arrondi

Petit nom, petit nom, va effleurer l'homme des merveilles
dis lui qu'en mes bras il est
qu'une amoureuse danse le monde
dis lui que l'amour n'est qu'un atome devenu désir et infini
dis lui qu'une fin de terre n'est qu'un nouvel horizon
dis lui qu'il est mon Alif et toutes les lettres
toutes mes langues
et le frisson au creux de mes reins

Dis lui, à l'aimé, à l'amant, à l'amour, à l'homme mien

Dis lui Aime et ne reviens pas des terres lointaines

Mariem mint DERWICH

(Artiste Amy SOW)

ADONIS :"
"...Ouvre tes bras
j'aime voir comment tremble entre eux ma mémoire..."

dimanche 30 avril 2017

Mon île...













Tu es odeurs, je deviens mousse et terre et argile
Tu es mon île, une marée qui va et vient
des vents jouent dans mes cheveux

Tu es sel, je me fais eaux et vague et écume
A l'arrondi de ton épaule je pose ma bouche
Je m'endors dans un regard

Tu es cet oiseau que je regarde
mes chevilles jouent le monde
tu dors sur mes rivages

Tu es le ciel et les étoiles et les nuits et les jours
je pose mes mains à mon ventre
un papillon s'envole

Tu es silhouette sur mes murs
je rentre à la maison
un lit, une table, une odeur m'attendent
les fenêtres sont ouvertes
j'allonge une couleur au bout d'un parfum

Tu es ma balade amoureuse, un sentier côtier, une senteur marine
une musique te raconte
ma mémoire se déploie, tu es elle, elle est toi
et moi, petite chose qui parle de l'amour
je rentre à la maison
il y a des silences immenses comme des temples
et des rires pour faire des heures une portée en pointillés

Tu es ma lecture, ta nuque penchée et cette tendresse au bord des yeux
petits plis, ta bouche, ton nez, cette ombre sous les yeux
je deviens profondeurs
je m'efface comme un tableau noir
je suis craie et peau

Tu es ces embruns sur mon visage, salé, sucré, doux, amer,
je ris, je ris, je ris
l'horizon devient mien
tu as libéré l'oiseau 
je t'aime en ces bruits du monde

Tu es cette forme pastel, beignet, force, fragilités
tu es mon désir d'aurores, le sucre à ma bouche,
un soupir volé à tes lèvres
et ton corps pour trame de mes amours, trame de mes infinis

Tu es mon Je t'aime bleu et mers lointaines
des tempêtes te racontent et j'écoute 

Tu es ma vie et toutes mes vies
je rêve à l'enfant
un homme a franchi mes frontières
il a déposé mon coeur en ses mains

Un jour il a pris ma bouche
je me suis éveillée femme tournoyante
il a modelé mes pleurs, a enfermé mes terreurs,

Il m'a dit Je t'aime, ange mien

Depuis, je suis naissance perpétuelle
aube du monde
et été et hiver et automne

En mon île de cet homme, je rentre à la maison

Mariem mint DERWICH

( Artiste Jacques Chauvenet)



samedi 29 avril 2017

Cette nuit tu viendras encore dans mes rêves. Je sais que je ne te posséderai qu'un instant de sommeil.
Et je t'écris. Lettre Infinie et mots après mots, ces mots qui racontent que nous sommes tout.
Tous ces mots que je te dis n'ont de sens que si mes histoires de toi, de nous, continuent. C'est comme une vague qui parcourerait la terre sans jamais s'interrompre, son arrondi comme contre-point à la silhouette des îles et des continents.
Une terre faite eau, mouvante et changeante. Elle ne balaierait rien. Elle serait juste un passage perpétuel, une porte qui ouvrirait sur l'espace.
Aujourd'hui tu m'as offert un monde. J'en suis bouleversée, profondément marquée, comme une rencontre, enfin, après tant d'attentes et de pressentis.
Tu m'as déjà rendue lumière. Aujourd'hui tu m'as faite eau et vent et rires et sons et vagues... Et cette plénitude salée, ce mouvement si particulier, ton sourire.
Je pétille, voilà... Je pétille. Emplie d'étincelles, une joie immense, un rêve de gosse devenu réalité.
Je sais que tu es celui qui me fait découvrir plein de choses. Je l'ai toujours su. J'aime ça, cet abandon à ce que tu sais,  ta manière de m'offrir une part de ton monde rêvé. Il est beau ce monde.
Amour mien, tendresse mienne, encore un moment parfait à mettre dans ma mémoire.
Un jour je dirai à des enfants qu'un homme m'a aimée. Qu'il m'a tellement aimée qu'il m'a offert une part de la mer, une petite part mais une part qui m'est précieuse. Qu'il a fait naître en moi la vague.
Je t'aime ma merveille d'homme, mon adorable, mon amant, ma belle belle chose.
Je te regardais ( toujours toujours mes yeux sur toi, qui te brodent, qui te touchent, qui te disent....) marcher, faire tous ces gestes, cette façon de pencher la tête, ce sourire, ce si beau sourire, sur tes lèvres...
J'ai aimé cet aujourd'hui. Je l'ai aimé et j'en ai encore des rires plein la tête....
Et je sais d'autres mers, d'autres eaux, d'autres rencontres liquides... Je sais que tu y seras.
Je t'aime. Je t'aime tellement que j'en deviens étoile lumineuse, renouvelée, à chaque fois éblouie, à chaque fois reconnaissante, à chaque fois en amour pour toi.
Rien ne s'arrête, surtout pas ma Lettre Infinie. Ni toi. Ni moi femme devenue étincelles aujourd'hui.
Alors oui, cette nuit tu viendras encore dans mes rêves. Tu habiteras mon sommeil comme tu habites mon âme et mon coeur, mon corps et ma parole. Et je vais rêver de la mer. Et je vais être enfant ivre de bonheur. Et je vais danser pour mon atome. Comme lui a dansé pour moi.
Tu viendras dans mon sommeil et tu habiteras mes bras. En eux j'enferme d'autres merveilles. Je te porte. Je vous porte et je me berce à vos odeurs.
Aime moi encore mon bel amour, ma joie, ma vie....
Aime moi.
Je t'aime. Je vais laisser la musique continuer. Elle va bercer ma nuit.
Je t'aime. Tu es cette seconde parfaite qui m'a rendue à la vie.
Je t'aime mon amour à aimer, mon homme mien, mon homme de ma vie, mon lumineux, mon doux, sourire et offrandes silencieuses.
Tu m'éblouis.

MMD

mercredi 26 avril 2017

Cercle...














Il faut une nuit et une nuit encore
et des heures et des secondes
une nuit pour qu'en la fumée de ton regard
je tatoue l'étoile du Sud

Il faut des siècles d'amour et un instant endormi
et un murmure et un chant
un frisson devenu or
une lumière et je t'ouvre mon corps

Il est un chemin, là au bout de ma peau
et encore plus loin que ce bout de ma peau
un chemin fait de feuilles
un chemin où une vague raconte une autre vague

et toi mon homme

Je t'ai allongé au bord de mes yeux
je te dis
je te dis
que tes bras me prennent
que ta bouche prononce mon nom
sois homme je suis femme
dépose moi aux vents
entends-tu ce qui vient de la mer?

A ma nuit et la nuit d'après
aux nuits qui naissent
aux nuits qui meurent
à chaque seconde où je deviens étincelles
dans le flamboyant de mon regard qui ne voit que cet homme
une étoile naît, une étoile meurt

Il faut aimer

et toi mon homme

Et quand j'aurai atteint le goût de ta langue
que j'aurai bu et que j'aurai dansé
recommencer
encore
encore
et dire et écrire, dire et écrire

il faut aimer

Prononce mon nom

Je ferme mes yeux
tu deviens immense
un homme raconte ma vie

Prononce mon nom
et au bout de mes doigts inscris ton odeur
et ces nuits
et le fleuve
et les hommes sur l'eau
et les rêves d'enfants endormis
ta mémoire pour ma mémoire
marée montante, marée descendante
un mot d'amour
une caresse devenue cercle et marelle

et toi mon homme

Mariem mint DERWICH

(Artiste Emilie Saurel)


mardi 25 avril 2017

La petite fille aux cheveux dorés....

Il y a cette petite fille
elle a les yeux des nuages
elle conte, elle conte
elle dit les histoires
elle danse
elle est papillon

Il y a cette petite fille
qui dessine ses vies
elle me raconte
oreille, coquillages, châteaux et balades
elle dit que le monde est vents

Elle tourne cette petite fille
elle vient habiter mes bras
elle pose sa peau sous mon souffle
elle m'offre les étincelles qui ornent ses joues
elle est étoiles
elle rit, elle rit

Il y a cette petite fille, cheveux dorés,
elle me regarde et je la berce
elle pleure parfois
Il y a cette petite fille chagrins
sanglots et fuites
elle me dit " ouvre tes bras, je viens m'endormir, redessine moi"

Il y a cette petite fille auprès de laquelle un homme est debout
et lui et elle et tous les rires des enfants
petits bonheurs, odeurs du chocolat,
un soupir dans la nuit
sommeils et grands yeux

Il y a cette petite fille champs de blés
elle étoile les heures
petite fille, petite fille

et moi je danse avec elle.

Mariem mint DERWICH


lundi 24 avril 2017

Atiq RAHIMI : " Tout est corps dans la mouvance des lettres. Tout est vide dans le blanc du vide. Et tout est rythme dans le silence absolu des mots (....) Ainsi s'incarnent les êtres, en des mots...."
(extrait de " La ballade du calame")

Et tu es un mot, un seul, le mot parfait, celui qui annonce tous les mots qui viennent, ceux de mes jours et ceux de mes nuits, mots entre les secondes. C'est ce mot que je respire sur ta peau. Il est là, en tes yeux à mes yeux, en ce souffle qui parfois soulève tes épaules.
T'aimer et te rendre au silence de mes mots.... T'aimer et puiser ces mots, les porter, les coucher sur ce blog devenu tien pour qu'ils deviennent musiques. Musiques que tu entendras. Mots et musiques... Entre deux, nos corps.
Tu es un mot et je te le rends, Lettre Infinie après Lettre Infinie. Je te le rends pour que quand tu seras dans tes lointains, dans ta fin de terre, quelque part dans le monde, tu te souviennes de musiques, de tous ces mots et des atomes.
Te rendre ce mot et te naître en mots. Histoire d'un temps beau à pleurer et d'un alphabet de couleurs.
Je pose ma bouche sur ta peau et je  deviens page vierge sur laquelle je grave un souvenir, encore un.
Tout est mémoire de toi en moi, tout. Mes mains se sont faites conteuses de toi, ma langue, mon nez, ma peau, mes mots, ma parole... Tout.
Je m'émerveille de mon regard permanent porté sur toi. Je connais tous tes gestes, toutes tes expressions, le délié de tes doigts, ce geste imperceptible quand tu t'agaces, le dessin d'un muscle sur ton avant bras, ta nuque qui ploie, cet abandon dans l'amour, tes yeux qui se ferment, ton souffle...
Tout.
Tu es un mot amour mien. Toute ma vie j'ai cherché où déposer ce mot là, je l'ai gardé en moi pendant les temps de misère. Il m'a aidée quand je n'étais que morceaux de moi, quand je serrais le poing tellement fort que j'ai saigné et que j'ai voulu mourir, que je suis morte. Il a été là quand je suis revenue de là bas. Je t'ai attendu tu sais. Tu ne savais pas que quelque part tu aidais une femme à tenir bon, à survivre dans sa colère et dans sa souffrance. Tu ne le savais pas encore.
Tu es un mot, mon mot premier. Celui qui dit le mot dernier. Tu as permis ce miracle : trouver le mot premier.
Et tu as permis un autre miracle : me donner vie, recoller patiemment les morceaux de l'écartelée, de la lapidée.
Alors je te rends à ce mot, jour après jour, pour que tu t'apaises, que tu saches que tu as sens, que tu ES sens, que ton coeur est blanc, qu'il a beaucoup d'amour à offrir. Je le sais, tu m'as offert cet amour là.
Tu m'as grandie. A tes côtés j'ai appris. J'ai aimé. Je me suis abandonnée à la plénitude. A tes côtés je termine ma Lettre Infinie. Elle et ce mot, je te les rends.
Je t'aime. Je te vis dans ton odeur. Je te vis en mots. Je te vis charnellement.
Tu es quelqu'un de bien, de bon, à aimer, à aimer, à aimer...
Je t'aime ma merveille, homme mien, magie mienne, amour de ma vie.

MMD

dimanche 23 avril 2017

Des bulles plein la tête, un regard accroché, une lumière en moi...
Heureuse, si heureuse, une grande bouffée d'air.
Danser parce que je suis bien. Danser parce que je t'aime. Danser parce que tu me fais vivante, entière.
Cette nuit je suis étincelle.
Et toi pour ce frisson.
Je t'aime.
T'aimer et aimer t'aimer. T'aimer et être heureuse de ceci. T'aimer et me sculpter à tes yeux.
T'aimer et t'aimer.
Mon bel infini d'homme, ma gourmandise, mon amour... Tu m'es vie.
Et toujours ce fourmillement en moi, cette attraction vers toi, ce vertige lumineux.
T'aimer... mon homme à aimer.
Merci d'exister pour moi, de me permettre d'être, de m'avoir redonnée vie.
Tu es important pour moi. Ma plénitude, mon absolu.

MMD

samedi 22 avril 2017

J'ai mis à mes heures de la nuit des couleurs de musiques, de celles qui racontent une mémoire partagée et une histoire.
Il me les faut ces musiques du bout du monde pour vivre cet espace qui s'appelle l'après toi. Quand tu n'es plus dans mon cercle, que je ne suis plus à ta lisière, te regardant être toi, tout simplement toi.
Toi avec ce pli un peu triste accroché à ta bouche, cet endroit où j'aimerais poser mes lèvres et mes doigts, te dire que tout ira bien, que tu es homme en humanité. Te dire en gestes ce que je te dis en mots, en ces petits riens que je t'adresse chaque jour.
Une musique fait ma nuit et mes pensées de toi. Elle tourne depuis tant de temps. Elle a pris jusqu'à ton odeur.
Tu habites mes nuits comme tu habites mes jours. T'aimer est la plus belle chose qui me soit arrivée après la naissance de mes fils. Être aimée par toi est mon pardon et ma lumière.
Je te regarde, oui, je te regarde. Notre histoire n'est que ce regard ininterrompu sur toi.
Tu me fais du bien. Et même si j'ai abandonné toute raison et toute pensée, même si je sais que je vais avoir mal à en mourir, même si je sais que je vais pleurer, te pleurer, nous pleurer, tu me fais du bien.
Même si je sais que va venir le terrible, l'inconcevable. Ce truc atroce qui n'a pas de nom mais qui sera si pointu, si amer que je vais en perdre la respiration.
Je t'aime. Pour le moment je t'aime dans la plénitude, une plénitude parfois teintée de frustration.
Tu me fais du bien et je t'aime. Je ne peux rien contre cela.
Tu sais j'ai essayé de ne plus t'aimer. Du moins de ne plus être là. Je n'y suis pas arrivée. De toutes mes forces j'ai tenté d'effacer ma mémoire de toi. Je n'y suis pas arrivée. Peut on refuser son atome?
Peut on refuser de tourner avec lui, de lui raconter qu'il est mon histoire, ma vie, mon homme, ma lumière? Peut on ôter son coeur et le déposer au bord du vide?
Je ne peux pas. Tu fais partie de moi. Vous faites partie de moi. Pas de regrets. Juste de l'amour. Beaucoup d'amour et de tendresse pour toi et eux. Une force en moi pour vous porter, pour offrir ce qui manque. Te porter à m'en oublier, moi la femme qui recommence sa vie. Te porter et t'aimer. T'aimer. Je ne sais que t'aimer. Et te le dire car il faut dire à ceux que l'on aime qu'on les aime. Le leur dire pour ne pas avoir à regretter un jour les paroles que l'on n'a pas dites et les gestes que l'on n'a pas offerts.
Je sais que je t'ai rendu heureux et que je pourrais te rendre, peut être pas heureux comme tu l'as souhaité toute ta vie, t'abandonnant à des femmes qui ne savaient pas t'aimer comme tu le mérites, mais apaisé.
Ne crois pas que je n'ai pas aimé mes rêves de nous, d'un endroit de nous où il n'y aurait pas de tensions mais de l'amour à en revendre et à offrir. Et la paix, la paix, pour toi venu de tes lointains de souffrances et de peurs, pour moi venue des tranchées, pour eux. J'ai aimé rêver de toi dans mon espace.
Je me suis souvent demandée à quoi cela ressemblerait de te savoir là, quelque part dans une maison de nous, en train de travailler ou de lire ou de dormir. A quoi cela ressemblerait de pouvoir venir te rejoindre pour une sieste à tes côtés. A quoi cela ressemblerait d'entendre la porte s'ouvrir sur toi.
A quoi cela ressemblerait de me réveiller dans le même lit que toi, de partager des repas ensemble... Tous ces quotidiens qui sont histoires...
Je sais une chose, j'aurais aimé toutes ces choses.
Je t'aime.
Fairuz déroule sa voix. Ma nuit ne fait que commencer. Et tu vas habiter mon sommeil.
Ton épaule sous ma tête me manque, tes doigts sur mon épaule me manquent, ton silence d'après l'amour me manque, nos murmures et tout ce qui rend une pénombre chaude et ronde me manquent. Tes bras qui m'entourent me manquent. Ta poitrine qui se soulève, ton souffle quand tu t'endors me manquent. Partager une cigarette me manque. Cette sensation d'être là où je dois être, avec le seul homme qui m'ait bouleversée et attendrie et rendue si femme, si femme... le seul homme avec qui je partage une Lettre Infinie, la réalité se confondant avec la fiction.
D'une Lettre Infinie à un roman, toute notre histoire s'écrit. Peut être qu'un jour tu porteras mon nom à la face du monde. Ou peut être pas. Mais il restera ces mots qui viennent, qui nous disent, qui te disent, qui disent que je t'aime et que tu m'aimes et m'as aimée.
Je t'aime.
Tu es mon amour. Mon amour infini. Et je vais te porter encore et encore, te porter et t'aimer. Comme je le peux, avec tous ces manques de nous. Je vais vous porter et vous aimer.
Mon amour infini.
Là tu dors. Du bout de mes mots je vais t'effleurer. Ils te raconteront demain que j'ai veillé sur ta nuit, que j'ai habité ta présence. Mot après mot je vais te raconter, caresses des lettres et de tout ce qu'elles contiennent, que tes nuits me sont précieuses, que tu m'es précieux, bijou, que ta vie m'est précieuse.
Je vais te regarder dormir au travers de mes mots que je lance de l'autre côté de moi pour qu'ils te parviennent.
Mon bord de moi, mon journal d'un bord de soi...Ma Lettre aimée, ma lumière.
Mon amour.
Je t'aime. Je vous aime.
Un poème mystique va tourner dans l'obscurité de ma chambre. Il est nous. Il est toi. Il est moi. Il va permettre le sommeil.
Et je vais moi aussi tourner... Tu m'es univers amour mien. Univers et permanences. Amour mien et homme mien. Mon homme de coeur... Mon bel bel amant et amour.

MMD


vendredi 21 avril 2017

Une poésie se rêve amante...









Je t'aime
je t'aime pour tous les vents et toutes les couleurs
pour les nuages et l'oiseau dans le ciel
pour les mers lointaines et le chuchotis d'un rêve

Je t'aime pour le miel et pour une feuille déposée au sol
pour le rire d'une enfant et pour une étoile
pour tout et pour rien
pour l'odeur de ton cou
et une bouche au poignet

Je t'aime pour un regard à l'horizon
pour un parfum fugitif
et tes mains sur mes hanches

Je t'aime parce que je ne sais qu'aimer
Je t'aime pour une nuit devenue constellation
pour ton épaule sous ma tête
pour une larme dans ta voix
pour mes bras, pour ta poitrine

Je t'aime pour une seconde, pour une heure
pour une éternité qui se fige
pour une caresse dérobée
pour un "Je t'aime" murmuré au creux d'un drap
pour ça et ça

Je t'aime pour une belle histoire
pour un voyage, une errance, un fleuve
pour m'avoir retrouvée, pour m'avoir perdue
pour un Si et pour un Peut - être
pour un alphabet des couleurs

Je t'aime pour une virgule
pour ta peau sous mon front
et tes paupières

Je t'aime pour le soleil
pour la lune, pour un conte
pour le feu dans la nuit
pour une odeur qui fait la terre
pour la vague, pour le sel

Je t'aime pour une île
pour un instant
et ta joue à mon bras

Je t'aime pour les mots
les étincelles, la lumière
pour un poème inachevé
pour une Lettre Infinie
pour toi et pour moi

Je t'aime pour les ocres et les indigos
pour l'encens et ta peau sous ma langue
pour un pélican endormi
pour les merveilles, pour un bonbon
pour tes lèvres dans mes cheveux

Je t'aime

Une poésie se rêve amante

Mariem mint DERWICH

(Artiste Camille Claudel)

jeudi 20 avril 2017

Langue des signes...

T'aimer dans ma langue des signes, tramer un sentiment avec un alphabet des petits riens qui font une histoire, te déposer en un mot et ouvrir un autre mot, en inventer...
T'aimer et t'offrir ma langue, celle qui te dit et qui raconte, fluidité du battement du coeur.
Un jour un mot pour toi, de toi, de nous, a allongé une Lettre Infinie. Un hasard n'est qu'une évidence que nous ne voyons pas.
Un mot est né, un mot que j'ai recueilli sur ta peau et dans ton souffle mélangé au mien. Tu es ce mot.
J'ai ouvert mes bras à un homme malheureux et je suis devenue, soudain, lumière et étincelle. J'ai touché tes intimes, ai vu le feu en toi. Tu es ce feu de la nuit et des jours, celui auprès duquel on allonge son corps et son âme.
J'ai entendu toutes tes histoires.
J'ai porté l'homme que tu es, disséminé, éparpillé, ayant presque oublié ton essence, ce qui te fait, ce qui te rend homme des lointains. Fragile, si fragile. Petits morceaux de toi que tu m'as laissée entrevoir.
A chacune de tes brisures, ces pointus auxquels tu t'habitues, j'ai posé un mot, dans ce blog.
Ma Lettre Infinie qui n'est que ton nom s'est faite douceur et tendresse pour t'aider, pour recoller ces morceaux de toi.
Je t'ai regardé, je t'ai écouté, j'ai soulevé ma poitrine au rythme de tes respirations, j'ai fermé mes paupières à chaque larme dans tes yeux ou dans ta voix. Et ma langue des signes, braille de cette parole que je ne sais pas dire, a soufflé, soufflé encore, pour que tu renaisses.
Tu es comme un bateau emprisonné dans un port. Mais les ports ne sont que pour les morts. Un bateau est né pour la mer, pour les larges, pour les îles, pour ces terres que l'on aperçoit au bout de l'horizon, pour les odeurs de la mer et les odeurs terriennes, pour les oiseaux, pour le bruit de l'eau qui s'ouvre.
En mes bras, en mon amour, je t'ai sorti du port. Ma Lettre Infinie comme amarre larguée.
Et ma main sur ton visage pour être vents.
Je t'aime mon bel oiseau, mon homme dont j'ai attendu la venue au long des siècles où je fus atome solitaire.
Je pense à toi. En pensant à toi je te sculpte. Une pensée et un mot, voilà mon amour.
Je ne te vois qu'immense quand toi tu ne te vois qu'arrimé.
Et tu es immense. Tu es ce miracle qui me rend heureuse. Tu es un homme à tutoyer l'infini non pas homme des prisons et de la tristesse.
Tu es ce sourire sur tes lèvres, tu es cette urgence mienne.
Je t'aime et je te vis dans cet autre lieu, cet espace de nous, de toi. Dans cette île Lettre Infinie, tu es mon homme des voyages et de l'amour, mon homme du bout de la terre et des phares.
Tu es mon oiseau et mon amour.
Je ne suis pas un port. Je suis l'horizon. J'ai largué mes amarres. Je t'aime.
Je t'aime mon homme aux yeux de brume.Tu es si vivant que tu m'as donnée vie. Tu es si grand que tu m'as grandie. Tu es si beau que j'en ai fermé le regard pour l'ouvrir sur mes intimes.
Tu es homme mien et je t'offre au monde.
Je t'aime.

MMD

mercredi 19 avril 2017

Instant immobile...















A la mémoire poser ses mains
souffler un désir
cambrer les reins
une odeur se fait lointains

A la courbure d'une hanche
poser la soie d'un soupir
un aveu s'endort dans un cri
un visage se fait aveugle

A une bouche qui s'impatiente
sculpter un mot, mot frisson
dire que dans les ports ne dorment que les morts
qu'il faut partir, s'en aller, là bas, sur les eaux
inventer une liberté nouvelle
et dessiner le ciel à l'immensité d'une grand voile

A une langue qui murmure
offrir un livre, une salive odorante
j'enferme le monde entre mes chevilles
à mes cuisses j'emperle un homme
une terre naît de mon ventre
elle devient océan

A un cou qui ploie
une étincelle rend à la nuit la force du feu
un corps forgeron, un corps brasier, un corps glaise
devient un soudain, un ici et un instant arrêté

A mes pieds qui dansent j'ai inscrit une lettre infinie
l'alif des origines
le premier homme, le dernier homme
et un enfant pour un entre rêve
une femme a mis ses mains en coupe
à un visage abandonné
elle pleure doucement
elle raconte que seuls les nuages portent les hommes
qu'ils sont les aubes et les crépuscules
qu'il existe un temps immobile

dans cette immobilité qui se met en mouvement
un Je t'aime naît miel et oiseau

Il pose ses mains à mes hanches
je ferme les yeux

J'entends

Il pose ses mains à mes hanches
je m'endors en son cou

Un homme habite mes cheveux

Je suis....

Mariem mint DERWICH

(Artiste Emilie SAUREL)

mardi 18 avril 2017

Tu me touches et je deviens étincelles, lumières et frissons. Tes mains enchâssent ma peau. Et je ne suis plus qu'effacement et charnelle.
Tu me touches et quelque chose se brise en moi. Tu as ce pouvoir sur moi, cette chose qui me rend femelle et souple, juste attentive à toi et à tes mains, à ton odeur, à ton désir.
Tu me touches et je suis tienne, absolument, complètement, magie de tout ceci, brûlures, plaisirs....
Tu sais faire de mon corps une corde tendue, fragile et, en même temps, habitée par un sentiment de puissance.
Tu me touches et je ne pense plus à rien sauf à cet instant. Je perds pied, j'aime ça. Tu me tatoues.
Je t'aime mon homme jeux, mon homme plaisir, mon homme fort, mon amour et mon corps.
Je t'aime pour cette alchimie, pour ces plaisirs partagés, pour toi en moi, pour tes mains qui imposent, qui me ploient, qui caressent, qui écoutent, qui brûlent.
Je t'aime en merveilles de toi mon lumineux, mon évidence.
Tu m'exiges, je te prends. Je suis heureuse. J'aime ça.
Tu m'émerveilles. J'aime ça.
Tu me rends femme à part entière.
Je ne suis rien sans toi. Tu le sais. J'aime ça.
Tu me rends belle, tu me grandis, tu me rends femme, tu me rends tout.
Merci d'être, ma belle histoire, ma faim permanente, mien, mon homme des couleurs.
Tu es ma vie.
Tu m'as rendue battements de coeur et peau et ventre et eaux.
Tu es si immense....
Mon homme à aimer... solitude que tu viens déposer en mes mains dans ton " Je t'aime", dans cette expression de la bouche, dans ce désir et dans tous tes silences.
Tu es ma vie et mon amour, mon premier et mon dernier. Tu me rends grande parce que tu es grand.
Tellement fière d'être tienne. Tellement... Je pourrais mourir d'orgueil d'avoir eu le privilège de t'aimer et d'être aimée par toi. Ne l'oublie jamais : tu es mon orgueil.
Je t'aime rêve mien.
Je vais m'endormir en ton odeur et arrondir mon corps que tu as rendu bulles légères dans la perfection d'un plaisir profond.
Tu me touches. Je t'aime. Tu me bouleverses toujours autant.
Oh ma belle Lettre Infinie tu m'es univers et paix... Si beau...
Tu me dis "Je t'aime" et je deviens un possible de moi.
Je vous aime.
Aime moi. Donne moi sens. Continue à me dessiner. Amant et aimé.

MMD

lundi 17 avril 2017

Tu n'as quitté aucun de mes souffles, aucune de mes secondes. J'ai été duelle, porteuse de toi, même dans les gestes quotidiens. Duelle... Sensation de musique et évidence de cette présence de toi permanente.
J'ai posé et ta voix et ta silhouette dans mes heures d'absence et j'ai plié le manque, je l'ai arrondi à toi. Du pointu j'ai fait une douceur étrange, un désir feutré, un corps que seule moi voyais et sur lequel j'avais posé ma main.
Je t'ai re dessiné, encore et toujours, et l'émotion là, toujours là.
Du bout de ma mémoire, dans cet enfantement de toi permanent, j'ai suivi ce qui te fais.
J'ai laissé la paix devenir mes lèvres et je t'ai touché, touché pour que tu m'entendes.
J'ai vaincu le dragon...
Je t'aime.
Tu reviens et le temps se fait à nouveau lisse... Je t'aime.
Tu reviens et ta présence va effacer le tableau noir.
Je t'aime homme mien, mon homme amour.
Mon homme.
J'ai de nouveau un nom.

MMD

Encre....













Une ombre se fait encre
encre entre mes doigts
ombre chinoise
elle possède un possible

Une encre se fait déliés
déliés entre mes mémoires
encre sableuse
un possible la possède

Je n'ai que cette ombre
et le ciel
et la terre
et toutes les eaux
elle est mon nom intime

elle dort au bord de ma bouche
elle garde mes nuits

Une ombre s'est endormie au creux de mes reins
je la porte
elle me tatoue
elle m'imprime
elle m'allonge en ses yeux

Elle est ce qui ne se dit pas
l'amour est-il mots?

Une encre est née frisson
le monde s'éveille

J'ouvre les yeux sur mon encre et mon ombre

Et dans la plénitude d'une parole chuchotée
je dépose l'amour entre mes seins

Je l'attends
Une femme roule son ombre entre ses paumes
Je l'attends
il traverse l'horizon

J'inspire

Mariem mint DERWICH

(Artiste Loui Jover)

samedi 15 avril 2017

Je "t'absence"...

C'est dans ta voix que j'apprends l'absence. Je bats le rappel de mes souvenirs de ta voix, ces instants où elle s'est faite profonde, déployée en nous, cette pause dans la légèreté qui donne à ta parole le soyeux d'un aveu.
Ta voix est cette porte qui s'ouvre sur mon intime...
J'écoute ta voix. Pas seulement les mots mais le son de ta voix, la petite cassure du souffle, la tessiture qui effleure ma peau... Ta voix se fait grave et j'apprends ton absence.
Il me faut ta voix pour ce qui n'est, somme toute, que l'apprentissage progressif de la grande absence qui va venir, cette brisure de mon espace...
En moi j'écoute ta voix.
Tu redeviens mes frontières, celles d'où naissent mes mots. Je t'écoute, je t'écris, je " t'absence" et je te ramènes en mon centre, coeur des sentiments.
Tu es ma silhouette de la frontière, mon homme des grands lointains qui me revient en ressacs, allers et retours, une vague qui touche ma peau, une houle qui s'éloigne, le bruit de l'eau sur le sable, les sons ouatés, étouffés qui envahissent mes oreilles quand j'ai la tête sous l'eau, dans ce monde liquide qui apaise, qui me ramène aux profondeurs et aux histoires de noyés....
J'écoute ta voix. Elle est baume sur ton absence.
J'écoute ta voix, je ferme les yeux, mon regard perpétuel sur toi s'ouvre sur ce qui vit en moi. Je suis une enfant en paix qui t'écoute raconter l'histoire de ces noyés qui viennent, pendant les sommeils des vivants, ramasser sur les plages ce avec quoi ils dessinent leurs vies des grands fonds, miroir de nos vies....
Ta voix me dit l'autre côté et je deviens noyée à mon tour. Je "t'absence" et, allongée sur un fonds sableux, je regarde tout là haut la lumière s'iriser, vie marine... Tu m'es, alors, cette lumière prismes...
Je "t'absence" et je t'aime.
Je n'ai pas de recettes miracles pour ce " je t'absence". Je sais seulement que c'est ta voix qui devient tes bras et mon abri.
Je t'aime.
Je t'écoute et je pourrais, en ta voix, devenir cet oiseau qui remonte la mer, oiseau de l'aube et oiseau du crépuscule, dans le bruit des vagues et du vent, dans les odeurs de la terre et les odeurs marines, dans le rire d'un enfant heureux... Je t'écoute et j'effleure un homme mien aux yeux fermés.
De ta voix je fais un silence Lettre Infinie. Et un mot devient mon amour pour toi.
Je t'aime.

MMD
Il faut n'habiter qu'une frontière, être ces silhouettes qui disent un infini.
C'est aux frontières que les mots naissent.
C'est par delà une frontière qu'ils se font poésie.

jeudi 13 avril 2017

Une mémoire pour l'absence...

Pourquoi suis-je là, dans cet espace frontière qui est moi, dans ce lieu parfois centre parfois bordures et lointains? Parce qu'en chatouillant les nuages je ré invente des mondes infinis, couleurs d'eaux et de vagues, odeurs des vents.
Parce que je mets en musique les sentiments, ceux que j'ai pour toi, ceux qui me font.
Tu m'es ces nuages, beauté et joie. Tu es ce ciel qui les porte, mur magique où ils volent.
Dans cet espace devenue langue mienne je te ré invente, je te donne mille vies et mille contes à raconter. Je te brode amoureusement car je ne sais rien faire d'autre.
Il me faut sens et texture. Il me faut rêves. Il me faut mots et toi pour que d'un mot tu naisses et de ce mot en faire un autre, le déposer à ton espace. Un mot se fait tout. Tu dors dans ce mot. C'est ce petit mot que l'on ne dit pas, celui qui est en moi.
Je te donne une mémoire qui sera ton île les jours de grande marée, quand un chagrin te balaiera, quand une peine fera monter l'eau à tes yeux, quand ta bouche sera solitaire et qu'il lui manquera ma bouche et mes mots et tous ces moments qui écrivent une histoire entre un homme et une femme.
Je te donne cette mémoire.
Je te donne ce que je suis, toi ma Lettre Infinie. Un jour tu ressentiras le besoin de venir me voir au travers de mes mots. Et l'histoire continuera. Parce qu'un infini n'est que regards multiples.
T'aimer, t'écrire. T'aimer. Te toucher. T'aimer et je tourne.
Toi aussi tu m'as donnée une mémoire à apposer à mes autres mémoires, vies déroulées. Tu me donnes l'éternité.
Tu me donnes cette musique que tu écoutes et que tu m'offres, ta manière à toi de me dire les choses que tu ne sais pas dire, ton souffle et ton élan.
Je regarde ces jours qui viennent, ces jours sans toi. Je suis terrifiée. Mais j'ai ma mémoire, la notre.
Elle est là bas, dans ces lieux embruns, vents, oiseaux, nuits étoilées.
Je me souviendrai de toi m'offrant une constellation, à moi la femme morceaux, la femme qui ne sait pas parler, la femme qui ne sait pas dire, la femme qui ne sait que les mots, celle qui t'écrit pour t'aimer.
Je vais mourir de l'absence de toi. Je vais mourir. Mais je vais vivre de la mémoire de toi, de nous là bas. Et de ces jours de bonheur profond où nous a été offert le " et si...", moment fugace et si lumineux. Là bas j'ai été tienne dans la normalité et la banalité d'une vie partagée et de rires d'enfants. Là bas où j'ai veillé sur vos sommeils...
Je vais mourir de l'absence de toi.
Mais je vais te vivre et t'attendre. J'ai toutes ces mémoires de nous que tu m'as offert. Elles vont être mon refuge, tes bras et ta voix.
Je vais mourir de l'absence de toi. Je vais t'aimer en cette  absence. Je t'aime.
Et si tu m'entends parfois, dans ce là bas qui fut notre, tendresse, silences, douceurs, choses qui se mettaient en place simplement, alors mon amour n'est pas vain et morne.
Je vais mourir de l'absence de toi, de vous. Mais je vais vous vivre et vous attendre.
Je t'aime mon amoureux, mon ami, mon électrique, mon aimé.

MMD


mercredi 12 avril 2017

L'infini d'une lettre, encore et encore...

Poser ma bouche dans ton cou et t'inspirer, t'inspirer, te graver en moi, odeur mienne, homme mien.
Tu refermes les bras sur moi et je deviens continent à la dérive. Tes mains qui remontent, tes doigts qui cherchent et la houle dans mon ventre... Long battement sourd du désir.
Te regarder dans les quotidiens de tes gestes...Gestes après gestes, petits trucs qui te disent et qui me fascinent, n'entendre que mon émerveillement permanent.
Tu es ma tectonique des plaques, ce bruissement qui se fait explosion, mouvements.
Tu me touches et je deviens précise, comme détaillée.
Tu es ma magie. Mon amant rêvé, ma fierté, ma tendresse... Tu parles et un frisson s'émeut au plus profond de moi. Ta voix m'habite. Comme m'habitent tes mots, tes silences, ces regards que soudain tu déposes à mes yeux, ce geste esquissé, ces sourires qui disent ton bonheur, tes doigts qui se font arabesques, ton corps si particulier, ton odeur d'homme qui me rend fragile, verre prêt à se briser...
Oui, c'est ça, tu es comme ce doigt qui caresse le bord d'un verre et qui en sort de la musique. Je suis ce verre.... Je m'étire jusqu'à la fragilité ultime. Tu me crées. Tu me dé crées. Tu me rends musiques.
Je t'aime. Je vous aime. Vous êtes mes amours, comme sont mes amours mes fils. Vous peuplez ma vie. Je vous aime. Je t'aime pour eux, je t'aime pour toi, je t'aime pour moi, je t'aime pour nous...
Je t'aime pour ta peau sous mes doigts. Je t'aime pour ce don que tu es, pour ce que tu représentes à mes yeux. Je t'aime parce que tu m'es arc en ciel.
Et parce que tu me dis ton amour et la présence et le désir et les " et si...." qui racontent une histoire commune, une mémoire partagée. Je t'aime parce que tu me donnes des souvenirs à chérir et une Lettre Infinie. Je t'aime parce que c'est ainsi que je suis devenue : femme en amour d'un homme magnifique, femme en amour d'un homme dont elle est fière, femme en amour d'un homme merveilles et plaisirs.
Tu as ce don pour moi, le don de l'offrande d'une vie à aimer. Ne plus avoir peur. J'apprends tu sais. J'apprends à avoir confiance. J'apprends à entendre l'amour que tu as pour moi.
Mais je sais une chose : je t'aime. Passionnément. Tu es mon étoile, ma nuit et mon heure bleue, celle de la paix.
Je vais aller dormir. Et, dans ces instants d'avant sommeil, je vais repartir là bas, là bas où je fus si heureuse, si en paix avec moi même. Je vais à nouveau entendre ton souffle dans le sommeil, cette respiration qui me touche. Je vais à nouveau fermer les yeux, ma tête dans le creux de ton épaule, tes doigts sur mon épaule, ce moment plénitude où je lâche prise et où je ne suis que perception de toi et paix profonde.
Tu es mon pays et ma maison, mes racines, mon histoire qui se déroule au fur et à mesure de tous ces mots de toi. Tu es mon lit et mon ciel.
Tu es mes contes, ceux de la mer, ceux qui disent les histoires de noyés et de fonds d'océans, ceux des vents et des histoires de mer, ceux des phares et ceux des sables.
Tu es ma certitude et mon absolu. Tu m'es cadeau.
A t'aimer j'apprends à m'aimer. Même si cela n'est pas facile parfois. Je viens de tellement loin, de tellement loin. Tu le sais. Tu pressens des choses. Tu m'entends. Tu m'as entendue. Tu as ce don là. Il est précieux. Tu as entendu que pour échapper à ces vies passées qui furent souvent dures et âpres, amères et violentes, terrifiantes, une petite fille s'est faite atome et s'est inventée une langue, celle de l'écriture, les mots pour dire. Qu'elle a tourné pour vivre, pour survivre. Et qu'elle a attendu son atome. Elle savait qu'il existait pour elle, qu'il viendrait un jour la percuter. Elle a tenu bon pour toi. Pare qu'elle savait que tu allais venir. Que, sinon, toutes ces souffrances, ces choses parfois innommables, n'auraient eu aucun sens. Elle a souffert pour que tu viennes.
Tu es venu. Atome mien, si malheureux, si perdu, si fragile. Tu es venu mon homme aux yeux de larmes. Tu es venu amour mien.
Je t'aime.
Et je t'aime, je t'aime et me voilà instinct de protection, instinct d'amour. Je t'aime. Je vous aime.
Belle nuit mon amour rêvé, mon merveilleux, mon doux, mon sensitif, mon homme déposé en mon amour, mon chaud, mon tout, mien et mien.
Merci d'être toi. Tu es mon orgueil.
Je t'aime. Je vous aime. Vous êtes ma plénitude, mes amours parfaites et mes mots de la nuit.
Tu es ma Lettre Infinie.
Et quand je pose un sourire sur tes lèvres je suis la femme la plus heureuse du monde.

MMD


lundi 10 avril 2017

Et toi...

J'aime l'audace d'aimer. J'aime aimer. J'aime cet élan, ce souffle, cette puissance qui monte du plus profond de soi, cette respiration comme une houle, ces mots qui disent, qui dessinent ce qui peut être.
J'aime cette rencontre qui brise le miroir.
J'aime cet ailleurs qui devient racines.
J'aime aimer et j'aime la lumière dans le regard qui empoigne mon regard, les chuchotis blottis au creux des lèvres, le frisson sur la peau.
J'aime aimer, la voix que l'on apprend, l'odeur des "et si...".
J'aime la folie, les possibles que l'on s'invente, les rires comme des enfants heureux, les jours de marée où même les murs deviennent nuages...
J'aime l'audace d'aimer. J'aime aimer.
Et j'aime que l'on puisse mourir d'aimer....
J'aime tout ça et plus encore. J'aime parce que je t'aime. J'aime parce que tu possèdes mes mots et que tu vis en eux.
J'aime aimer. J'aime t'aimer. Tu habites cet endroit en moi où la poésie amoureuse est ma langue.
J'aime aimer, j'aime la folie d'aimer, le lâcher prise, la totalité du don. Le miracle permanent.
Et toi...

MMD

Je t'amour...

J'aime tant quand tu apparais, comme ça, mon espace qui prend soudain une autre texture, comme si toutes les molécules s'affolaient, que l'air ait une profondeur.
A chaque fois il me semble que je suis catapultée dans un trou d'air. Je m'efface à l'intérieur de moi. Je deviens luciole attirée par la lumière.
Je n'en reviens pas que cette magie là perdure après tous ces mois, que le bonheur de te voir soit toujours aussi puissant.
Tu apparais à l'improviste et mon coeur s'arrête.
Quelque chose vibre alors en moi. Et cet émerveillement permanent.
Je ne me lasse pas de te voir. Je ne me lasse pas. C'est étrange, c'est fort, c'est dingue.
Tu apparais et tu deviens mon soleil et moi je tourne autour de toi. C'est ainsi.
Je ne suis plus que cette planète qui tourne...
Je ne parle pas de désir. Je parle d'attraction, de flux, de houle profonde... D'aimant. Et de paix intérieure.
Tu apparais et en moi disparaissent les noeuds. Tu as ce pouvoir là. Peu l'ont. Peut être que je te pare de mille vertus. Peut être que c'est parce que je t'aime que je te dis ça, que je te perçois et ressens ainsi. Mais je crois sincèrement que tu es homme lumière. Les autres ne l'ont pas vu ou n'ont pas voulu entendre. Chacun est si enfermé dans sa bulle Ego qu'il ne sait plus entendre l'autre.
Et, pourtant, tu es homme bien et bon, l'homme rêvé pour une femme. Tu es homme dont on est fière.
Tant pis pour celles qui ne t'ont pas entendu. Tant pis.
Elles ont perdu une lumière en elles.
Je t'aime. Je t'amour. Je t'amant.
Je t'amour.
Amour.
Et mon coeur qui vit parce que tu as soufflé dessus, parce que ta gentillesse a dessiné une femme, parce que ma vie est possible, parce que tu as le don de l'amour et que tu as posé ce don sur moi.
Je t'amour parce que tu es lettre infinie et parce que je suis tombée en toi quand tes yeux se sont remplis de larmes, notre première fois.
Je t'amour histoire mienne, amour mien, homme mien, merveille mienne.
Je t'aime.

MMD

Et une statue me regarde....

J'ai posé devant moi cette tête en terre, avec son visage si expressif, les plis du cou ( symboles de beauté) , les trous autour de la bouche et le long des joues afin de pouvoir y insérer des lanières tenant divers objets, la ligne du nez, la coiffure... Et me voilà là bas, avant, pendant ces années où ma mémoire et ma curiosité s'éclairaient lors de mes cours sur l'art de l'Afrique de l'Ouest, l'art Fang, l'art Baoulé, l'art Bamiliké, l'art Ifé, l'art Chamba, etc etc... Tous ces noms qui me faisaient rêver...Elle est belle. Elle est belle. Si elle avait été en bronze elle aurait été insérée sur quelque chose, un support.
Elle est là, aux côtés de deux cavaliers sur une monture de bronze... Elle me dit ce continent. Elle me dit toi et ta fascination pour ces perceptions autres, pour cet imaginaire africain mis en beauté par des artisans et à qui ton regard, notre regard, donne vie... Un masque, une statue, ne vivent que parce que nous les regardons.
Merci pour ces merveilles. Elles te disent, elles te disent. Elles me renvoient à l'art premier, figuratif, sens...
Elles me raconteront qu'un jour j'ai été aimée par un homme qui entendaient ces arts, qui voyait la beauté; aimée par un homme aux yeux curieux: aimée et choyée par lui.
J'aime cette attirance que tu as pour tous ces objets. Je ne t'aurais pas aimé si tu n'avais pas eu ce sens artistique qui te projette vers d'autres cultures. Je ne t'aurais pas aimé si tu n'avais pas été curieux, et attiré.
Je t'aime mon homme.
Merci pour la merveille devenue mienne. Merci de poser dans ma vie toutes ces choses qui te racontent et qui me racontent par la même occasion.
Merci d'être là, avec toute cette tendresse que tu as en toi.
Je t'aime mon intangible, ma permanence, mon enfant homme curieux et rieur, mon amour, mon amant.
Je t'aime. Merci.

MMD

dimanche 9 avril 2017

Et ta peau pour érotismes....

Notre séparation est déchirement, meurtrissure, bleu au coeur et à l'âme. Toujours. Avec cette sensation de manquer d'air. Un manque.
Comment puis je aimer à ce point ? Mais existe t'il une échelle des sentiments amoureux? Non, je ne le crois pas. Ce serait pathétique que ce morcellement de l'amour. Une piètre exhibition.
Je t'aime. Je vous aime. Vous êtes un tout.
Je t'aime en tendresse. Je t'aime en appels érotiques, en désirs. Je t'aime en tout.
Aujourd'hui j'étais femelle. Je regardais ta bouche et je mourais d'envie de ta langue, de ta salive, de ton goût. Je n'étais que frissons que je tentais de camoufler, cette diagonale du désir et du sexe, de l'amour et du sexe. Je te regardais, ta peau, tes mains, ta couleur et, dans ma tête, dans mon ventre, j'étais femme ouverte, femme en envies, femme en jouissance, femme...Celle que tu fais vibrer en la touchant. Celle dont tu ouvres la bouche et le corps. Celle que tu fouilles, moiteurs, odeurs, plaisirs. Celle que tu plies. Celle à qui tu offres les mots crus des jeux sexuels. Celle qui te demande de l'ouvrir encore et encore, de la prendre. Celle qui fait d'un acte d'amour un monde en soi. 
Et ta peau pour seul élan.
Je t'aime. Je t'aime en tout cela. Entier. Unique. Vibrations de toi. Vagues en moi.
Je te veux sous ma bouche. Je te veux en moi. Je te veux. Je te désire. C'est une brûlure. 
Aucun homme ne m'a chamboulée ainsi, sexuellement et spirituellement. Aucun.
Je t'aime mon magnifique animal. Je t'aime. J'ai envie de toi. Permanence et rappel de la lumière...
Je t'aime merveille d'homme mien. Ouvre moi et rends moi chaleur, feu.
Je t'aime parce que c'est mon évidence. Je te désire parce que je t'aime. Je t'aime parce que tu es mon érotisme. Mes fantasmes. Mes attachements. Mes soumissions. 
Sais tu que même ton regard me rend femelle? Alors je t'écris ceci pour que tu entendes le désir quasi animal, l'attraction, mes cuisses, mon sexe, toi en moi, tes reins, ta langue, tes doigts, ma bouche, mes lèvres, ma langue....
Et aujourd'hui je t'ai beaucoup écrit. Parce qu'il y a des jours ainsi... J'ai le corps en fourmillements. J'ai l'âme en danses. 
Pudeurs et impudeurs... Fiertés. 
Je t'aime.

MMD

Doe Eyes - Love Theme from The Bridges of Madison County

Tu es là, en train de lire. Banalité d'un geste et, pourtant, l'espace devient plage immobile. Je te regarde, mes yeux se font doigts.
Ils suivent la ligne du profil, ils s'attardent sur ta bouche, sur ta lèvre inférieure devenue tendresse.
Du bout de mes yeux j'effleure la ligne du front, les courbes de tes yeux, la rondeur de ton menton.
Ils se font ces petits plis au coin de ton regard, ces marques qui sont ton visage, qui racontent des histoires, qui t'écrivent. J'aime ton visage, les méplats, les creux, les chemins dessinés.
Mes yeux faits doigts se souviennent que j'ai posé ma bouche sur lui, que j'ai appris tes paupières avec mes lèvres, que dans le plaisir j'ai ouvert mon regard pour qu'il devienne ton visage et déposer au bord de tes iris le chant d'une femme devenue feu et eau.
Je deviens instant sensuel et émerveillements.
Je suis la ligne de tes mains, je joue avec tes doigts, j'en goûte la texture, je m'allonge sur le dos de ta main...
Je te regarde lire et quelque chose aspire l'air en moi. Je te regarde lire...
Je regarde tes pieds, je m'émerveille de toutes ces petites choses qui te font. Je remonte mes yeux au long de tes jambes...
Tu lis et je deviens poésie... 
J'arrête mon regard et mes doigts invisibles sur ton cou et le pli de la nuque, en cet espace frontière entre tes cheveux et ta peau. Tout devient émouvant. Cet espace est fragile. Mes yeux se perdent en cette frontière.
Tu lis et je regarde ta poitrine se soulever doucement au rythme de ta respiration. Mes yeux se font coquillage. Ils se ferment doucement pour écouter le battement de ton coeur.
Tu lis et je te fais poème.
Je te regarde et je ne suis que perceptions de toi. Je suis paix, je suis bonheur, je suis plénitude, je suis battements de coeur, je suis renouvellement, je suis lumineuse, je suis désirs.
Et mes doigts en mes yeux te caressent, dans la verticalité d'un instant parfait.
Je ne pense plus. Je me laisse porter par la vague. Seul tourne en moi l'émerveillement toujours là et ma peau qui répète " homme mien, homme mien"...
Tu lis, je suis là, je te regarde et je t'aime dans le silence de mes yeux devenus mains...

MMD